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Dialogue social : La CFE-CGC atterrée par l’autisme du patronat.

Écrit par UD 38 le . Publié dans Communiqués de Presse Confédéraux

22/01/2015

Ce matin, la négociation a démarré sur un texte qui non seulement n’avait pas du tout pris en compte les points cruciaux que nous ne cessons de rappeler et de défendre depuis des semaines, mais en plus il était en recul sur le CHSCT.

A l’issue du premier tour de table, le MEDEF était censé revenir vers les organisations syndicales avec une nouvelle rédaction pour redonner de la place au dialogue social dans les entreprises.

En début d’après midi, le Medef a annoncé qu’il était dans l’incapacité de rédiger un nouveau texte.

La négociation a donc pris fin très rapidement. La CFE-CGC ne porte en rien la responsabilité de cet échec qui incombe totalement au patronat qui n’a pas su ou voulu entendre les demandes légitimes de la CFE-CGC.

Négocier, simplifier oui, brader hors de question pour la CFE-CGC.

Nous devons tirer les enseignements de cette négociation « plantée ».  Il est urgent de travailler entre organisations syndicales pour proposer une nouvelle méthodologie de négociation plus respectueuse des partenaires et des discussions multilatérales.

Nous ne pouvons plus admettre de subir la méthode imposée par le patronat.

Négocier, ce n’est pas écraser ses interlocuteurs, ce n’est pas tirer la couverture à soi, c’est rechercher des compromis profitant au collectif. Il est regrettable que le patronat n’ait pas respecté ces fondamentaux.

Carole Couvert
Présidente de la CFE-CGC – Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser. 

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Pour la CFE-CGC : la loi Macron doit s’adapter aux besoins de l’économie et du pouvoir d’achat.

Écrit par UD 38 le . Publié dans Communiqués de Presse Confédéraux

21/01/2015

L’examen du projet de loi « croissance et activité » par la commission spéciale vient de se terminer.

Cette loi, proposée par Emmanuel Macron,  loi fourre tout comme elle est parfois nommée, traite des professions réglementées, du travail du dimanche, des liaisons par autocars, des conseils des prud’hommes, de l’épargne salariale et des plans sociaux.

Peut-être cela s’inscrit dans une philosophie cohérente mais comme les organisations syndicales n’ont pas été consultées sur ce texte, la finalité nous a certainement échappé !

1800 amendements ont été proposés et près de 450 ont été retenus. La CFE-CGC, par ses propositions constructives, a contribué à tenter d’améliorer les propositions initiales.

Malheureusement, en restant sur des postures,  sur le travail du dimanche ou sur un forfait social allégé pour l’investissement de l’épargne salariale à moyen long terme en faveur de l’économie réelle, l’initiateur de cette loi prend le risque de valider la critique majeure adressée à sa proposition :

Une loi uniquement destinée à « rassurer » Bruxelles et notre voisin sur notre capacité à réformer !

La France  a besoin de réformes, c’est certain, mais ces réformes doivent, avant tout,  rendre du pouvoir d’achat et donner de  meilleures conditions de vie et de travail à nos concitoyens.

La CFE-CGC demande une loi véritablement utile à l’économie réelle et au pouvoir d’achat.

Nous avons l’espoir que les députés et sénateurs, lors du débat parlementaire, sauront l’améliorer pour la rendre efficace et répondre ainsi aux seuls objectifs qui comptent.

Contact : Dossier suivi par : Alain GIFFARD Secrétaire national en charge de l’économie et l’industrie ( : 06 80 23 50 72 -  1 : Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser.

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Négociation sur les IRP / Quel sort pour le dialogue social ?

Écrit par UD 38 le . Publié dans Communiqués de Presse Confédéraux

14/01/2015

La négociation sur la modernisation du dialogue social va entamer son dernier round.

Compte tenu des évènements de la semaine dernière, la CFE-CGC espère que le patronat saura entendre les nombreuses propositions que nous avons portées depuis le début de cette négociation afin de simplifier le dialogue social tout en refusant de le brader.

Toujours concrète, toujours imaginative, toujours volontaire, la CFE-CGC a porté de nombreuses propositions en faveur d’un dialogue social performant et de qualité utile à la compétitivité des entreprises et indispensable au bien être des salariés.

C’est pourquoi la CFE-CGC portera des revendications pour un vrai dialogue social fondé sur le partage loyal des informations, le respect des avis qui éclairent les décisions, l’attention plus grande à l’anticipation et la prévention.

Nous serons particulièrement vigilants sur le CHSCT, sa personnalité juridique, la pérennisation de ses missions et prérogatives, ses moyens et ses compétences.

La CFE-CGC est prête à simplifier mais refuse la baisse des moyens du droit syndical en entreprise.

Pour rendre aux entreprises un dialogue de qualité, la CFE-CGC porte haut et fort les fondements d’un parcours du militant reconnu à sa juste valeur.

Enfin, comment imaginer une véritable évolution des pratiques et de la gouvernance des entreprises sans renforcer en même temps la présence des administrateurs salariés dans la structure de tête ?

Pour la CFE-CGC un tel dialogue social serait enfin un véritable levier de performance des entreprises !

Simplifier, moderniser… oui … à condition de ne pas y perdre nos militants en cours de route et nos conditions de travail au passage …

Le patronat sera-t-il être au rendez-vous ?

Dossier suivi par Marie-Françoise Leflon, Secrétaire générale Confédérale : Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser.

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LA CFE-CGC défend la place des CHSCT et médecins du travail

Écrit par UD 38 le . Publié dans Communiqués de Presse Confédéraux

13/01/2015

Dans la négociation actuelle, les partenaires sociaux parviendront-ils à faire cohabiter, simplification, modernisation du dialogue social et maintien des acquis sociaux concernant la santé et la sécurité des salariés ?

Au fil des ans, le CHSCT a réussi à devenir une instance de prévention qui met le travail au cœur des entreprises et à faire prendre en compte par les employeurs, la santé mentale des salariés.

Oui, le CHSCT a un droit d’alerte, un droit d’enquête qui lui permettent de faire des préconisations qui devraient être prises en considération par le chef d’entreprise dans le cadre de son obligation de résultats.

Oui, le CHSCT a un pouvoir indispensable, celui de demander des expertises lorsque l’employeur ne tient compte ni de son avis ni de ses conclusions…

La CFE-CGC est attachée à cette étape-clé de l’entreprise qui réfléchit sur l’organisation du travail et les conséquences des projets économiques sur les risques psychosociaux. La CFE-CGC défend ce lieu d’échange qui doit garder ses prérogatives et ses moyens de fonctionnement. Comment construire une politique de prévention si les entreprises ne se donnent pas les moyens de mettre en place un dialogue social efficace, anticipatif et sécurisant ?

De même, c’est le médecin du travail, ce professionnel en première ligne, qui écoute la souffrance au travail, à titre individuel, protège le salarié du danger et répercute ses alertes à titre collectif sur le CHSCT. Une simplification tous azimuts va le mettre encore plus en danger.

La négociation actuelle ignore les recommandations du rapport VERKINDT, fait régresser les bases des lois AUROUX et affaiblit le professionnalisme des membres du CHSCT.

La CFE-CGC espère que le Patronat redeviendra raisonnable et saura, dans son prochain texte, redonner aux conditions de travail et à la prévention, la place d’honneur fondamentale pour l’expression du dialogue social et le bien-être des salariés.

La CFE-CGC n’acceptera pas de brader les conditions de travail des salariés.