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La preuve !

Écrit par UD 38 le . Publié dans Communiqués de Presse Confédéraux

L'accord conclu cette nuit entre le patronat du transport et l'ensemble des organisations syndicales du secteur apporte la preuve éclatante de la nocivité sociale et économique des ordonnances travail.

05/10/2017

En effet, en s'interdisant de déroger aux accords de branche sur les éléments de rémunération, les signataires décident unanimement de préserver les niveaux de salaires et ainsi d'empêcher la concurrence déloyale par le dumping social.

Ils démontrent, de fait, que la possibilité de déroger aux normes conventionnelles de salaires, ouverte par les ordonnances "travail" est une invitation à baisser les salaires sous les contraintes de marché. Le gouvernement peut multiplier les explications obscures ou alambiquées pour justifier son recul sur le secteur des transports, c'est bien "l'esprit" de précarité et de flexibilité de sa loi qui est battu en brèche.

La CFE-CGC se réjouit de cet accord et félicite les partenaires sociaux du secteur des transports pour leur maturité et leur sens des responsabilités.

La CFE-CGC espère que forts de cet exemple bienvenu, d'autres secteurs sauront vite se mettre à l'abri du désordre social que les ordonnances travail organisent.

Pierre Jan - Relations Presse et institutionnelles
Tél. : 01 55 30 12 92 / 06 32 05 69 02 / E-Mail : Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser.

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Évaluation du comité de suivi du CICE

Écrit par UD 38 le . Publié dans Communiqués de Presse Confédéraux

Effets positifs sur l’emploi : très faibles...
Effets positifs sur la rémunération des actionnaires : records !

04/10/2017

Alors que l’évaluation du crédit d’impôt pour la compétitivité et l’emploi (CICE) porte désormais sur 3 années de déploiement, le rapport 2017 du comité de suivi du CICE conclut une fois de plus à un effet très faible et difficilement quantifiable sur l’emploi et à « l’absence d’impact de court terme du CICE sur l’investissement, la recherche et développement et les exportations ».

Que sont alors devenus les 65 Milliards d’Euros que la collectivité nationale a dépensés en 4 ans pour ce dispositif ?
Le seul résultat vraiment tangible de l’évaluation est que « le CICE a conduit à une amélioration des marges des entreprises ». L’axiome « les bénéfices d’aujourd’hui sont les investissements de demain et les emplois d’après-demain », souvent cité pour justifier l’intérêt de profits en augmentation, s’avère donc aujourd’hui complètement démenti par les faits. L’amélioration des marges des grandes entreprises a été d’abord affectée par leurs dirigeants à une augmentation de la rémunération des actionnaires au niveau record (rien que pour les sociétés du CAC 40), de 56 Mds€ en 2016.

Pour la CFE-CGC, le rapport 2017 confirme l’inefficacité du CICE. Il ne faut en attendre aucun effet positif si cet effort majeur consenti par la collectivité n’est pas orienté prioritairement vers l’investissement en France (innovation, recherche et développement et investissement productif), afin qu’il y ait un retour sur investissement réel pour notre pays.

Des inflexions fortes sont indispensables pour mettre fin à la gabegie du CICE. La CFE-CGC réitère ses demandes :

- Mieux cibler les mesures de soutien à l’économie : la mise en place de dispositions favorables à la compétitivité des secteurs exportateurs est indispensable pour enrayer le déficit croissant de notre commerce extérieur,
- Adopter des dispositions permettant de garantir un retour sur investissement des efforts consentis par la collectivité nationale et d’atténuer fortement les effets d’aubaine des mesures d’aide aux entreprises : La CFE-CGC prône des mesures fortes de réforme de la gouvernance des entreprises pour mieux prendre en compte leur intérêt social : mesures d’aide au renforcement de l’actionnariat salarié, augmentation de la représentation des salariés dans les organes de gouvernance
Sans ces mesures complémentaires déterminantes, les effets positifs du CICE sur l’économie et l’emploi se feront encore attendre longtemps !

Pierre Jan - Relations Presse et institutionnelles
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Les personnes en situation de handicap ne sont pas des variables d’ajustement des finances !

Écrit par UD 38 le . Publié dans Communiqués de Presse Confédéraux

Le fonds pour l’insertion des personnes handicapées dans la fonction publique (FIPHFP), géré par la Caisse des Dépôts, est entièrement financé par les contributions des employeurs publics n’atteignant pas le chiffre de 6% d’agents en situation de handicap dans leurs établissements, leurs administrations, leurs ministères.

26/09/2017

Ce fonds sert à favoriser le maintien dans l’emploi, la compensation du handicap, le recrutement et l’emploi des personnes handicapées en adaptant leurs postes de travail et en leur proposant des formations. En 2016, leur taux d'emploi dans la fonction publique a atteint un niveau "historiquement élevé" de 5,32% représentant 232.206 personnes. Pour ce faire, le FIPHFP a investi un montant de 157 millions d’euros mais pour la même période les contributions n’ont représenté que 132 millions d’euros soit, un déficit de 25 millions d’euros dont la CFE-CGC s’inquiète.

Afin de maintenir le fonds pour les trois prochaines années, le budget sera abaissé à 120 millions d’euros, ce ne sera donc plus suffisant.
Cette décision n’a été ni validée par le comité national du FIPHFP, ni par les commissions ou groupes de travail, pire le débat à la Convention d’Objectifs et de Gestion (COG) entre les représentants des différents ministères, les tutelles de l’Etat, les associations et les organisations syndicales n’a pa eu lieu.

La direction du FIPHFP indique que seule une contribution de 15 euros par agent financerait le maintien dans l’emploi sur 10 ou 15 ans des bénéficiaires du FIPHFP, souhaitant ainsi limiter le financement par l’ETAT.
Pour la CFE-CGC c’est inacceptable, il n’est pas possible de demander aux agents des fonctions publiques cette contribution supplémentaire. L’Etat ayant déjà ponctionné 3 fois 29 millions d’euros sur le FIPHFP et le même montant sur l’AGEFIPH pour couvrir d’autres besoins de financement et d’autres politiques publiques que le handicap.

La CFE CGC propose que l’Education nationale qui compte un million d’agent contribue au FIPHFP comme l’ensemble des ministères et souhaite la sécurisation du FIPHFP.
Si le gouvernement indique faire du handicap une de ses priorités, cette question du financement n’a pas fait l’objet de mesures lors du dernier comité interministériel handicap du 20 septembre 2017.
La CFE-CGC attend ainsi des mesures concrètes et une vraie prise en compte du handicap dans le monde du travail

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Délibération du comité directeur de la CFE-CGC du 25 septembre 2017

Écrit par UD 38 le . Publié dans Communiqués de Presse Confédéraux

Réuni ce jour, le 25 septembre 2017, le comité directeur de la CFE-CGC adopte la délibération suivante : les ordonnances travail font peser un risque grave sur la situation des salariés.

25/09/2017

Elles facilitent la précarisation et la destruction des emplois et créent les conditions de la dégradation des conditions de travail. Par son déséquilibre en faveur d’une flexibilité incontrôlée, cette loi marque un recul sans précédent qui n’aura aucun impact positif sur l’emploi et l’économie.

La surdité du gouvernement est alarmante et augure mal de la suite des évènements.

Refusant de rester passive sauf à se sentir complice de la dégradation de la situation, la CFE-CGC appelle à un mouvement unitaire et invite l’ensemble des centrales syndicales à réagir selon des modalités dont elles définiront ensemble la nature et la date.

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Produire en France :

Écrit par UD 38 le . Publié dans Communiqués de Presse Confédéraux

passer enfin de la parole aux actes !

14/09/2017

A l’occasion des Assises du Produire en France 2017, la CFE-CGC tient à réaffirmer sa conviction que notre pays dispose des atouts nécessaires pour mettre fin à la perte de vitesse de notre industrie. Encore faut-il que le Gouvernement ait la volonté de les catalyser au service de notre économie et de l’amélioration de l’emploi.

Les compétences et le savoir-faire de nos ingénieurs, techniciens et ouvriers sont largement reconnus et leur productivité individuelle est parmi les meilleures du monde. Et pourtant, le solde extérieur de notre industrie se dégrade d’année en année (il s’est encore aggravé de 3 milliards d’euros au 1er semestre 2017 !) et l’emploi industriel, pourtant pourvoyeur de métiers qualifiés, connaît une baisse inexorable.

La financiarisation de nos grandes entreprises industrielles est la première cause de ce recul. Leurs dirigeants privilégient trop souvent une stratégie de rémunération élevée de leurs actionnaires devenus majoritairement des fonds d’investissement étrangers. Il en résulte un manque d’investissement pénalisant la compétitivité de nombreux sites industriels français et une pression forte sur le tissu des sous-traitants conduisant à des délocalisations excessives.

La CFE-CGC redoute la dépendance économique excessive que cela génère.

Des solutions existent pour traiter les causes réelles de la faiblesse de notre économie et particulièrement de l’industrie :
- Reprendre pied dans le capital de nos grandes entreprises, avec l’objectif d’une performance équilibrée et durable, via des fonds d’investissement français issus d’un actionnariat salarié mutualisé.
- Améliorer la gouvernance des entreprises, en définissant l’intérêt social des sociétés comme l’intérêt équilibré des parties prenantes et en augmentant la représentation des salariés dans les organes de gouvernance ;
- Transférer les cotisations sociales employeur à vocation universelle (maladie et famille) sur l’assiette consommation (Cotisation sociale sur la consommation),
- Renforcer et rendre plus prescriptives les dispositions de Responsabilité sociétale des entreprises (RSE).

La renaissance de notre industrie et la création d’emplois qui en résultera passe aussi par la prise de conscience de nos concitoyens de consommer davantage français afin de retrouver un commerce extérieur équilibré.

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Position CFE-CGC sur la loi travail

le . Publié dans Communiqués de Presse Confédéraux

Communiqué de presse CFE-CGC : suite au comité directeur du 4 septembre 2017

04/09/2017

Rendu public le jeudi 31 août, le contenu détaillé des ordonnances confirme les pires craintes que l’on pouvait avoir sur l’ampleur et la violence de l’attaque du gouvernement contre le droit du travail.

Au-delà de ce qui était connu ou attendu, la CFE-CGC continue d’examiner point par point ce que révèle ce texte de 160 pages, en s’interrogeant sur la logique qui consiste à prétendre soutenir l’emploi en renforçant les moyens de le détruire. Clarifiant ses intentions, le gouvernement assouplit partout les règles relatives au licenciement qu’il soit individuel ou collectif, de nature économique ou non. Pire : il renvoie à la charge du salarié le moyen de garantir ses droits contre les abus.

La fusion forcée des instances représentatives du personnel contre la volonté des acteurs de l’entreprise et les moyens entravés du recours à l’expertise symbolisent, pour la CFE-CGC, l’aveu ultime de la vraie cible poursuivie par le projet de loi : l’affaiblissement des corps intermédiaires.

Des avancées sur la reconnaissance de la discrimination syndicale, la prise en compte des parcours syndicaux ou encore l’accès au télétravail n’équilibrent en rien la perspective de diminution des moyens donnés pour un dialogue social constructif et durable.

La CFE-CGC ne s’associe pas au mouvement du 12 septembre initié unilatéralement avant l’été. Elle appelle l’ensemble des organisations syndicales à se rapprocher pour partager leurs évaluations sur les risques que ce projet de loi fait peser sur les salariés et sur l’économie. C’est dans ce cadre que le comité directeur confédéral de la CFE-CGC a réaffirmé la nécessité de travailler ensemble à des moyens d’action et de communication unitaires, au-delà des spécificités que chacun reflète de la diversité et de la force de notre modèle social.

La CFE-CGC est en prise permanente avec la « réalité de terrain » que le gouvernement nous objecte à l’appui de son projet. C’est l’ensemble des sections syndicales CFE-CGC qui témoignent de la difficulté du quotidien et des craintes pour l’avenir. C’est avec ses sections syndicales, avec ses fédérations rassemblées que la CFE-CGC continuera son devoir d’informer l’opinion sur les risques de désordre social que fait peser ce projet de loi. C’est dans les entreprises que la CFE-CGC poursuivra son développement pour soutenir et défendre les intérêts des salariés qui restent la première richesse de l’entreprise.

La volonté de la CFE-CGC de participer au dialogue qui anticipe et accompagne toute réforme ne faiblit pas. Et nous saurons, comme toujours, répondre présents à toute sollicitation du gouvernement pour travailler à construire et mettre œuvre les réformes dont notre pays a besoin. La CFE-CGC est aujourd’hui telle qu’elle a toujours été : libre et indépendante, critique et constructive, réaliste et inventive.