Imprimer

Les 20 mesures pour l’apprentissage :

Écrit par UD 38 le . Publié dans Communiqués de Presse Confédéraux

12/02/2018

Pour la CFE-CGC, un socle est un cadre pour la négociation de la formation professionnelle.

Les mesures annoncées par le gouvernement le 9 février 2018 sont le plus souvent des mesures pragmatiques.

Elles répondent aux préoccupations des apprentis (pré apprentissage, permis de conduire, qualité du maitre d’apprentissage...) et des entreprises (financement, gestion des contrats...) mais également d’attractivité et de visibilité via la mise en place et la valorisation des campus des métiers.

De plus, cela engage une transformation sur l’information des familles et des jeunes, pierre essentielle pour permettre un choix éclairé.

L’attractivité de cette voie pédagogique va prendre du temps pour faire évoluer les mentalités, tant des familles que du système éducatif. Elle nécessitera de l’énergie et des ressources dans la durée pour faire de cette transformation une réussite.

La CFE-CGC portera les idées suivantes dans la négociation professionnelle en cours afin de faire progresser le socle annoncé et permettre sa réussite :

  • La rémunération conventionnelle en fonction du niveau du diplôme visé
  • La valorisation dans les conventions collectives du rôle du maitre d’apprentissage
  • Une gouvernance adaptée et performante
  • Une transition adaptée
Imprimer

Assurance chômage : La CFE-CGC dit non à l’exclusion de l’encadrement

Écrit par UD 38 le . Publié dans Communiqués de Presse Confédéraux

de la nouvelle allocation d’aide au retour à l’emploi projet !

02/02/2018

Alors que ce nouveau dispositif est fait pour faciliter les transitions professionnelles des personnes qui ont un projet professionnel, dans les discussions qui ont eu lieu le 1 février 2018, l’encadrement en serait exclu de fait. Il serait réservé uniquement aux personnes ayant au maximum le bac sauf à vouloir se reconvertir dans l’artisanat !

Bien que toutes les études montrent que les métiers vont fortement évoluer et d’autres apparaitre dans une économie de la connaissance, cette proposition patronale viendrait bloquer près de la moitié de la population en capacité de le faire.

Par exemple, il ne serait pas possible d’assurer des transitions professionnelles vers l’activité de la cyber sécurité alors qu’il manque cruellement de personnes compétentes pour assurer la sécurité des données des entreprises.

Pour la CFE-CGC, outre le fait de stigmatiser pour rien une population, c’est un non-sens économique !

La CFE-CGC demande au patronat de sortir de sa stratégie purement financière et de se positionner sur des propositions qui ont du sens pour les individus et les besoins de l’économie.

Imprimer

La formation des salariés est prise en otage

Écrit par UD 38 le . Publié dans Communiqués de Presse Confédéraux

par le bras de fer entre le patronat et les régions sur l’apprentissage.

25/01/2018

Alors que l’enjeu principal de la négociation formation est de mettre en place des nouvelles règles, des outils pour mieux articuler autonomie des actifs et intérêt collectif, de garantir un accompagnement performant dans un cadre collectif rénové, la partie patronale ajourne pour la deuxième fois d’affilée une séance de négociations pour cause de différend avec les régions sur le financement de l’apprentissage !

La CFE-CGC ne peut que regretter une telle situation.

Alors que les enjeux d’un apprentissage de qualité sont reconnus par tous, un combat décisif se tient sur la maitrise des flux financiers entre les régions et le patronat, faisant fi de toute vision et de toute prise en compte de l’intérêt général.

Toute notre énergie devrait être focalisée sur les évolutions nécessaires afin d’assurer une lutte efficace contre les obsolescences de compétences, l’acquisition de nouvelles compétences, des reconversions professionnelles fluides, les organisations syndicales ont les yeux rivés sur la réouverture ou non des négociations dans un calendrier extrêmement contraint.

C’est incompréhensible.

Manifestement, le patronat est prêt à sacrifier l’évolution nécessaire des outils de formation des 20 millions d’actifs du privé et les régions à sacrifier une partie de la jeunesse française en obérant la mise à niveau et la pérennité d’établissements via le gel dès à présent des investissements.

Patronat et régions doivent se montrer à la hauteur des enjeux globaux. La CFE-CGC ne peut que les inciter à rentrer dans le 21eme siècle et à comprendre que sans coopération et co-construction rien ne sera possible.

La CFE-CGC ne peut que les exhorter à revenir à la raison sur ce dossier stratégique. Afin que le pays puisse être en capacité de s’adapter et permettre la montée en compétences de l’économie française. Cela pour accroitre l’employabilité des salariés et restaurer la compétitivité de la France.

Imprimer

Le gouvernement a décidé la mise à mort de l’Agefiph et du FIPHFP

Écrit par UD 38 le . Publié dans Communiqués de Presse Confédéraux

La CFE-CGC a déjà alerté par un communiqué de presse le 26 septembre 2017 :

11/01/2018

Pose des banderilles : Mercredi 21 SEPTEMBRE 2017, on apprend sans concertation que le FIPHFP est contraint de diminuer de 25% son budget les trois prochaines années pour faire face à la diminution des recettes.

Estocade : La cour des comptes donne l’estocade le 8 janvier 2018 en dénonçant publiquement des collectes de ressources mal maitrisées qui entravent l’objet social des deux fonds selon les Sages. Dix pages pour dire tout simplement, rien ne va plus, passons à autre chose et supprimons purement et simplement l’AGEFIPH et le FPIHFP, acteurs majeurs de l’insertion et du maintien dans l’emploi des personnes en situation de handicap.
Ce rapport ne fait pas état du fait que ces coupes budgétaires drastiques sont dues à des ponctions de l’Etat de trois fois 29 millions d’euros sur chaque fonds et des décisions unilatérales de l’Etat étranglant l’AGEFIPH et le FIPHFP et que ce sont les salariés et les agents en situation de handicap qui en font in fine les frais.

Il ne reste plus qu’à prouver que ces 2 institutions sont incurables.

Qui sera chargé d’achever la bête en plantant la puntilla ?

Peut-être l’IGAS qui doit remettre un rapport incessamment...

Aujourd’hui, la CFE-CGC, qui défend au quotidien les personnes en situation de handicap dans le public et le privé, soutient les actions du FIPHFP et de l’Agefiph et refuse toute fusion, absorption ou disparition de ces fonds !
La CFE-CGC souhaite un vrai plan Marshall de la politique handicap dans le monde du travail, en respectant les branches du privé et du public et en impulsant une vraie dynamique sous le socle de la loi du 11 février 2005.
Force de proposition, la CFE-CGC réclame un vrai dialogue social sur le sujet, au sein du paritarisme.

Imprimer

Faire entrer l’entreprise dans le 21ème siècle

Écrit par UD 38 le . Publié dans Communiqués de Presse Confédéraux

est indispensable au redressement de l’économie française

04/01/2018

A l’occasion du lancement des travaux sur « entreprise et bien commun » par la ministre du travail, en présence des ministres de la transition écologique et solidaire, de l’économie et des finances et de la justice, la CFE-CGC rappelle qu’il y a urgence à redéfinir la place et les missions de l’entreprise dans l’économie et la société.

Le fonctionnement de notre économie est fortement déterminé par le comportement des grands groupes qui sont au sommet de la « chaine économique » et influent fortement sur les entreprises sous-traitantes (ETI et PME). Ces grandes entreprises ont majoritairement adopté une stratégie de maximisation de la création de valeur à court-terme pour leurs actionnaires sans que leur gouvernance actuelle permette de prendre en compte de manière équilibrée, comme cela devrait être le cas, l’intérêt des autres parties prenantes : salariés, clients, fournisseurs et collectivités territoriales d’implantation.

Cette financiarisation a de nombreux effets néfastes pour notre pays : déficit d’investissements de préparation de l’avenir pénalisant la croissance interne, priorité souvent injustifiée donnée aux opérations de fusion-acquisition dont beaucoup privilégient le rendement financier à la production de valeur ajoutée, pression forte sur le tissu des sociétés sous-traitantes, délocalisations excessives d’activités en zone ‘low cost’, détérioration marquée des conditions de travail, ....

La CFE-CGC évalue que 800 000 emplois, majoritairement qualifiés, seraient créés en France si une petite part (15%) de la rémunération des actionnaires des seules très grandes entreprises était consacré à l’investissement dans des emplois compétitifs. L’enjeu est donc de taille !

Une réflexion de fond sur la place de l’entreprise dans la société et comment la protéger de la financiarisation doit être menée rapidement. A l’heure où le goût d’entreprendre et la reconnaissance de la prise de risque sont mis en avant, il faudrait par exemple encourager l’intrapreneuriat (entreprendre en interne): beaucoup de salariés de l’encadrement souhaiteraient innover pour l’avenir de leur entreprise et en sont empêchés au motif de la priorité donnée à la rémunération des actionnaires. C’est le développement de l’entreprise entité individuelle qui se trouve ainsi entravé mais c’est aussi notre économie dans son ensemble qui en souffre.

Pour la CFE-CGC, l’entreprise est un bien commun d’utilité publique pour la société qu’il faut préserver. Les intérêts des actionnaires et des salariés sont convergents à long terme, l’objectif commun étant le développement de l’entreprise ‘bien commun’ bénéfique tant aux salariés qu’aux actionnaires. C’est notamment pour cela que la CFE-CGC est favorable à l’actionnariat salarié et à sa capacité propre d’expression qui devra être décrite dans la loi. L’ensemble de notre tissu économique ne s’en portera que mieux et permettra d’améliorer la situation de l’emploi.

A court terme et en avance sur le résultat de cette réflexion globale, il est important :

Que le gouvernement et les partenaires sociaux partagent le constat qu’il devient urgent de protéger l’entreprise en tant que maillon premier de l’économie et que cette protection doit se faire à l’égard des dérives outrancières des logiques purement financières.
Pour se faire des outils peuvent être mobilisés que ce soit la définition d’une véritable mission de l’entreprise, les outils de gouvernance et leur modalité de fonctionnement et naturellement la prise en compte du capital humain au même niveau que le capital financier. Sur tous ses sujets nous avons des propositions constructives mais il nous parait important de préciser que l’enjeu n’est pas, pour la CFE-CGC, de transférer le rapport de force employeur/salarié de l’entreprise vers les organes de gouvernance.
Ce rapport de force doit, certes, exister et s’exprimer au travers du dialogue social pour construire des rapports sociaux harmonieux et des conditions de travail de qualité.

En revanche la redéfinition de la mission de l’entreprise et de la place respective des salariés dans les organes de gouvernance doit servir à rapprocher les forces, sans lesquelles l’entreprise n’existerait pas, pour la maintenir justement dans l’optique de son développement économique, de sa croissance interne (et pas seulement externe), de sa compétitivité sur ses produits et ses services et donc de sa pérennité.

Si nous y parvenons, nous entreront dans une nouvelle ère de convergence micro et macro-économique, si nous échouons alors nous savons déjà ce qui causera notre perte.

Imprimer

La CFE-CGC adhère au Global Deal :

Écrit par UD 38 le . Publié dans Communiqués de Presse Confédéraux

Quand le dialogue social réconcilie économique et social.

22/12/2017

Ce jeudi 21 décembre 2017, les représentants de 15 grandes entreprises françaises et de quatre organisations syndicales - dont la CFE-CGC - se sont retrouvés au ministère du Travail pour le lancement dans l’Hexagone du « Global Deal ». Initié en septembre 2016 par le gouvernement suédois, ce projet mondial vise à encourager le dialogue social pour mettre fin aux conditions de travail indécentes. Plus que jamais convaincue que le dialogue social est à cette heure le meilleur moyen de réconcilier l’économique et le social, la CFE-CGC a décidé d’adhérer d’entrée à ce programme.

Christophe Lefèvre, secrétaire national en charge de l’Europe et de l’International et Catherine Houlmann, déléguée nationale, ont représenté la CFE-CGC lors de la réunion de lancement français du Global Deal, organisée à l’initiative de Muriel Pénicaud, ministre du Travail.
« A l’heure où toutes les structures de dialogue social viennent d’être démembrées, les entreprises ont l’opportunité de prendre leurs responsabilités ‘d’acteur social’ en conservant l’existant et en l’améliorant, de consolider les acquis et de construire au lieu de détruire. Plutôt que de légiférer ou de signer des accords à minima, le Global Deal est une pierre sur laquelle les acteurs de l’entreprise et les représentants des salariés peuvent construire un cadre meilleur, plus productif et ambitieux », a souligné Christophe Lefèvre.

Outre la CFE-CGC, 3 autres organisations syndicales et 15 grandes entreprises françaises (dont Michelin, Danone, Air France, PSA, L’Oréal, BNP-Paribas...) ont exprimé ce 21 décembre 2017, leur engagement dans le Global Deal.
Des réunions thématiques permettront aux différents acteurs de poursuivre leurs échanges. Une plateforme française sur le dialogue social va également être mise en place pour permettre aux partenaires du projet d’assurer une veille sur les pratiques innovantes, d’analyser ces pratiques (avec l’apport du monde académique et l’expertises des organisations telles que l’OIT), de les échanger en mesurant leur valeur ajoutée.

Déclaration de la CFE-CGC lors du lancement du Global Deal

« La CFE-CGC est fière d’avoir adhéré au Global Deal dès le 10 novembre 2017, lorsqu’elle a pris connaissance de cette initiative du gouvernement suédois.
Notre organisation est très attachée aux normes internationales et européennes du travail. Particulièrement investie à l’OIT et dans les points de Contacts nationaux de l’OCDE, ou au travers des fédérations de la Confédération européenne des Cadres et de la Confédération internationale des Cadres, la CFE-CGC voit dans le Global Deal une belle opportunité de faire du dialogue social une source originale d’équilibre entre l’économique et le social.

La CFE-CGC est d’autant plus convaincue que :

  • les performances des entreprises privées et des structures publiques passent par des démarches volontaires de dialogue social, bien au-delà des prescriptions minimums des législations du travail ; celles présentent aujourd’hui démontrent que la ‘soft law’ (droit non contraignant) peut produire des effets meilleurs que la ‘hard law’ (loi ou règlements) ;
  • le Global Deal traduit l’engagement des acteurs à faire toujours mieux, en s’appropriant les meilleurs pratiques, en réduisant les tensions internes et en proposant une déclinaison intelligente des objectifs du développement durable, de la globalisation et de l’inclusion. Former des négociateurs de qualité (cadres, managers, techniciens), mettre en place des accords européens et internationaux ainsi que des comités européens sont de véritables exigences et enjeux pour la CFE-CGC ;
  • le sens du concret signera la réussite de ces engagements face à la tentation d’un affichage de principe. Les initiatives telles que le Global Deal donnent encore plus de sens à la mission des partenaires sociaux que nous sommes, à savoir faire évoluer les entreprises, les femmes et les hommes dans un monde meilleur. »