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Égalité hommes-femmes : la CFE-CGC lance son MOOC !

Écrit par UD 38 le . Publié dans Communiqués de Presse Confédéraux

À l’occasion de la journée internationale des droits des femmes, la CFE-CGC dévoile son MOOC de l’égalité professionnelle entre les hommes et les femmes, un outil pratique et pédagogique de formation à distance.

06/03/2020

Pour sensibiliser et accompagner ses structures et ses militants en leur apportant des réponses concrètes, la CFE-CGC a conçu une formation à distance sous la forme d’un MOOC (Massive open online course) constitué de plusieurs thématiques approfondissant les différentes facettes de l’égalité professionnelle entre les hommes et les femmes : égalité salariale ; équilibre des temps de vie ; violences sexistes et sexuelles en entreprise ; déroulement de carrière ; mixité des métiers ; représentation des femmes dans les instances décisionnaires.

D’une durée de 45 minutes, les trois chapitres qui structurent ce MOOC permettent de visualiser facilement, au fil des vidéos, les enjeux liés à l’égalité professionnelle, ainsi que les leviers à mettre en œuvre. Des quiz permettent de tester vos connaissances à l’issue de chaque vidéo et d’accéder à des ressources complémentaires. Le MOOC CFE-CGC est accessible sur le site internet confédéral à l’adresse suivante. Une adresse mail dédiée est également disponible afin de répondre aux questions des structures.
À l’occasion de la journée internationale des droits de la femme du 8 mars, la CFE-CGC rappelle quepromouvoir au quotidien les actions en faveur de l’égalité entre les femmes et les hommes est une priorité. La CFE-CGC et ses militants prônent l’égalité de traitement au travail à tous niveaux : organisation du travail, égalité salariale, prise de décision, conciliation vie professionnelle-vie privée.

Plus de 72 ans après l’inscription du principe "à travail égal, salaire égal" dans la déclaration universelle des droits de l’homme, des écarts de salaire injustifiés persistent entre les femmes et les hommes. Par ailleurs, les résultats de l’obligation faite aux entreprises de publier leur index de l’égalité femmes-hommes, instauré sous l’impulsion des partenaires sociaux, posent question. Le premier bilan est mitigé avec plusieurs entreprises en alerte rouge, la persistance d’un plafond de verre pour la rémunération ou encore le non-respect de l’obligation légale d’augmentation au retour de congé maternité si des collègues occupant le même type de poste l’ont été. Malgré des items bien identifiés (rémunérations, augmentations, promotions, parité du top management) et des pénalités financières pouvant représenter jusqu’à 1 % de la masse salariale, les lois ne parviennent toujours pas à résorber les déséquilibres.

Pour la CFE-CGC, la question salariale constitue la pièce maîtresse et doit permettre de résoudre d’autres déséquilibres : recours quasi exclusif par les femmes au congé parental d’éducation, inégalités en matière de retraite, surexposition à la précarité... Pour la CFE-CGC, l’accès aux congés familiaux (congé parental éduction ou congé paternité) constitue aussi un vrai levier d’action en faveur de l’égalité. La CFE-CGC a notamment été la première organisation syndicale à revendiquer la création d’un congé paternité.

Sur tous ces sujets, poursuivons nos efforts pour contribuer à faire tomber les barrières !

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NOUVELLE COMAREP ?

Écrit par UD 38 le . Publié dans Communiqués de Presse Confédéraux

NOUS RESTONS TRES VIGILANTS

17/02/2020

Les organisations syndicales ont fait front en novembre dernier pour alerter le premier ministre sur « l’importance incontestable de la COMAREP (Commission de l’extension des accords de retraites et prévoyance) qui permet aux partenaires sociaux de débattre et de défendre le droit à une protection sociale complémentaire des salariés avec les autorités compétentes ».

Sous couvert d’une fallacieuse absence d’activité depuis 2016, une annexe du projet de loi de finances pour 2020 en prévoyait la suppression !

Cette commission est chargée de donner un avis sur l’extension et l’élargissement des conventions et accords collectifs qui ont pour objet la détermination des garanties de protection sociale complémentaire (retraite complémentaire, complémentaire santé, prévoyance lourde).

De fait, son activité est particulièrement dense, comme en en témoignent ses rapports d’activité publiés en ligne faisant foi de l’examen en moyenne de 150 accords par an.

De plus, c’est un lieu d’échange précieux et unique sur les sujets de protection sociale complémentaire. C’est au sein de cette commission que le gouvernement a été amené à préciser la place de la protection sociale complémentaire dans la hiérarchie des normes à la suite des ordonnances Macron.

De surcroit, ce projet constituait la énième remise en cause d’un paritarisme qui a fait ses preuves étant rappelé que cette commission est composée des organisations syndicales de salariés et d’employeurs représentatives à l’échelle nationale, au côté des représentants respectifs des ministres de la sécurité sociale et du travail
Nous avons été entendus !

Le 5 février dernier, le projet de loi « d’accélération et de simplification de l’action publique », présenté en conseil des ministres, entérine certes la suppression de la COMAREP absorbée par la Commission nationale de la négociation collective de l’emploi et de la formation professionnelle (CNNCEFP).

Mais, l’étude d’impact du projet de loi ouvre « la possibilité de créer par voie réglementaire des sous-commissions spécialisées permettant de conserver une expertise de l’ensemble des sujets aujourd’hui traités séparément » et « les missions actuellement dévolues à la COMAREP seront attribuées à une nouvelle sous-commission dédiée. La pratique actuelle d’examen spécialisé des conventions et accords traitant de protection sociale complémentaire sera aussi maintenue tout en satisfaisant à l’objectif de simplification administrative. ».
Avons-nous été totalement compris ?

Il n’y a à ce jour aucune précision sur la composition de cette sous-commission. Actuellement la CNNCEFP comporte pour chaque organisation syndicale et patronale deux titulaires et un suppléant, dont deux siègent dans les quatre sous-commissions : salaires, conventions et accords, restructuration des branches, emploi-formation professionnelle-orientation. Si la représentation des partenaires sociaux ne devait être assurée que par ces deux titulaires ou suppléants qui siègent déjà dans les quatre sous-commissions, cela viendrait fragiliser la représentation paritaire. L’extension des accords de protection sociale complémentaire nécessite que des personnes spécialistes de ces questions issues des organisations syndicales puissent continuer de siéger au sein de cette sous-commission dédiée.

La CFE-CGC reste par conséquent vigilante au respect de cette exigence.

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Egalité des femmes et des hommes :

Écrit par UD 38 le . Publié dans Communiqués de Presse Confédéraux

La force de l’exemple ?

07/02/2020

La CFE-CGC était présente ce 05 02 au Ministère de l’économie et des finances pour la remise par Chiara CORAZZA, Directrice générale du Women’s Forum, du rapport attendu sur « Les femmes au cœur de l’économie ». Pas moins de 5 Ministres parrainaient cet évènement : Bruno LEMAIRE, Marlène SCHIAPPA, Frédérique VIDAL, Agnès PANNIER RUNACHER et Cédric O.

Cette mission s’inscrivait dans le prolongement du dernier G7, sous présidence française, consacré à réduire les inégalités, y compris de genre. Une opportunité pour mettre en lumière le rôle que les femmes peuvent et doivent jouer pour créer un monde plus juste et plus inclusif. Les STEM (Sciences, Technologies, Engineering, Mathématics) sont au cœur de cette transformation.

Telle est la raison pour laquelle, cette mission lancée par Marlène SCHIAPPA, secrétaire d’Etat chargée de l’égalité entre les femmes et les hommes et de la lutte contre les discriminations, et Cédric 0, Secrétaire d’Etat au numérique, visait à proposer et piloter un plan de mobilisation nationale en faveur de l’attractivité des métiers dans ce domaine.

Après un diagnostic mettant en exergue une situation alarmante en France, accentuée de plus, par des stéréotypes de genres qui doivent être impérativement surmontés, Chiara CORAZZA propose une trentaine de recommandations. On y trouve certaines clefs de la réussite portées par la CFE-CGC.

Une occasion pour mettre à nouveau à l’honneur la règle des quotas, 30% de femmes STEM dans les conseils d’administration et les Comités exécutifs. Une occasion malheureusement manquée par le Ministre de l’économie et des finances : A se réjouir dans son allocution de voir autant de femmes dans son Ministère, ce dont il n’a pas l’habitude, il a fait la cuisante démonstration du long chemin qui reste encore à parcourir dans les carrières régaliennes essentiellement issues des filières STEM !

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Le capital santé :

Écrit par UD 38 le . Publié dans Communiqués de Presse Confédéraux

un sujet majeur sur lequel la CFE-CGC ne s’engage pas en négociation sans garantie !

06/02/2020

Le 04 02 s’est tenue au MEDEF une réunion dite « préalable à l’ouverture d’une éventuelle négociation sur la santé au travail ». La CFE-CGC y était présente pour faire valoir sa position.
Cette démarche a été présentée par le MEDEF comme visant à prendre le leadership en anticipation du cadrage d’une négociation sur ce sujet annoncé par la Ministre du travail.

Oubliées par le MEDEF, les 14 séances de travail au GPO du COCT, en 2019, à la suite de la saisine des partenaires sociaux par le Premier Ministre dans le prolongement du rapport LECOCQ DUPUIS FOREST : « Santé au travail : vers un système simplifié pour une prévention renforcée ».

Oublié par le MEDEF, l’échec cuisant de la tentative de définition du périmètre d’une négociation ou d’une concertation sur la santé au travail proposée par les organisations syndicales dans un courrier commun du 12 juillet 2019. Constat qui pourrait d’ailleurs faire penser que les objectifs du MEDEF sur la santé au travail ne sont pas de nature à converger avec ceux des salariés.

De surcroit, depuis l’été dernier, le contexte social a évolué avec aujourd’hui sur la table un projet de réforme des retraites qui invite aux débats les questions de pénibilité et d’emploi des séniors. Ce projet préfigure une gouvernance de la santé au travail qui interroge sur la place du paritarisme.

Oubliés par le MEDEF, les engagements pris dans de précédentes négociations et en particulier celle sur la définition de l’encadrement et ses déclinaisons qui patinent depuis deux ans alors qu’elles devraient avoir abouti depuis le 1er janvier 2019.

Oubliée par le MEDEF, la signature de l’ANI du 30 octobre 2015 dans le cadre de la fusion des régimes de retraite complémentaire AGIRC ARRCO, emportant accord sur cette négociation pour définir « les principaux éléments permettant de définir l’encadrement » et le dispositif de prévoyance.

Pour donner mandat et engager la CFE-CGC dans de nouvelles négociations, nos instances décisionnelles ont besoin de garanties car nos engagements ne peuvent valoir que dans la mesure ou nos partenaires respectent aussi les leurs. C’est une question de loyauté !
Donc pas d’entrée en négociation sur le sujet de la santé au travail tout le temps que celles sur la définition de l’Encadrement et la prévoyance n’auront pas débouché. Nous le déplorons d’autant plus que la question de la santé au travail est un sujet majeur sur lequel la CFE-CGC est très engagée et par ailleurs disponible à faire de nombreuses propositions pour promouvoir le capital économique de l’entreprise à travers la préservation du capital santé de ses salariés.

Nous attendons donc pour la prochaine réunion du 28 02 sur la négo sur l’encadrement des gages suffisants du MEDEF à ce que cette négociation soit conclue rapidement et qualitativement avant de nous engager sur celle de la santé au travail.

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Les données personnelles une préoccupation et un enjeu quotidiens pour la CFE-CGC

Écrit par UD 38 le . Publié dans Communiqués de Presse Confédéraux

Ce 28 janvier est la journée internationale des données personnelles, l’occasion pour la CFE-CGC de rappeler les travaux entrepris sur cette thématique depuis bientôt quatre années.

28/01/2020

Devenues valeurs économiques de notre siècle, les données suscitent autant de convoitises que de craintes concernant leur utilisation. La CFE-CGC porte l’idée que garantir la protection des données, assurer leur sécurité, sont des prérequis indispensables à la maitrise de nos avancées technologiques, si nous voulons que l’homme en reste maître. Cela exige la construction d’une relation de confiance autour de l’utilisation des données personnelles, où l’entreprise en constitue l’enceinte privilégiée.

Le Règlement Général de Protection des Données (RGPD) a créé les conditions d’instauration de cette confiance en établissant des règles, et en désignant un garant du bon respect de ces dernières au sein de l’entreprise : le Délégué à la Protection des Données.

Il restait toutefois à en définir les usages et à créer les conditions favorables à l’utilisation des outils numériques, permettant de respecter les libertés et droits de tous. C’est le sens que la CFE-CGC a voulu donner à la Charte Ethique et Numérique qu’elle a co-écrit avec le LabRH, aidée d’une relecture attentive de la CNIL. Cette charte porte l’ambition de placer au cœur du dialogue social des pratiques numériques vertueuses et respectueuses des parties prenantes, alors que le développement économique de nos entreprises est de plus en plus basé sur la donnée.

La CFE-CGC, pour répondre aux sollicitations de partenaires syndicaux étrangers, vient de traduire cette charte en anglais.
Pour la CFE-CGC investir pleinement ce nouveau champ du droit de la donnée est une façon de s’inscrire dans une nouvelle ère du syndicalisme, avec une donnée qui devient prépondérante et stratégique.

Les données biométriques, la reconnaissance faciale, l’intelligence artificielle, (la régulation des plateformes), autant de futurs chantiers de l’aventure digitale où les données personnelles sont la matière première.

La CFE CGC sera toujours en pointe sur ces questions afin de garantir à ses adhérents le respect de leur vie privée.

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Un piège cousu de fil blanc

Écrit par UD 38 le . Publié dans Communiqués de Presse Confédéraux

11/01/2020

Rendu au 38ème jour de grève et de mobilisation d’un conflit qui mobilise une majorité de l’opinion et des syndicats contre son projet de réforme des retraites, le gouvernement sort sa botte « secrète » le retrait du projet de texte de loi de l’âge pivot à 64 ans.

Mais personne ne sera dupe car rien ne change dans l’architecture du projet. Rien ne change dans les paramètres qui causent le déséquilibre à venir. Rien ne change dans la nécessité de conserver une référence à l’âge du taux plein que le gouvernement continue de vouloir collective et injuste. Rien ne change pour les catégories les plus malmenées dans un système unique par points comme les carrières ascendantes et les carrières incomplètes des femmes.

Le projet reste tel qu’il a toujours été : une réforme inutile et dangereuse dont le seul objet à terme est de diminuer globalement le niveau des pensions, en faire une annexe du budget de l’État soumise aux impératifs de convergence européenne et ouvrir ainsi la voie à des produits de retraite supplémentaire. La supercherie de l’abandon d’un objectif d’équilibre à court terme ne trompera personne.

La CFE-CGC portera ses analyses et ses propositions dans la « conférence du financement » sans être dupe du scénario écrit par le gouvernement. L’État charge le régime et le met en déficit, puis il demande aux partenaires sociaux de prendre les décisions nécessaires à résorber ce déficit sans lui en donner les moyens. Constatant l’impossibilité d’un consensus, il « reprend la main » et  prend par décret les mesures les plus violentes pour atteindre ses objectifs budgétaires arguant d’un échec, en vérité,  soigneusement préparé. Le scénario « assurance-chômage » appliqué au dossier des retraites. 

La CFE-CGC invite quiconque à relire le courrier du premier ministre reçu aujourd’hui et à tenter d’y voir autre chose que la mise en place d’une mécanique infernale, que la victime est chargée de déminer sans codes ni outils et dont l’artificier reste à distance raisonnable des dégâts à prévoir. Il n’y a ni victoire ni défaite à lire entre les lignes sinon un acte supplémentaire d’un piège qui se referme comme un cliquet pour faire disparaitre ce qui reste du modèle social français.

La CFE-CGC ne voit rien dans ce  dernier acte qui soit de nature à modifier son jugement sur le projet néfaste du gouvernement. 

La CFE-CGC reste présente dans l’intersyndicale constituée contre ce projet de réforme et demande au gouvernement de faire preuve de responsabilité et de le retirer.