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Négociation sur les IRP / Quel sort pour le dialogue social ?

Écrit par UD 38 le . Publié dans Communiqués de Presse Confédéraux

14/01/2015

La négociation sur la modernisation du dialogue social va entamer son dernier round.

Compte tenu des évènements de la semaine dernière, la CFE-CGC espère que le patronat saura entendre les nombreuses propositions que nous avons portées depuis le début de cette négociation afin de simplifier le dialogue social tout en refusant de le brader.

Toujours concrète, toujours imaginative, toujours volontaire, la CFE-CGC a porté de nombreuses propositions en faveur d’un dialogue social performant et de qualité utile à la compétitivité des entreprises et indispensable au bien être des salariés.

C’est pourquoi la CFE-CGC portera des revendications pour un vrai dialogue social fondé sur le partage loyal des informations, le respect des avis qui éclairent les décisions, l’attention plus grande à l’anticipation et la prévention.

Nous serons particulièrement vigilants sur le CHSCT, sa personnalité juridique, la pérennisation de ses missions et prérogatives, ses moyens et ses compétences.

La CFE-CGC est prête à simplifier mais refuse la baisse des moyens du droit syndical en entreprise.

Pour rendre aux entreprises un dialogue de qualité, la CFE-CGC porte haut et fort les fondements d’un parcours du militant reconnu à sa juste valeur.

Enfin, comment imaginer une véritable évolution des pratiques et de la gouvernance des entreprises sans renforcer en même temps la présence des administrateurs salariés dans la structure de tête ?

Pour la CFE-CGC un tel dialogue social serait enfin un véritable levier de performance des entreprises !

Simplifier, moderniser… oui … à condition de ne pas y perdre nos militants en cours de route et nos conditions de travail au passage …

Le patronat sera-t-il être au rendez-vous ?

Dossier suivi par Marie-Françoise Leflon, Secrétaire générale Confédérale : Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser.

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LA CFE-CGC défend la place des CHSCT et médecins du travail

Écrit par UD 38 le . Publié dans Communiqués de Presse Confédéraux

13/01/2015

Dans la négociation actuelle, les partenaires sociaux parviendront-ils à faire cohabiter, simplification, modernisation du dialogue social et maintien des acquis sociaux concernant la santé et la sécurité des salariés ?

Au fil des ans, le CHSCT a réussi à devenir une instance de prévention qui met le travail au cœur des entreprises et à faire prendre en compte par les employeurs, la santé mentale des salariés.

Oui, le CHSCT a un droit d’alerte, un droit d’enquête qui lui permettent de faire des préconisations qui devraient être prises en considération par le chef d’entreprise dans le cadre de son obligation de résultats.

Oui, le CHSCT a un pouvoir indispensable, celui de demander des expertises lorsque l’employeur ne tient compte ni de son avis ni de ses conclusions…

La CFE-CGC est attachée à cette étape-clé de l’entreprise qui réfléchit sur l’organisation du travail et les conséquences des projets économiques sur les risques psychosociaux. La CFE-CGC défend ce lieu d’échange qui doit garder ses prérogatives et ses moyens de fonctionnement. Comment construire une politique de prévention si les entreprises ne se donnent pas les moyens de mettre en place un dialogue social efficace, anticipatif et sécurisant ?

De même, c’est le médecin du travail, ce professionnel en première ligne, qui écoute la souffrance au travail, à titre individuel, protège le salarié du danger et répercute ses alertes à titre collectif sur le CHSCT. Une simplification tous azimuts va le mettre encore plus en danger.

La négociation actuelle ignore les recommandations du rapport VERKINDT, fait régresser les bases des lois AUROUX et affaiblit le professionnalisme des membres du CHSCT.

La CFE-CGC espère que le Patronat redeviendra raisonnable et saura, dans son prochain texte, redonner aux conditions de travail et à la prévention, la place d’honneur fondamentale pour l’expression du dialogue social et le bien-être des salariés.

La CFE-CGC n’acceptera pas de brader les conditions de travail des salariés.