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La CFE-CGC signataire de l’Accord National Interprofessionnel sur la formation professionnelle

Écrit par UD 38 le . Publié dans Communiqués de Presse Confédéraux

Lors de son comité directeur du 5 mars, la CFE-CGC a décidé à une large majorité de signer l’accord national interprofessionnel sur la formation professionnelle.

06/03/2018

En effet la CFE-CGC a porté beaucoup d’éléments dans cette négociation et la plupart ont été pris en compte.

L’accord sur la formation professionnelle :

  • Met en place un conseil en évolution professionnelle (CEP) financé de manière pérenne.
  • Renforce les droits des actifs en majorant de manière significative le compte personnel de formation (CPF), qui passe d’un droit de 24h par an à 35h, ce droit étant entièrement à la main des individus.
  • Garde un fond de transition professionnelle mutualisé pour ceux qui souhaitent se réorienter au cours de leur vie professionnelle.
  • Instaure le principe de négociations de branches et d’entreprises pour abonder le CPF des salariés afin d’encourager le co-investissement dans les compétences
  • Renforce le pouvoir des branches professionnelles tant sur les observatoires prospectifs des métiers et des compétences que sur les certifications, avec des moyens prévus pour assurer ces missions.
  • Transforme fortement le paysage de l’alternance, en actant le passage à un paiement au contrat des centres de formation professionnelle (CFA) et un rapprochement des contrats d’apprentissage et de professionnalisation.
  • Renforce la qualité, la gouvernance et la coordination de toutes les instances de la formation professionnelle avec une efficience fortement améliorée.

L’annonce de la ministre du 5 mars 2018 modifie la gouvernance et la gestion financière prévues dans l’accord national interprofessionnel. Après sa signature, la CFE-CGC appelle les autres partenaires sociaux signataires à une rencontre dès cette semaine pour analyser ensemble les conséquences de l’annonce faite ce jour sur l’accord qui vient d’être signé.

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La CFE-CGC réaffirme son soutien au projet CIGEO,

Écrit par UD 38 le . Publié dans Communiqués de Presse Confédéraux

indispensable et crucial pour l’avenir de la filière nucléaire française

05/03/2018

Au moment où le gouvernement affiche son volontarisme industriel, la CFE-CGC lui demande de marier transition énergétique et reconquête industrielle et donc de donner des perspectives à chacune des filières industrielles de l’énergie et d’assurer le financement des investissements.

Ces impératifs sont d’autant plus vrais s’agissant de la filière nucléaire, qui est à la fois une industrie de souveraineté, une filière d’excellence française, une industrie du temps long et la clef de l’engagement climatique de la France.

Il en va aussi de l’intérêt de l’État qui vient, sous l’impulsion du Ministre de l’économie de l’époque, de consacrer plusieurs milliards d’euros à la reconfiguration capitalistique d’une filière industrielle qui représente 220 000 emplois durables et qualifiés en France et plus de 50 milliards de chiffre d’affaires.

Parce que la France est l’un des très rares pays à disposer d’une filière industrielle intégrée dans le nucléaire, de l’amont à l’aval, et d’une politique industrielle structurée au service de la décarbonation, la CFE-CGC salue la décision prise par le Conseil national de l’industrie le 26 février 2018 confirmant les missions du Comité stratégique de filière nucléaire.

Quelles que soient les inflexions qui seront apportées à la politique énergétique du pays, la filière nucléaire française doit faire la preuve de sa capacité à gérer les déchets qui sont d’ores et déjà produits. C’est pourquoi la CFE-CGC réaffirme son soutien à un projet CIGEO qui renforce le caractère intégré de la filière nucléaire. Elle demande par conséquent au gouvernement de faire preuve de résolution dans son soutien au projet.

Dans cette perspective, la CFE-CGC souligne le travail réalisé par les salariés de l’ANDRA et salué par les autorités en charge de la sûreté nucléaire en France ainsi que par les institutions internationales. Le laboratoire de Bure est non seulement devenu au fil des ans une réussite scientifique et une référence internationale pour la recherche et l’innovation, mais aussi un modèle d’insertion territorial par l’engagement des salariés dans la vie locale.

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La CFE-CGC s’engage

Écrit par UD 38 le . Publié dans Communiqués de Presse Confédéraux

pour un déploiement toujours plus large de la RSE dans les entreprises.

19/02/2018

La CFE-CGC a décidé de s’associer à la délibération commune des partenaires sociaux sur « la RSE dans les TPE-PME ». Ainsi, le dialogue engagé depuis un an entre la CPME et les organisations syndicales représentatives a permis d’aboutir à un texte qui a pour objectif affiché de favoriser le déploiement des pratiques de RSE au sein des entreprises de moins de 500 salariés.

La responsabilité sociale des entreprises est, dans les entreprises où elle est mise en œuvre loyalement, un outil de renforcement du dialogue social, un levier d’amélioration de la performance globale et un facteur de protection de l’environnement. Elle permet également de retrouver le sens du long terme qui manque beaucoup dans la gestion actuelle de nombre d’entreprises.

La CFE-CGC veillera, au sein de l’instance paritaire de suivi, à ce que le déploiement soit le plus large et le plus concret possible dans les entreprises concernées et que les branches professionnelles soient nombreuses à en décliner les dispositions.

La CFE-CGC regrette que le MEDEF n’ait pas saisi l’opportunité offerte de se joindre à cette concertation. La RSE a pourtant tout autant de sens et de vertus dans les grandes entreprises qui sont au sommet de la chaine de valeur économique que dans les plus petites qui sont nombreuses à opérer dans leur tissu de sous-traitance.

Nos concitoyens sont de plus en plus nombreux à prendre conscience de l’impérieuse nécessité de prendre en compte le long terme dans les stratégies et pratiques des entreprises. La RSE en est un des vecteurs, c’est pourquoi la CFE-CGC s’implique depuis longtemps pour que RSE rime avec « Redonner du Sens Ensemble ».

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La CFE-CGC au rendez-vous

Écrit par UD 38 le . Publié dans Communiqués de Presse Confédéraux

de la concertation handicap du gouvernement.

16/02/2018

Trois ministres, Sophie Cluzel (Handicap), Bruno Le Maire (Économie) et Olivier Dussopt (Fonction publique) ont lancé la concertation, qui doit durer jusqu'à la fin du premier semestre, visant à faciliter l'accès à l'emploi des personnes handicapées.

Malgré la loi de 1987 pour les entreprises privées, puis de 2005 dans la Fonction Publique, les personnes en situation de handicap ont des difficultés dans le maintien en emploi et l’insertion professionnelle.
Avec 500.000 personnes inscrites à Pôle emploi, leur taux de chômage est de 19%, deux fois supérieur à la moyenne nationale et le nombre de personnes exclues de l’emploi est important.

Afin d'augmenter leurs qualifications, le gouvernement souhaite améliorer leur accès à la formation et l'apprentissage. Il entend aussi réorganiser les dispositifs d'aide et d'accompagnement pour les aider à accéder à l'emploi et à s'y maintenir, et mobiliser les services publics tels que Pôle Emploi et Cap Emploi.
Le taux d'emploi des travailleurs handicapés dans les entreprises privées était de 4,4% en 2015 en comptant l'emploi indirect (sous-traitants, stagiaires ...) et de 5,5% dans la Fonction publique en 2017.

La délégation CFE-CGC a pris note des objectifs du gouvernement de simplifier, à la fois pour les personnes concernées et pour leurs employeurs, les formalités administratives liées à l’obligation d'emploi des personnes handicapées.

Ils ont aussi noté les "deux véhicules législatifs" annoncé par Bruno Le Maire pour des premières mesures adoptées, avec le projet de loi "Pacte" qui doit être présenté en avril 2018, et le projet de loi que prépare la ministre du travail Muriel Pénicaud pour le printemps, qui portera notamment sur l'apprentissage et la formation professionnelle.

La CFE-CGC est résolument engagée et sera force de proposition pour défendre les salariés du privé et du public avec une priorité sur la sécurisation des parcours professionnels et la prise en compte du handicap psychique.

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Financement de la formation professionnelle :

Écrit par UD 38 le . Publié dans Communiqués de Presse Confédéraux

Pour la CFE-CGC, le projet patronal n’est pas à la hauteur des enjeux.

15/02/2018

Pour la CFE-CGC, le projet patronal de financement de la formation professionnelle ne reflète absolument pas les ambitions affichées dans les missions et intentions envisagées.

Non seulement, il se contente de reprendre l’enveloppe mise en œuvre aujourd’hui mais de plus il déséquilibre le financement des actifs au profit de l’alternance, nouveau graal du patronat.

Clairement, pour la CFE-CGC, c’est une régression des droits pour 16 millions d’actifs alors que dans le même temps la demande va être forte pour adapter l’ensemble de l’économie aux très fortes transitions en cours.

Pour la CFE-CGC, la prochaine réunion de négociations du 16 février doit permettre :

  • Le maintien d’un système de transition professionnelle.
  • Le financement et la gouvernance des observatoires, clés de voute du dispositif, à la hauteur des enjeux.
  • La création d’un accompagnement performant et d’utilisation gratuite.
  • Un mécanisme performant et souple de fonctionnement et d’abondement du compte personnel de formation.

Ces évolutions sont nécessaires afin de répondre aux problèmes d’employabilité et de compétitivité de la France.

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POUR LA CFE-CGC, L’AFPA A TOUTES LES COMPÉTENCES

Écrit par UD 38 le . Publié dans Communiqués de Presse Confédéraux

Nécassaires pour s'inscrire dans le plan d'investissement dans les compétences promis par le gouvernement

13/02/2017

Depuis la transformation en EPIC et la création des deux filiales « Accès à l’emploi » et « Entreprises », les missions de service public de l’AFPA sont concentrées dans la partie EPIC de l’AFPA.

Parmi ces missions, le support au Conseil en Évolution Professionnelle (CEP) fait partie du domaine d’expertise des salariés de l’AFPA.
Avec le Plan d’Investissement Compétence qui doit concerner un million de demandeurs d’emploi peu qualifiés et un million de jeunes décrocheurs, les opérateurs du CEP, et en particulier Pole Emploi, vont être mis à contribution de façon intense.
Depuis 70 ans, l’expertise de l’AFPA en matière de formation des publics de niveau 5 et 4, son maillage territorial, les compétences de chacun des salariés en matière de conseil et d’orientation en font un acteur incontournable au moment où Pole Emploi va avoir besoin du « support et de l’appui aux opérateurs du CEP » qui font partie des missions clairement identifiées de l’EPIC.
Dans le contexte de ce plan, que le gouvernement veut ambitieux, d’une transformation voulue « disruptive » de formation des demandeurs d’emploi, la CFE-CGC propose au gouvernement d’ouvrir le champ des possibles et de former une synergie unique en France en renforçant ce lien naturel entre l’AFPA et la formation des personnes éloignées de l’emploi.

Pour la CFE-CGC, il paraît indispensable de renforcer l’expertise de ces opérateurs du CEP et qui mieux qu’un salarié de l’AFPA, vivant dans un contexte professionnel calqué sur la réalité de terrain (des ateliers grandeurs nature) pour orienter, conseiller et accompagner ?

Qui mieux qu’un salarié de l’AFPA, doté d’une riche expérience professionnelle (15 ans en moyenne) pour connaître professionnellement les différences de compétences entre un carrossier peintre et un peintre carrossier, un infographiste metteur en page et un infographiste web designer, un maçon coffreur et un maçon traditionnel ? La liste est longue des métiers, des compétences, pour lesquels l’empreinte du vécu aide au discernement de l’orientation d’une façon compréhensible par tous les publics et notamment les candidats stagiaires du niveau V et IV. C’est en ce sens que l’AFPA a un rôle potentiellement majeur à jouer ; rôle que les salariés de l’AFPA jouent déjà très souvent dans la réalité mais sans prise en compte par ceux qui évaluent la place de l’AFPA dans le Service Public de l’Emploi (SPE).

Alors que l’expertise des salariés de l’AFPA n’est plus à démontrer, ce PIC est donc une opportunité dont le Conseil d’Administration et surtout les Ministères de tutelle doivent se saisir pour le développement de l’EPIC. Il serait totalement incohérent, que ce plan d’investissement, qui se veut majeur, se traduise par une réorganisation structurelle de l’AFPA avec des conséquences néfastes sur l’emploi de ses salariés.

En tout état de cause, le plan stratégique de développement de l’AFPA en discussion dans les ministères de tutelle en ce moment ne devra, pour nous, comporter aucun départ contraint.

Pour la CFE-CGC, le gouvernement doit maintenant donner les impulsions nécessaires pour que « le grand plan pour une société de compétences » qui nous est promis soit réellement novateur et qu’il donne à l’AFPA toutes les chances de son développement pour le plus grand bien des publics visés.