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Action Logement : son Programme d’Investissement Volontaire

Écrit par UD 38 le . Publié dans Communiqués de Presse Confédéraux

doit être conforme à ses missions.

09/07/2019

Face à l’importance de la question du logement, tant pour la qualité de vie et le pouvoir d’achat de nombre de nos concitoyens que pour sa rénovation énergétique, élément important de la transition écologique, la CFE-CGC a soutenu les grands principes du Plan d’Investissement Volontaire (PIV) d’Action Logement. Mobiliser les moyens d'Action Logement pour renforcer son action en faveur du logement des salariés répond indéniablement à ses missions fondatrices.

Attachée à la réussite de l’engagement d’Action Logement au profit des salariés, la CFE-CGC considère que le contenu du PIV doit être adapté pour être conforme aux missions d’Action Logement

- Il doit inclure une offre de logement intermédiaire vers les classes moyennes qui connaissent des difficultés à se loger dans les grandes agglomérations. En instaurant à ce stade un plafond de ressources « ANAH* modeste », inférieur aux plafonds de ressources HLM, le PIV consacrerait une rupture d’universalité dans la distribution des services d’Action Logement et en exclurait de fait les salariés de l’encadrement alors qu’ils sont les principaux contributeurs à son financement (assis sur la masse salariale).
- Les dispositions éloignées de son objet social, comme la rénovation des établissements médico-sociaux, doivent être revues. Il n’est pas dans les missions d’Action Logement de pallier les manques de financement d’autres organismes.

Le financement du PIV doit être sécurisé : A ce jour, des incertitudes pèsent encore sur la réussite de l’appel aux marchés financiers pour en financer les deux tiers, ce qui constitue une première pour le monde du logement social en France. La CFE-CGC s’interroge ainsi sur la perception qu’ont les investisseurs de l’actuelle crise de gouvernance d’Action Logement, mais aussi sur la capacité à déployer ce PIV quand les salariés d’Action Logement sont aujourd’hui déstabilisés par l’instabilité du management.

La CFE-CGC considère que l’universalité des services d’Action Logement doit impérativement être préservée. S’en éloigner induit un risque réel d’instaurer une crise de confiance, voire de légitimité, entre les grandes entreprises qui sont ses principaux financeurs et Action Logement. Les salariés de l’encadrement, confrontés souvent eux aussi à des problèmes de logement, attendent de leur côté de pouvoir continuer à bénéficier des services de cet organisme paritaire.

*ANAH : Agence Nationale de l’Habitat
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Les filières industrielles de l’énergie

Écrit par UD 38 le . Publié dans Communiqués de Presse Confédéraux

sont un des piliers de la reconquête industrielle de la France

05/07/2019

La loi Énergie et Climat que l’Assemblée Nationale vient de voter vise la neutralité carbone en 2050, ce qui implique de décarboner la société comme l’économie. Parce que climat doit rimer avec énergie, économie et industrie, cet engagement climatique doit reposer sur des solutions nouvelles à des coûts compétitifs.

Avec ses groupes industriels de l’énergie, sa recherche et des formations de qualité, la France dispose déjà d’atouts considérables pour développer une ambition industrielle sur les technologies bas carbone. Mais la CFE-CGC considère qu’il faut aller plus loin en développant des filières industrielles bas carbone sur un très large spectre de métiers : économies d’énergie, énergies renouvelables, infrastructures de transport et de distribution, technologies de stockage d’énergie... Avec l’objectif de valoriser ce savoir-faire français, de se développer à l’international et de créer des emplois qualifiés et durables sur le territoire national.

La CFE-CGC salue donc la signature récente du contrat de filière « Nouveaux Systèmes Énergétiques ». Il constitue un vrai signal pour les acteurs de cette filière qui s’engagent avec l’État sur une série d'actions devant aboutir à des résultats concrets d'ici 2 ans sur le territoire national et à l'export.

La CFE-CGC soutient cette ambition énergétique en appelant les acteurs industriels et publics à investir davantage dans ce secteur porteur et en souhaitant que la nouvelle Commission Européenne soutienne le développement d’appels d’offres publics favorisant le contenu européen. C’est indispensable pour que l’Europe garantisse son autonomie stratégique face à la puissance industrielle et technologique de la Chine et des États-Unis.

Dans ce contexte, la CFE-CGC soutient avec force l’action des salariés de GE Power pour préserver l’outil industriel et les compétences dans les turbines à gaz qui sont indispensables dans le mix énergétique futur : des fluctuations conjoncturelles de marché ne doivent pas être un prétexte à des choix stratégiques destructeurs faisant perdre des compétences clés.

Pour la CFE-CGC, l’émergence des nouveaux systèmes énergétiques, à côté des atouts bas carbone historiques de la France que sont l’électricité nucléaire et l’hydroélectricité, doivent être la boussole permettant à la France d’aligner sa politique énergétique avec ses engagements climatiques et ses ambitions industrielles. C’est ainsi que le pays disposera d’un mix énergétique diversifié, équilibré, résilient, économiquement soutenable, et qui confère à la France un leadership industriel et technologique bas carbone qui soutienne l’emploi sur le territoire national.

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La CFE-CGC appelle à signer la pétition

Écrit par UD 38 le . Publié dans Communiqués de Presse Confédéraux

contre la privatisation d’Aéroports de Paris

27/06/2019

La CFE-CGC considère que les infrastructures stratégiques de transport et de production d’énergie doivent rester sous le contrôle de l’Etat, de par leur mission d’intérêt général vitale pour notre pays.

Aéroports de Paris, qui est notamment le premier point d’entrée-sortie dans notre pays, en fait indubitablement partie.

Aéroports de Paris est avant tout une infrastructure aéronautique critique opérant dans un contexte de sécurité et de sûreté très élevé requérant, aux côtés des salariés d’ADP très engagés dans la bonne marche de leur entreprise, des services régaliens de police, de douane et de contrôle aérien. Ce n’est pas d’abord un ‘centre commercial’ comme tente de le faire croire le Gouvernement pour justifier cette privatisation-.

Afin de ne pas renouveler l’expérience calamiteuse de la privation des autoroutes ou plus récemment de celle de l’aéroport de Toulouse, la CFE-CGC appelle tous nos concitoyens à signer la pétition en ligne (https://www.referendum.interieur.gouv.fr/) demandant l’organisation d’un référendum pour déclarer ADP « service public national ».

Le mode de consultation retenu par le ministère de l’Intérieur n’étant pas un modèle d’ergonomie, elle diffusera au sein de ses structures une fiche pratique décrivant précisément les modalités de signature de cette pétition.

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Mobilisation Contre la Dégressivité des Allocations Chômage

Écrit par UD 38 le . Publié dans Communiqués de Presse Confédéraux

François Hommeril, président de la CFE-CGC, sera présent aux côtés des leaders des autres organisations syndicales CFDT, CFTC, Unsa et Fage.

La violence de cette attaque contre les chômeurs en général, contre les cadres en particulier, contre le régime d’assurance-chômage, contre le principe de solidarité, est une attaque contre la société toute entière.

La CFE-CGC, dénonçant la gravité de cette attaque, son caractère populiste et l’irresponsabilité du gouvernement face aux conséquences qu’elle génère, prendra ses responsabilités et mettra tout en œuvre pour empêcher cette régression inacceptable.

A lire aussi :
- Réforme de l’assurance chômage : une attaque violente contre les cadres, un populisme assumé
- Signez la pétition "Non à la dégressivité des allocations chômage"

Rassemblement demain mardi 25 juin à 12h00 devant le ministère du Travail au 127 de la rue de Grenelle à Paris (75007).

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Crise d’Action Logement :

Écrit par UD 38 le . Publié dans Communiqués de Presse Confédéraux

la CFE-CGC dénonce les crises de gouvernance à répétition et appelle à une gestion paritaire exemplaire

24/06/2019

La décision précipitée et injustifiée de se séparer des directeurs généraux d’Action Logement Groupe (ALG) et d’Action Logement Services (ALS) met Action Logement en grande difficulté.

Pour la CFE-CGC qui s’est opposée à cette décision, tant sur le fond que sur la forme, celle-ci ouvre une période d’incertitudes pour Action Logement qui fait pourtant face à de nombreux défis pour répondre aux besoins des salariés de notre pays en matière de logement.

La CFE-CGC dénonce une décision qui fragilise le projet fédérateur et la stabilité dont Action Logement et ses salariés ont plus que jamais besoin. Avec 3 présidents et 3 directeurs généraux en à peine deux ans et demi, ALS est de nouveau déstabilisé alors qu’elle est en première ligne pour répondre aux besoins de logement des salariés.

Cela fait maintenant plusieurs mois que la CFE-CGC a pris ses responsabilités en dénonçant des décisions qui éloignent Action Logement de son objet social et en refusant la fuite en avant dans de nouveaux projets mal conçus, mal ficelés et donc difficiles à mettre en oeuvre.

Ardent défenseur du paritarisme, la CFE-CGC rappelle que le pilotage d’un groupe paritaire de 18 000 collaborateurs, de plus de 80 Mds€ de bilan, de près d’un million de logements et gérant des fonds publics doit appliquer les meilleures pratiques de gouvernance. C’est dans cette logique et parce qu’elle est convaincue que le paritarisme exige éthique et professionnalisme que la CFE-CGC a engagé ses administrateurs d’Action Logement dans le processus de certification de l’Institut Français des Administrateurs.

La priorité du groupe Action Logement doit être de stabiliser son organisation et de donner à ses salariés les moyens de lever les dernières difficultés opérationnelles liées à la constitution d’un groupe aussi important que nouveau, et d’être au rendez-vous de l’exemplarité sociale et managériale que les partenaires sociaux avaient exigée dès 2015. Avec la mobilisation des salariés autour d’un délit d’entrave, l’urgence est aussi au rétablissement d’un dialogue social de qualité au sein de ce groupe... paritaire !

Parce qu’en 2015, le paritarisme de gestion a su faire la preuve avec Action Logement de sa capacité à se réformer, il doit maintenant faire de l’exemplarité de sa gouvernance et de l’éthique ses priorités. C’est ce combat que la CFE-CGC veut poursuivre et dans lequel elle appelle les partenaires sociaux à s’inscrire !

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Réforme de l’Assurance Chômage :

Écrit par UD 38 le . Publié dans Communiqués de Presse Confédéraux

Une attaque violente contre les cadres, un populisme assumé.

19/06/2019

Le 18 juin 2019 restera dans l’histoire sociale de notre pays comme un jour sombre, annonciateurs de puissants orages.

Après avoir spolié les salariés en transformant leur cotisation chômage en impôt (cotisation en CSG). Après avoir saboté la négociation de la convention assurance chômage par une lettre de cadrage intenable. Après avoir fait flotter pendant un an des ballons d’essai dans l’air trouble des préjugés et des contrevérités. Le gouvernement finit le travail, assassine le caractère assurantiel du régime et organise la lutte contre les chômeurs au nom de la lutte contre le chômage.

Le mot est revendiqué : il faut « inciter » le chômeur à retrouver un emploi et pour cela, le priver du droit pour lequel il s’est assuré pendant son activité. Celui de continuer à vivre sans ajouter à l’angoisse du chômage, la crainte du déclassement et l’imminence de la précarité. Ces conditions réunies, selon le gouvernement, le chômeur, poussé par la faim et la peur, acceptera ces bons emplois dont, parait-il, personne ne veut. Il sera mobile et flexible, précaire et conciliant. Comme si le million et demi de chômeurs non indemnisés n’avaient jamais existé.

La dégressivité des allocations ne marche pas, c’est désormais une vérité établie scientifiquement. Elle a existé, elle a été abandonnée car contre-productive. Elle pousse à la reprise d’emploi sous-qualifié, elle pousse au déclassement professionnel sous la terreur du déclassement social. Elle dévalue l’échelle des compétences sur le marché de l’emploi jusqu’à priver encore plus d’emploi ceux qui en sont le plus éloignés.

Au surplus, prétendre que les cadres privés d’emploi sont des fumistes qui « profitent » de leurs allocations d’autant plus longtemps qu’elles sont élevées est une faute impardonnable. C’est méconnaitre la réalité de ce que vivent les cadres victimes des plans sociaux, des restructurations et du burn-out, trop vieux, trop chers et qui ont d’autant plus de mal à retrouver un emploi du même niveau de qualification et de responsabilité que leur carrière fut longue et valorisée. Et le taux moyen de chômage de cette catégorie, et les difficultés des entreprises à recruter des jeunes diplômés exigeants sur leurs valeurs, ne disent rien de la réalité de toutes ces vies brisées par l’épreuve du chômage.
Enfin s’ajoute l’indignité, la faute morale de prétendre faire cela au nom de la justice sociale en privant de leurs droits ceux qui contribuent le plus à la solidité du système par leur contribution à la solidarité intercatégorielle. Ce gouvernement, dont la première priorité fut de supprimer l’ISF, semble avoir une idée sur le revenu moralement acceptable pour un demandeur d’emploi. Quand le vice et la vertu sont définis par décret, il y a lieu de craindre le pire pour la société.

La violence de cette attaque, contre les chômeurs en général, contre les cadres en particulier, contre le régime d’assurance-chômage, contre le principe de solidarité est une attaque contre la société toute entière. La CFE-CGC, dénonçant la gravité de cette attaque, son caractère populiste et l’irresponsabilité du gouvernement face aux conséquences qu’elle génère prendra ses responsabilités et mettra tout en œuvre pour empêcher cette régression inacceptable.