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Selon la CFE-CGC, les administrateurs salariés sont un atout pour redynamiser l’économie française

Écrit par UD 38 le . Publié dans Communiqués de Presse Confédéraux

12/03/2015

Lors des 1ères assises des administrateurs salariés, la CFE-CGC a défendu le rôle central que peuvent jouer les administrateurs salariés dans la mise en œuvre d’une gouvernance d’entreprise plus responsable et par conséquent dans le redressement de l’économie française.

A l’heure où plus de 1000 milliards de dividendes ont été distribués en 2014 à l’échelle du monde, où la rémunération des dirigeants reste une question d’actualité et où les défaillances de l’Etat actionnaire sont pointées du doigt par les parlementaires, la question d’une gouvernance d’entreprise moins financiarisée et plus responsable est désormais posée. Forte des 10 années d’expérience de son cercle d’administrateurs salariés, la CFE-CGC est convaincue que les administrateurs salariés en sont les vecteurs naturels.

Parce qu’ils constituent la voix interne de l’entreprise et de ceux qui la font au quotidien, les administrateurs salariés enrichissent les conseils d’administration des réalités de l’entreprise. Parce qu’ils poussent à prendre en compte la diversité des parties prenantes, ils contribuent à mieux gérer les risques. Et parce que les salariés sont les premiers concernés par la pérennité de l’entreprise, ils sont les gardiens du long terme.

Pour la CFE-CGC, les administrateurs salariés sont clairement un atout pour une gouvernance d’entreprise plus soucieuse du long terme comme de l’investissement industriel, technologique et humain. C’est là un gage de performance économique durable car investir, c’est préparer l’avenir.

Dans une économie du 21ème siècle fondée sur l’innovation et les mutations technologiques, les compétences et plus largement le capital humain jouent un rôle de plus en plus central dans la performance et la compétitivité des entreprises. La CFE-CGC revendique donc le renforcement du poids des salariés dans la gouvernance des entreprises, en allant au bout des préconisations du rapport Gallois et en s’inspirant des propositions de France Stratégie. C’est là une des clefs de la redynamisation de l’économie française.

Entre le capitalisme actionnarial et financier d’inspiration anglo-saxonne qui rend le monde malade de l’argent et le capitalisme managérial et industriel qui privilégie l’investissement, l’emploi et le long terme, le choix de la CFE-CGC est clairement fait. Elle appelle donc le gouvernement à davantage s’inspirer des préconisations de Jean-Louis Beffa et du modèle de codétermination qui est au cœur de la réussite de l’économie allemande. Il doit saisir l’opportunité de la loi sur la modernisation du dialogue social pour élargir la présence des administrateurs salariés. Pour que gouvernance d’entreprise et dialogue social riment en France avec responsabilité et croissance durable.

Dossier suivi par : Alexandre Grillat - Secrétaire National Développement Durable, Energies, RSE et Logement
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La CFE-CGC dit oui à l’appel du MEDEF à la mobilisation en faveur du logement des salariés… mais dans le cadre d’un dialogue social responsable !

Écrit par UD 38 le . Publié dans Communiqués de Presse Confédéraux

11/03/2015

En rendant public son livre blanc pour le logement, le MEDEF vient d’afficher sa volonté de relancer un secteur fortement pourvoyeur d’emplois et essentiel à la qualité de vie et à la mobilité des salariés. La CFE-CGC salue la préoccupation désormais clairement assumée du MEDEF à apporter des réponses efficaces aux besoins des salariés en matière de logement.

C’est de longue date que la CFE-CGC alerte sur la situation du secteur du logement en France où on ne construit pas suffisamment de logements pour répondre aux besoins des salariés. Outre son impact sur des emplois à effet immédiat et non délocalisables, la pénurie de logements conduit à des prix élevés qui pèsent sur le budget des ménages, pénalise le parcours résidentiel des salariés et conduit à de longs trajets domicile – travail.

Consciente des enjeux que le logement constitue pour les salariés, la CFE-CGC ne ménage pas ses efforts, dans le cadre du dialogue social qu’exige un paritarisme responsable, pour renforcer la dynamique engagée par Action Logement à apporter les réponses qu’attendent les salariés et les entreprises. Sous l’impulsion des partenaires sociaux, cette dynamique a conduit à la signature fin 2014 d’une convention quinquennale qui traduit la confiance de l’Etat dans la capacité d’Action Logement à répondre aux enjeux.

Renforcer cette dynamique en concentrant l’énergie et les moyens d’Action Logement sur les vraies réponses aux besoins des salariés et donc des entreprises, c’est à cela que la CFE-CGC va désormais s’atteler, dans le respect d’un dialogue paritaire de qualité. Oui s’il s’agit de renforcer l’action et la visibilité d’Action Logement, non s’il s’agit d’engager une réforme qui serait la propriété du seul MEDEF !

Pour autant, la CFE-CGC considère que les enjeux de la politique logement du pays ne se limitent pas à Action Logement et qu’ils sont ailleurs. A en croire le dernier rapport IGAS-IGF-CGET, c’est l’efficacité des 46 milliards d’euros que le pays consacre chaque année au logement qui doit désormais être sérieusement évaluée. Optimiser les dispositifs de soutien à l’investissement locatif et des aides au logement pour supprimer les effets d’aubaine et dégager des ressources afin de relancer la construction de logements, optimiser le mouvement HLM… c’est aussi à ces chantiers que la CFE-CGC demande au gouvernement de s’atteler s’il veut apporter les réponses qu’attendent les français en matière de logement.

Dossier suivi par : Alexandre Grillat - Secrétaire National au Développement Durable, Energies, RSE et Logement
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A l’occasion de la journée de la femme la CFE-CGC souhaite gardez le cap !

Écrit par UD 38 le . Publié dans Communiqués de Presse Confédéraux

06/03/2015

En 1972, le principe de l’égalité de rémunération entre les femmes et les hommes est pour la première fois inscrit dans une loi.

Plus de 40 ans plus tard, l’Apec, que la CFE-CGC a créée en 1966, nous démontre dans une étude publiée le 4 mars dernier, que les hommes cadres touchent un salaire fixe supérieur de 8,5 % à celui des femmes cadres (à caractéristiques communes : fonction, âge, ancienneté, lieu de l'emploi occupé…).

La Journée de la femme du 8 mars est encore aujourd’hui nécessaire pour maintenir en éveil les consciences sur le parcours accompli et sur ce qu’il faut encore conquérir ! Tant que l’égalité professionnelle entre les hommes et les femmes ne sera pas atteinte, nous aurons besoin de ce jour pour la mettre à la une.

La CFE-CGC, à travers son réseau Equilibre milite pour une égalité hommes-femmes qui passe par la mixité dans les emplois et dans la conciliation des temps professionnel et privé.

Elle est partenaire du projet européen ''Promotion des femmes aux postes de direction" porté par la Confédération européenne des cadres (CEC). Les conclusions de ce rapport ont été présentées le 24 février dernier, devant des membres de la Commission européenne et des députés européens.

Face au constat que les postes de cadres moyens et supérieurs en Europe étaient encore essentiellement occupés par des hommes (entre 61 et 70 % des cadres), le rapport "Promouvoir le management chez les femmes" consiste à proposer de nouvelles mesures de promotion des femmes aux postes de direction et de décision afin d’augmenter la part des femmes aux échelons hiérarchiques moyens et supérieurs.

La CFE-CGC a également contribué tout au long de l’année 2014 aux travaux du groupe de travail paritaire sur les classifications et les critères pouvant discriminer. Ce groupe était prévu dans l’accord national interprofessionnel du 19 juin 2013 vers une amélioration de la qualité de vie au travail et de l’égalité professionnelle, signé par la CFE-CGC.

Partant du constat que le système de classification, dans sa construction même peut induire des inégalités en matière de rémunération et de déroulement de carrière entre les femmes et les hommes, le groupe a eu pour mission d’élaborer une méthodologie permettant aux branches professionnelles, ''d’analyser les critères d’évaluation retenus dans la définition des postes de travail, et ce afin de repérer ceux qui seraient susceptibles d’induire des discriminations entre les femmes et les hommes.''

La CFE-CGC est fière de ce travail qui a débouché sur une méthodologie à destination des négociateurs des classifications. Un outil spécifique CFE-CGC sera prochainement mis à disposition des militants de l’organisation.

Dossier suivi par : Franck Mikula - Secrétaire National du secteur Emploi Formation professionnelle
       ( : 06 69 79 22 84 
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Droits rechargeables : Une nouvelle diminution de droits pour certains chômeurs !

Écrit par UD 38 le . Publié dans Communiqués de Presse Confédéraux

 06/03/2015

Le problème des droits rechargeables pour les personnes trouvant un nouvel emploi mieux rémunéré n’est pas un bug, mais la volonté des signataires !

 

Le système a été construit sur cette base afin d’économiser sur une « minorité » et permettre l’affichage d’un « nouveau système ».  C’est pourquoi la CFE-CGC n’a pas été signataire de cet accord.

 

Lorsque l’on veut introduire un système beaucoup plus onéreux sans augmenter les recettes, il faut déshabiller les uns pour rhabiller les autres.

 

Les signataires l’ont fait sans vergogne en sacrifiant notamment la population des techniciens, agents de maitrise et cadres en instaurant un droit de carence pouvant atteindre 6 mois.

 

Comme ce n’est pas le courage qui étouffe les négociateurs et qu’ils n’avaient pas prévu que les chômeurs se rebellent, au lieu d’assumer, ils se défaussent en disant que c’est un bug.

 

La solution « correctrice » envisagée va amener à maximiser les dépenses.

 

Aussi d’autres populations de chômeurs vont payer la facture afin de compenser ces nouvelles dépenses puisque le dogme de non augmentation des charges est plus que jamais présent.

 

La CFE-CGC prévient que sa population a déjà bien assez donné : la solidarité oui, le plumage non !

 

Dossier suivi par : Franck Mikula - Secrétaire National du secteur Emploi Formation professionnelle

       ( : 06 69 79 22 84 

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L’Europe de l’énergie ne réussira que si elle s’ancre dans les réalités industrielles et change de logiciel

Écrit par UD 38 le . Publié dans Communiqués de Presse Confédéraux

02/03/2015

Pour la CFE-CGC, l’énergie constitue un sujet clef pour renouveler le projet européen auprès de citoyens auxquels il faut assurer une énergie sûre et abordable pour les besoins de leur vie quotidienne et de l’activité économique. Elle salue donc la volonté que vient d’afficher Maros Sefcovic, Vice-Président de la Commission européenne, de relancer l’Union européenne de l’énergie.

Alors que Moscou continue d’utiliser l’arme gazière, la CFE-CGC souscrit aux enjeux mis en avant par la Commission : mettre en commun les ressources, connecter les réseaux, parler d’une seule voix, diversifier le mix et renforcer la sécurité d’approvisionnements... Mais l’exécutif européen doit désormais dépasser le stade de la déclaration d’intention : l’ambition affichée ne contribuera à relancer le projet européen que si elle s’ancre dans le réel.

C’est ainsi que la CFE-CGC défend le rôle central et stratégique que doivent jouer les grands réseaux énergétiques dans la construction de l’Europe de l’énergie. Coopérations renforcées, développement des interconnexions, intégration des énergies renouvelables à la maille européenne, gestion coordonnée des stockages stratégiques… les actions concrètes et ancrées dans la réalité industrielle du secteur ne manquent pas et la France y a un rôle majeur voire moteur à jouer.

Investissements industriels ou technologiques via une politique offensive de R&D et d’innovation… la CFE-CGC soutient la relance des investissements qui doit être au cœur d’une Europe de l’énergie ancrée dans le réel. Cette relance est essentielle à la sécurité et à la compétitivité énergétiques. Elle est au cœur de la renaissance industrielle de l’Europe avec le développement de filières industrielles et scientifiques pourvoyeuses d’emplois durables et qualifiés. Rediriger l’épargne citoyenne ou de long terme, réorienter la politique de rachat d’actifs de la BCE au profit des investissements bas carbone, mettre en place un prix du carbone adéquat… la Commission doit se saisir d’urgence des pistes pour financer ces investissements !

Pour réussir ce défi, la CFE-CGC considère que la Commission européenne doit d’urgence changer de logiciel et le mettre en cohérence avec ses ambitions. Elle doit réviser un logiciel vieux de 20 ans, celui d’un marché intérieur européen bâti sur la seule concurrence et les signaux de court-terme.

Favoriser les décisions de long terme dont a besoin le secteur énergétique, favoriser les coopérations industrielles et les contrats de long terme favorables aux investissements dans les infrastructures… la Commission gagnerait à y consacrer toute son énergie, au lieu de rechercher une illusoire européanisation du mix énergétique pour renforcer son propre pouvoir. C’est la condition de l’indispensable adhésion des citoyens européens !

Dossier suivi par :    Alexandre Grillat - Secrétaire National Développement Durable, Energies, RSE et Logement
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Plaidoyer pour un dialogue social plus efficient et de proximité

Écrit par UD 38 le . Publié dans Communiqués de Presse Confédéraux

26/02/2015

La CFE-CGC se bat depuis des mois pour que les salariés continuent demain d'avoir accès à des représentants qui puissent défendre leurs intérêts au plus près du terrain.

Ainsi le CHSCT est la seule instance qui permet de mettre en place une politique de prévention de santé au travail au plus près des salariés. C'est une instance qui garantit que le capital humain que représentent les salariés de l'entreprise soit valorisé au même titre que les autres actifs de l'entreprise. L'objectif avec le maintien des CHSCT est d'être sur une logique préventive et non curative. Comment éviter que la santé des salariés soit détériorée sur le lieu de travail avec parfois des solutions simples et rapides à mettre en œuvre. Comment faire de la qualité de vie au travail une réalité pour davantage de salariés, y compris les techniciens, agents de maîtrise, cadres et ingénieurs comme nos collègues des fonctions publiques. Tel est le défi que relèvent les représentants de la CFE-CGC dans les CHSCT. Car des salariés plus heureux sur le lieu de travail sont aussi plus productifs pour l'entreprise ou l'administration.

C'est pour cela que la CFE-CGC se bat depuis des mois pour conserver les prérogatives des CHSCT !

De même, nous nous battons pour qu'un projet qui a des conséquences en matière d'emploi ou de conditions de travail fasse l'objet d'une double consultation du siège et de l'établissement concerné. L'objectif là encore est de défendre les salariés au plus près de leur lieu de travail. Il s'agit pour nous d'éviter la mise en place d'un dialogue social à deux vitesses. Avec un dialogue social de qualité dans les sièges des entreprises et un sous-dialogue social dans les établissements ! Pour la CFE-CGC il n'y a pas deux catégories de salariés : quel que soit leur lieu de travail, les salariés doivent avoir les même droits et nous en sommes les garants.

Pour garantir un dialogue social efficient, il faut avoir des représentants connectés au terrain, formés, connus et reconnus. Cela passe par le maintien des moyens actuels en terme d'heures de délégations, de formation, mais aussi l'accès à de nouvelles technologies pour pouvoir communiquer plus facilement avec tous les salariés de l'entreprise. Il s'agit aussi pour attirer des talents dans le syndicalisme de faciliter l'accès au parcours syndical et de le valoriser. Une garantie salariale moyenne, le temps du mandat n'est pas suffisante, c'est le minimum syndical, mais ce n'est pas ce qui nous permettra d'attirer les meilleurs potentiels.

On a aussi les syndicats que l'on mérite en entreprise...

La CFE-CGC attend donc une vraie reconnaissance du parcours syndical !

La CFE-CGC est prête à envisager la simplification des instances, des sujets de négociations et des calendriers de séances mais la contrepartie doit être triple : maintien des moyens syndicaux actuels, reconnaissance des parcours des militants et association des représentants syndicaux au plus près de la prise de décision et de la définition de la stratégie de l'entreprise.

La CFE-CGC demande donc la mise en place d'administrateurs salariés dans les entreprises de plus de 1000 salariés . Nous demandons que les conseils d'administration comportent un tiers d'administrateurs salariés avec voix délibératives et une représentation cadre dans les conseils.
Associer davantage les salariés à la prise de décision, c'est aussi rendre le dialogue social plus mature et faire évoluer la gouvernance des entreprises.

À ce stade, sous réserve des annonces faites par le Premier ministre cet après-midi, le projet du gouvernement semble plus équilibré et ne repart pas de la dernière proposition du Medef mais bien de la feuille de route du ministre du Travail.

La CFE-CGC est donc prudente mais tient à saluer le travail du ministre du Travail et de ses équipes car il y a eu une véritable écoute et une prise en compte des propositions que nous avons portées en vain pendant des mois auprès d'une frange du patronat....

La CFE-CGC est prête à rendre le dialogue social plus efficient pour les salariés, tous les salariés y compris ceux de l'encadrement et les entreprises.

Mais la CFE-CGC refuse de rendre le dialogue social optionnel ou de le brader !

À ce stade, nous attendons des précisions :
- sur l'évolution du nombre d'administrateurs salariés,
- sur le maintien des moyens actuels,
- sur le rôle des suppléants dans les instances,
- sur le maintien des élections sur sigle pour les TPE,
- sur la composition des commissions régionales et des moyens alloués pour qu'elles fonctionnent.

La CFE-CGC attend donc du Premier ministre des annonces pour un dialogue social équilibré en faveur des salariés et des entreprises !

Dossier suivi par : Carole Couvert - Présidente Confédérale
                          ( : 06 16 26 59 43
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