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Le gouvernement a décidé la mise à mort de l’Agefiph et du FIPHFP

Écrit par UD 38 le . Publié dans Communiqués de Presse Confédéraux

La CFE-CGC a déjà alerté par un communiqué de presse le 26 septembre 2017 :

11/01/2018

Pose des banderilles : Mercredi 21 SEPTEMBRE 2017, on apprend sans concertation que le FIPHFP est contraint de diminuer de 25% son budget les trois prochaines années pour faire face à la diminution des recettes.

Estocade : La cour des comptes donne l’estocade le 8 janvier 2018 en dénonçant publiquement des collectes de ressources mal maitrisées qui entravent l’objet social des deux fonds selon les Sages. Dix pages pour dire tout simplement, rien ne va plus, passons à autre chose et supprimons purement et simplement l’AGEFIPH et le FPIHFP, acteurs majeurs de l’insertion et du maintien dans l’emploi des personnes en situation de handicap.
Ce rapport ne fait pas état du fait que ces coupes budgétaires drastiques sont dues à des ponctions de l’Etat de trois fois 29 millions d’euros sur chaque fonds et des décisions unilatérales de l’Etat étranglant l’AGEFIPH et le FIPHFP et que ce sont les salariés et les agents en situation de handicap qui en font in fine les frais.

Il ne reste plus qu’à prouver que ces 2 institutions sont incurables.

Qui sera chargé d’achever la bête en plantant la puntilla ?

Peut-être l’IGAS qui doit remettre un rapport incessamment...

Aujourd’hui, la CFE-CGC, qui défend au quotidien les personnes en situation de handicap dans le public et le privé, soutient les actions du FIPHFP et de l’Agefiph et refuse toute fusion, absorption ou disparition de ces fonds !
La CFE-CGC souhaite un vrai plan Marshall de la politique handicap dans le monde du travail, en respectant les branches du privé et du public et en impulsant une vraie dynamique sous le socle de la loi du 11 février 2005.
Force de proposition, la CFE-CGC réclame un vrai dialogue social sur le sujet, au sein du paritarisme.

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Faire entrer l’entreprise dans le 21ème siècle

Écrit par UD 38 le . Publié dans Communiqués de Presse Confédéraux

est indispensable au redressement de l’économie française

04/01/2018

A l’occasion du lancement des travaux sur « entreprise et bien commun » par la ministre du travail, en présence des ministres de la transition écologique et solidaire, de l’économie et des finances et de la justice, la CFE-CGC rappelle qu’il y a urgence à redéfinir la place et les missions de l’entreprise dans l’économie et la société.

Le fonctionnement de notre économie est fortement déterminé par le comportement des grands groupes qui sont au sommet de la « chaine économique » et influent fortement sur les entreprises sous-traitantes (ETI et PME). Ces grandes entreprises ont majoritairement adopté une stratégie de maximisation de la création de valeur à court-terme pour leurs actionnaires sans que leur gouvernance actuelle permette de prendre en compte de manière équilibrée, comme cela devrait être le cas, l’intérêt des autres parties prenantes : salariés, clients, fournisseurs et collectivités territoriales d’implantation.

Cette financiarisation a de nombreux effets néfastes pour notre pays : déficit d’investissements de préparation de l’avenir pénalisant la croissance interne, priorité souvent injustifiée donnée aux opérations de fusion-acquisition dont beaucoup privilégient le rendement financier à la production de valeur ajoutée, pression forte sur le tissu des sociétés sous-traitantes, délocalisations excessives d’activités en zone ‘low cost’, détérioration marquée des conditions de travail, ....

La CFE-CGC évalue que 800 000 emplois, majoritairement qualifiés, seraient créés en France si une petite part (15%) de la rémunération des actionnaires des seules très grandes entreprises était consacré à l’investissement dans des emplois compétitifs. L’enjeu est donc de taille !

Une réflexion de fond sur la place de l’entreprise dans la société et comment la protéger de la financiarisation doit être menée rapidement. A l’heure où le goût d’entreprendre et la reconnaissance de la prise de risque sont mis en avant, il faudrait par exemple encourager l’intrapreneuriat (entreprendre en interne): beaucoup de salariés de l’encadrement souhaiteraient innover pour l’avenir de leur entreprise et en sont empêchés au motif de la priorité donnée à la rémunération des actionnaires. C’est le développement de l’entreprise entité individuelle qui se trouve ainsi entravé mais c’est aussi notre économie dans son ensemble qui en souffre.

Pour la CFE-CGC, l’entreprise est un bien commun d’utilité publique pour la société qu’il faut préserver. Les intérêts des actionnaires et des salariés sont convergents à long terme, l’objectif commun étant le développement de l’entreprise ‘bien commun’ bénéfique tant aux salariés qu’aux actionnaires. C’est notamment pour cela que la CFE-CGC est favorable à l’actionnariat salarié et à sa capacité propre d’expression qui devra être décrite dans la loi. L’ensemble de notre tissu économique ne s’en portera que mieux et permettra d’améliorer la situation de l’emploi.

A court terme et en avance sur le résultat de cette réflexion globale, il est important :

Que le gouvernement et les partenaires sociaux partagent le constat qu’il devient urgent de protéger l’entreprise en tant que maillon premier de l’économie et que cette protection doit se faire à l’égard des dérives outrancières des logiques purement financières.
Pour se faire des outils peuvent être mobilisés que ce soit la définition d’une véritable mission de l’entreprise, les outils de gouvernance et leur modalité de fonctionnement et naturellement la prise en compte du capital humain au même niveau que le capital financier. Sur tous ses sujets nous avons des propositions constructives mais il nous parait important de préciser que l’enjeu n’est pas, pour la CFE-CGC, de transférer le rapport de force employeur/salarié de l’entreprise vers les organes de gouvernance.
Ce rapport de force doit, certes, exister et s’exprimer au travers du dialogue social pour construire des rapports sociaux harmonieux et des conditions de travail de qualité.

En revanche la redéfinition de la mission de l’entreprise et de la place respective des salariés dans les organes de gouvernance doit servir à rapprocher les forces, sans lesquelles l’entreprise n’existerait pas, pour la maintenir justement dans l’optique de son développement économique, de sa croissance interne (et pas seulement externe), de sa compétitivité sur ses produits et ses services et donc de sa pérennité.

Si nous y parvenons, nous entreront dans une nouvelle ère de convergence micro et macro-économique, si nous échouons alors nous savons déjà ce qui causera notre perte.

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La CFE-CGC adhère au Global Deal :

Écrit par UD 38 le . Publié dans Communiqués de Presse Confédéraux

Quand le dialogue social réconcilie économique et social.

22/12/2017

Ce jeudi 21 décembre 2017, les représentants de 15 grandes entreprises françaises et de quatre organisations syndicales - dont la CFE-CGC - se sont retrouvés au ministère du Travail pour le lancement dans l’Hexagone du « Global Deal ». Initié en septembre 2016 par le gouvernement suédois, ce projet mondial vise à encourager le dialogue social pour mettre fin aux conditions de travail indécentes. Plus que jamais convaincue que le dialogue social est à cette heure le meilleur moyen de réconcilier l’économique et le social, la CFE-CGC a décidé d’adhérer d’entrée à ce programme.

Christophe Lefèvre, secrétaire national en charge de l’Europe et de l’International et Catherine Houlmann, déléguée nationale, ont représenté la CFE-CGC lors de la réunion de lancement français du Global Deal, organisée à l’initiative de Muriel Pénicaud, ministre du Travail.
« A l’heure où toutes les structures de dialogue social viennent d’être démembrées, les entreprises ont l’opportunité de prendre leurs responsabilités ‘d’acteur social’ en conservant l’existant et en l’améliorant, de consolider les acquis et de construire au lieu de détruire. Plutôt que de légiférer ou de signer des accords à minima, le Global Deal est une pierre sur laquelle les acteurs de l’entreprise et les représentants des salariés peuvent construire un cadre meilleur, plus productif et ambitieux », a souligné Christophe Lefèvre.

Outre la CFE-CGC, 3 autres organisations syndicales et 15 grandes entreprises françaises (dont Michelin, Danone, Air France, PSA, L’Oréal, BNP-Paribas...) ont exprimé ce 21 décembre 2017, leur engagement dans le Global Deal.
Des réunions thématiques permettront aux différents acteurs de poursuivre leurs échanges. Une plateforme française sur le dialogue social va également être mise en place pour permettre aux partenaires du projet d’assurer une veille sur les pratiques innovantes, d’analyser ces pratiques (avec l’apport du monde académique et l’expertises des organisations telles que l’OIT), de les échanger en mesurant leur valeur ajoutée.

Déclaration de la CFE-CGC lors du lancement du Global Deal

« La CFE-CGC est fière d’avoir adhéré au Global Deal dès le 10 novembre 2017, lorsqu’elle a pris connaissance de cette initiative du gouvernement suédois.
Notre organisation est très attachée aux normes internationales et européennes du travail. Particulièrement investie à l’OIT et dans les points de Contacts nationaux de l’OCDE, ou au travers des fédérations de la Confédération européenne des Cadres et de la Confédération internationale des Cadres, la CFE-CGC voit dans le Global Deal une belle opportunité de faire du dialogue social une source originale d’équilibre entre l’économique et le social.

La CFE-CGC est d’autant plus convaincue que :

  • les performances des entreprises privées et des structures publiques passent par des démarches volontaires de dialogue social, bien au-delà des prescriptions minimums des législations du travail ; celles présentent aujourd’hui démontrent que la ‘soft law’ (droit non contraignant) peut produire des effets meilleurs que la ‘hard law’ (loi ou règlements) ;
  • le Global Deal traduit l’engagement des acteurs à faire toujours mieux, en s’appropriant les meilleurs pratiques, en réduisant les tensions internes et en proposant une déclinaison intelligente des objectifs du développement durable, de la globalisation et de l’inclusion. Former des négociateurs de qualité (cadres, managers, techniciens), mettre en place des accords européens et internationaux ainsi que des comités européens sont de véritables exigences et enjeux pour la CFE-CGC ;
  • le sens du concret signera la réussite de ces engagements face à la tentation d’un affichage de principe. Les initiatives telles que le Global Deal donnent encore plus de sens à la mission des partenaires sociaux que nous sommes, à savoir faire évoluer les entreprises, les femmes et les hommes dans un monde meilleur. »
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La négociation sur la définition de l’encadrement est enfin ouverte !

Écrit par UD 38 le . Publié dans Communiqués de Presse Confédéraux

La CFE-CGC se félicite de l’ouverture de la négociation interprofessionnelle sur l’encadrement qu’elle appelle de ses vœux depuis longtemps.

21/12/2017

Le précédent accord sur le sujet date de 1983 et nécessite d’être actualisé et adapté aux nombreuses évolutions techniques, managériales, sociétales et des modes d’organisation de l’activité économique.

Les salariés de l’encadrement sont ceux qui contribuent significativement au processus de prise des décisions engageant le fonctionnement et l’efficacité des entreprises, petites et grandes. Par leurs compétences et leurs responsabilités dans les champs technique et managérial, ils sont les piliers de la performance économique et sociale des entreprises.
Face à la désaffection croissante d’un nombre de plus en plus élevé de salariés vis-à-vis de la prise de responsabilités en entreprise, il y a une attente forte des personnels d’encadrement et une nécessité impérieuse pour les entreprises à redonner le désir de s’engager : C’est tout le sens de cette négociation.

Les critères objectifs caractérisant l’appartenance à l’encadrement sont déjà bien identifiés et sont communs à toutes les branches professionnelles, comme l’ont très explicitement rappelé les représentants de l’APEC et l’AGIRC, auditionnés ce matin. Ces critères devront être précisés dans l’accord : compétence, responsabilité, initiative et complexité de l’activité conduite.

La CFE-CGC promeut une logique de garanties pour équilibrer leur engagement : droit à exercer son esprit critique et à proposer des alternatives, dispositions visant à assurer une charge mentale acceptable, possibilité de remettre en cause des objectifs inatteignables pour soi et son équipe, dans les moyens d’actualiser des compétences.

Il est aussi essentiel que les salariés de l’encadrement puissent débuter leur carrière avec l’envie de s’investir et la perspective d’un parcours professionnel gage de stabilité et d’épanouissement, bénéficiant des dispositions d’ordre général dont ils sont écartés aujourd’hui, à commencer par la retraite progressive dont les cadres au forfait jours sont anormalement exclus.

La CFE-CGC aborde donc cette négociation avec la volonté forte de reconnaitre le rôle contributif majeur de l’encadrement à l’efficacité des entreprises et d’y associer des droits reconnaissant cet engagement spécifique et facilitant durablement son exercice. Nos entreprises et notre économie ne s’en porteront que mieux.

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Formation : une leçon de marketing du patronat

Écrit par UD 38 le . Publié dans Communiqués de Presse Confédéraux

pour ne rien changer sur le fond

12/12/2017

Suite à la matinée de négociation de la formation professionnelle du 12 décembre, le patronat nous propose de rebaptiser le plan de formation en plan de développement des compétences sans rien changer dans les règles de construction de ce dernier.

La CFE-CGC a donc compris que pour les organisations patronales la co-construction du développement des compétences en entreprise est du ressort du seul chef d’entreprise, en face à face avec chaque salarié.
Pour le patronat, l’usage du compte personnel de formation par l’entreprise n’a pas besoin d’être encadré par une négociation. L’entreprise en disposera dans son intérêt ... avec le consentement préalable des salariés, qui auront bien sûr de la peine à refuser.
Ce n’est pas comme cela que la CFE-CGC conçoit la co-construction des compétences ainsi que le concept d’être acteur de son parcours professionnel !

Si la CFE-CGC pense qu’il est possible d’utiliser à bon escient le CPF en co-construction avec l’entreprise, les règles d’abondement, tant au niveau de la branche professionnelle que de l’entreprise, doivent être négociées et encadrées.
Pour la CFE-CGC :
- Les formations qui sont de la responsabilité pure de l’employeur (une formation obligatoire à la sécurité par exemple) ne doivent pas être effectuées avec un CPF,
- Une formation de développement, utile à l’employeur, doit pouvoir être réalisée principalement sur le temps de travail,
- L’apport du compte CPF du salarié et le complément de l’entreprise doivent respecter un ratio minimal
- L’usage sur ou hors du temps de travail doit être encadré.
- Les valeurs de l’abondement et le type des formations concernées doivent être connus des salariés pour garantir l’équité de traitement au sein des collectifs de travail.

Pour la CFE-CGC, il y a donc clairement matière à négocier l’usage du CPF dans le cadre d’un co-investissement pour développer les compétences des salariés au bénéfice de la compétitivité de l’entreprise.

Ne pas ouvrir la possibilité de négocier le développement des compétences serait une faute historique pour la CFE-CGC, cela serait rester avec des pratiques de l’ancien monde pour traiter des challenges du nouveau monde.

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Ordonnances travail : Les organisations syndicales

Écrit par UD 38 le . Publié dans Communiqués de Presse Confédéraux

mettent un frein à la précipitation

08/12/2017

La CFE-CGC a refusé avec l’ensemble des autres organisations syndicales de rendre un avis sur l’ordonnance « balai » lors de la Sous-commission des conventions et accords (SCCA) de ce 8 décembre matin. Une demande commune des 5 organisations syndicales a été transmise afin d’avoir, comme pour les autres ordonnances, une présentation de Madame la Ministre du travail en CNNC.

Tenir les cadences infernales imposées par le gouvernement pour boucler les ordonnances travail avant la fin de l’année a prouvé et trouvé ses limites.

Déjà, lors de la dernière SCCA du 23 novembre dernier, les représentants des salariés, dont la CFE-CGC, et ceux des entreprises avaient exprimé leurs difficultés, voire l’impossibilité de remettre des avis éclairés sur les projets de décrets et ce compte tenu du nombre de réunions programmées dans des délais très courts, de l’importance des ordres du jour mais aussi de la remise plus que tardive des documents à étudier.

C’est la conséquence directe de la surcharge de travail des différents services des ministères qui subissent également les affres du calendrier démentiel et qui sont de ce fait dans l’incapacité de transmettre leurs productions dans des délais raisonnables.
La qualité de la prestation en souffre également au point qu’une sixième ordonnance s’est avérée nécessaire pour compléter et mettre en cohérence les dispositions prises en application de la loi d’habilitation du 15 septembre 2017. Mais pour cette ordonnance, dont le contenu est aussi lourd de conséquences que les premières, il n’est plus question de concertation, un simple envoi par la DGT pour un simple avis à rendre en SCCA. La CFE-CGC n’ose y voir l’esquisse d’une nouvelle forme de renforcement du dialogue social !

Pour la CFE-CGC, cette situation intolérable est un manque total de respect des acteurs nationaux du dialogue social. La proposition de la DGT de tenir une séance plénière le 15 décembre mais sans garantie de la présidence par la ministre du travail, n’est pour la CFE-CGC, qu’une demi-réponse.

La CFE-CGC salue la position unanime des 5 organisations syndicales qu’elle appelait de ses vœux depuis plusieurs mois.