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POUR LA CFE-CGC, L’AFPA A TOUTES LES COMPÉTENCES

Écrit par UD 38 le . Publié dans Communiqués de Presse Confédéraux

Nécassaires pour s'inscrire dans le plan d'investissement dans les compétences promis par le gouvernement

13/02/2017

Depuis la transformation en EPIC et la création des deux filiales « Accès à l’emploi » et « Entreprises », les missions de service public de l’AFPA sont concentrées dans la partie EPIC de l’AFPA.

Parmi ces missions, le support au Conseil en Évolution Professionnelle (CEP) fait partie du domaine d’expertise des salariés de l’AFPA.
Avec le Plan d’Investissement Compétence qui doit concerner un million de demandeurs d’emploi peu qualifiés et un million de jeunes décrocheurs, les opérateurs du CEP, et en particulier Pole Emploi, vont être mis à contribution de façon intense.
Depuis 70 ans, l’expertise de l’AFPA en matière de formation des publics de niveau 5 et 4, son maillage territorial, les compétences de chacun des salariés en matière de conseil et d’orientation en font un acteur incontournable au moment où Pole Emploi va avoir besoin du « support et de l’appui aux opérateurs du CEP » qui font partie des missions clairement identifiées de l’EPIC.
Dans le contexte de ce plan, que le gouvernement veut ambitieux, d’une transformation voulue « disruptive » de formation des demandeurs d’emploi, la CFE-CGC propose au gouvernement d’ouvrir le champ des possibles et de former une synergie unique en France en renforçant ce lien naturel entre l’AFPA et la formation des personnes éloignées de l’emploi.

Pour la CFE-CGC, il paraît indispensable de renforcer l’expertise de ces opérateurs du CEP et qui mieux qu’un salarié de l’AFPA, vivant dans un contexte professionnel calqué sur la réalité de terrain (des ateliers grandeurs nature) pour orienter, conseiller et accompagner ?

Qui mieux qu’un salarié de l’AFPA, doté d’une riche expérience professionnelle (15 ans en moyenne) pour connaître professionnellement les différences de compétences entre un carrossier peintre et un peintre carrossier, un infographiste metteur en page et un infographiste web designer, un maçon coffreur et un maçon traditionnel ? La liste est longue des métiers, des compétences, pour lesquels l’empreinte du vécu aide au discernement de l’orientation d’une façon compréhensible par tous les publics et notamment les candidats stagiaires du niveau V et IV. C’est en ce sens que l’AFPA a un rôle potentiellement majeur à jouer ; rôle que les salariés de l’AFPA jouent déjà très souvent dans la réalité mais sans prise en compte par ceux qui évaluent la place de l’AFPA dans le Service Public de l’Emploi (SPE).

Alors que l’expertise des salariés de l’AFPA n’est plus à démontrer, ce PIC est donc une opportunité dont le Conseil d’Administration et surtout les Ministères de tutelle doivent se saisir pour le développement de l’EPIC. Il serait totalement incohérent, que ce plan d’investissement, qui se veut majeur, se traduise par une réorganisation structurelle de l’AFPA avec des conséquences néfastes sur l’emploi de ses salariés.

En tout état de cause, le plan stratégique de développement de l’AFPA en discussion dans les ministères de tutelle en ce moment ne devra, pour nous, comporter aucun départ contraint.

Pour la CFE-CGC, le gouvernement doit maintenant donner les impulsions nécessaires pour que « le grand plan pour une société de compétences » qui nous est promis soit réellement novateur et qu’il donne à l’AFPA toutes les chances de son développement pour le plus grand bien des publics visés.

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Les 20 mesures pour l’apprentissage :

Écrit par UD 38 le . Publié dans Communiqués de Presse Confédéraux

12/02/2018

Pour la CFE-CGC, un socle est un cadre pour la négociation de la formation professionnelle.

Les mesures annoncées par le gouvernement le 9 février 2018 sont le plus souvent des mesures pragmatiques.

Elles répondent aux préoccupations des apprentis (pré apprentissage, permis de conduire, qualité du maitre d’apprentissage...) et des entreprises (financement, gestion des contrats...) mais également d’attractivité et de visibilité via la mise en place et la valorisation des campus des métiers.

De plus, cela engage une transformation sur l’information des familles et des jeunes, pierre essentielle pour permettre un choix éclairé.

L’attractivité de cette voie pédagogique va prendre du temps pour faire évoluer les mentalités, tant des familles que du système éducatif. Elle nécessitera de l’énergie et des ressources dans la durée pour faire de cette transformation une réussite.

La CFE-CGC portera les idées suivantes dans la négociation professionnelle en cours afin de faire progresser le socle annoncé et permettre sa réussite :

  • La rémunération conventionnelle en fonction du niveau du diplôme visé
  • La valorisation dans les conventions collectives du rôle du maitre d’apprentissage
  • Une gouvernance adaptée et performante
  • Une transition adaptée
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Assurance chômage : La CFE-CGC dit non à l’exclusion de l’encadrement

Écrit par UD 38 le . Publié dans Communiqués de Presse Confédéraux

de la nouvelle allocation d’aide au retour à l’emploi projet !

02/02/2018

Alors que ce nouveau dispositif est fait pour faciliter les transitions professionnelles des personnes qui ont un projet professionnel, dans les discussions qui ont eu lieu le 1 février 2018, l’encadrement en serait exclu de fait. Il serait réservé uniquement aux personnes ayant au maximum le bac sauf à vouloir se reconvertir dans l’artisanat !

Bien que toutes les études montrent que les métiers vont fortement évoluer et d’autres apparaitre dans une économie de la connaissance, cette proposition patronale viendrait bloquer près de la moitié de la population en capacité de le faire.

Par exemple, il ne serait pas possible d’assurer des transitions professionnelles vers l’activité de la cyber sécurité alors qu’il manque cruellement de personnes compétentes pour assurer la sécurité des données des entreprises.

Pour la CFE-CGC, outre le fait de stigmatiser pour rien une population, c’est un non-sens économique !

La CFE-CGC demande au patronat de sortir de sa stratégie purement financière et de se positionner sur des propositions qui ont du sens pour les individus et les besoins de l’économie.

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La formation des salariés est prise en otage

Écrit par UD 38 le . Publié dans Communiqués de Presse Confédéraux

par le bras de fer entre le patronat et les régions sur l’apprentissage.

25/01/2018

Alors que l’enjeu principal de la négociation formation est de mettre en place des nouvelles règles, des outils pour mieux articuler autonomie des actifs et intérêt collectif, de garantir un accompagnement performant dans un cadre collectif rénové, la partie patronale ajourne pour la deuxième fois d’affilée une séance de négociations pour cause de différend avec les régions sur le financement de l’apprentissage !

La CFE-CGC ne peut que regretter une telle situation.

Alors que les enjeux d’un apprentissage de qualité sont reconnus par tous, un combat décisif se tient sur la maitrise des flux financiers entre les régions et le patronat, faisant fi de toute vision et de toute prise en compte de l’intérêt général.

Toute notre énergie devrait être focalisée sur les évolutions nécessaires afin d’assurer une lutte efficace contre les obsolescences de compétences, l’acquisition de nouvelles compétences, des reconversions professionnelles fluides, les organisations syndicales ont les yeux rivés sur la réouverture ou non des négociations dans un calendrier extrêmement contraint.

C’est incompréhensible.

Manifestement, le patronat est prêt à sacrifier l’évolution nécessaire des outils de formation des 20 millions d’actifs du privé et les régions à sacrifier une partie de la jeunesse française en obérant la mise à niveau et la pérennité d’établissements via le gel dès à présent des investissements.

Patronat et régions doivent se montrer à la hauteur des enjeux globaux. La CFE-CGC ne peut que les inciter à rentrer dans le 21eme siècle et à comprendre que sans coopération et co-construction rien ne sera possible.

La CFE-CGC ne peut que les exhorter à revenir à la raison sur ce dossier stratégique. Afin que le pays puisse être en capacité de s’adapter et permettre la montée en compétences de l’économie française. Cela pour accroitre l’employabilité des salariés et restaurer la compétitivité de la France.

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Le gouvernement a décidé la mise à mort de l’Agefiph et du FIPHFP

Écrit par UD 38 le . Publié dans Communiqués de Presse Confédéraux

La CFE-CGC a déjà alerté par un communiqué de presse le 26 septembre 2017 :

11/01/2018

Pose des banderilles : Mercredi 21 SEPTEMBRE 2017, on apprend sans concertation que le FIPHFP est contraint de diminuer de 25% son budget les trois prochaines années pour faire face à la diminution des recettes.

Estocade : La cour des comptes donne l’estocade le 8 janvier 2018 en dénonçant publiquement des collectes de ressources mal maitrisées qui entravent l’objet social des deux fonds selon les Sages. Dix pages pour dire tout simplement, rien ne va plus, passons à autre chose et supprimons purement et simplement l’AGEFIPH et le FPIHFP, acteurs majeurs de l’insertion et du maintien dans l’emploi des personnes en situation de handicap.
Ce rapport ne fait pas état du fait que ces coupes budgétaires drastiques sont dues à des ponctions de l’Etat de trois fois 29 millions d’euros sur chaque fonds et des décisions unilatérales de l’Etat étranglant l’AGEFIPH et le FIPHFP et que ce sont les salariés et les agents en situation de handicap qui en font in fine les frais.

Il ne reste plus qu’à prouver que ces 2 institutions sont incurables.

Qui sera chargé d’achever la bête en plantant la puntilla ?

Peut-être l’IGAS qui doit remettre un rapport incessamment...

Aujourd’hui, la CFE-CGC, qui défend au quotidien les personnes en situation de handicap dans le public et le privé, soutient les actions du FIPHFP et de l’Agefiph et refuse toute fusion, absorption ou disparition de ces fonds !
La CFE-CGC souhaite un vrai plan Marshall de la politique handicap dans le monde du travail, en respectant les branches du privé et du public et en impulsant une vraie dynamique sous le socle de la loi du 11 février 2005.
Force de proposition, la CFE-CGC réclame un vrai dialogue social sur le sujet, au sein du paritarisme.

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Faire entrer l’entreprise dans le 21ème siècle

Écrit par UD 38 le . Publié dans Communiqués de Presse Confédéraux

est indispensable au redressement de l’économie française

04/01/2018

A l’occasion du lancement des travaux sur « entreprise et bien commun » par la ministre du travail, en présence des ministres de la transition écologique et solidaire, de l’économie et des finances et de la justice, la CFE-CGC rappelle qu’il y a urgence à redéfinir la place et les missions de l’entreprise dans l’économie et la société.

Le fonctionnement de notre économie est fortement déterminé par le comportement des grands groupes qui sont au sommet de la « chaine économique » et influent fortement sur les entreprises sous-traitantes (ETI et PME). Ces grandes entreprises ont majoritairement adopté une stratégie de maximisation de la création de valeur à court-terme pour leurs actionnaires sans que leur gouvernance actuelle permette de prendre en compte de manière équilibrée, comme cela devrait être le cas, l’intérêt des autres parties prenantes : salariés, clients, fournisseurs et collectivités territoriales d’implantation.

Cette financiarisation a de nombreux effets néfastes pour notre pays : déficit d’investissements de préparation de l’avenir pénalisant la croissance interne, priorité souvent injustifiée donnée aux opérations de fusion-acquisition dont beaucoup privilégient le rendement financier à la production de valeur ajoutée, pression forte sur le tissu des sociétés sous-traitantes, délocalisations excessives d’activités en zone ‘low cost’, détérioration marquée des conditions de travail, ....

La CFE-CGC évalue que 800 000 emplois, majoritairement qualifiés, seraient créés en France si une petite part (15%) de la rémunération des actionnaires des seules très grandes entreprises était consacré à l’investissement dans des emplois compétitifs. L’enjeu est donc de taille !

Une réflexion de fond sur la place de l’entreprise dans la société et comment la protéger de la financiarisation doit être menée rapidement. A l’heure où le goût d’entreprendre et la reconnaissance de la prise de risque sont mis en avant, il faudrait par exemple encourager l’intrapreneuriat (entreprendre en interne): beaucoup de salariés de l’encadrement souhaiteraient innover pour l’avenir de leur entreprise et en sont empêchés au motif de la priorité donnée à la rémunération des actionnaires. C’est le développement de l’entreprise entité individuelle qui se trouve ainsi entravé mais c’est aussi notre économie dans son ensemble qui en souffre.

Pour la CFE-CGC, l’entreprise est un bien commun d’utilité publique pour la société qu’il faut préserver. Les intérêts des actionnaires et des salariés sont convergents à long terme, l’objectif commun étant le développement de l’entreprise ‘bien commun’ bénéfique tant aux salariés qu’aux actionnaires. C’est notamment pour cela que la CFE-CGC est favorable à l’actionnariat salarié et à sa capacité propre d’expression qui devra être décrite dans la loi. L’ensemble de notre tissu économique ne s’en portera que mieux et permettra d’améliorer la situation de l’emploi.

A court terme et en avance sur le résultat de cette réflexion globale, il est important :

Que le gouvernement et les partenaires sociaux partagent le constat qu’il devient urgent de protéger l’entreprise en tant que maillon premier de l’économie et que cette protection doit se faire à l’égard des dérives outrancières des logiques purement financières.
Pour se faire des outils peuvent être mobilisés que ce soit la définition d’une véritable mission de l’entreprise, les outils de gouvernance et leur modalité de fonctionnement et naturellement la prise en compte du capital humain au même niveau que le capital financier. Sur tous ses sujets nous avons des propositions constructives mais il nous parait important de préciser que l’enjeu n’est pas, pour la CFE-CGC, de transférer le rapport de force employeur/salarié de l’entreprise vers les organes de gouvernance.
Ce rapport de force doit, certes, exister et s’exprimer au travers du dialogue social pour construire des rapports sociaux harmonieux et des conditions de travail de qualité.

En revanche la redéfinition de la mission de l’entreprise et de la place respective des salariés dans les organes de gouvernance doit servir à rapprocher les forces, sans lesquelles l’entreprise n’existerait pas, pour la maintenir justement dans l’optique de son développement économique, de sa croissance interne (et pas seulement externe), de sa compétitivité sur ses produits et ses services et donc de sa pérennité.

Si nous y parvenons, nous entreront dans une nouvelle ère de convergence micro et macro-économique, si nous échouons alors nous savons déjà ce qui causera notre perte.