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Pour l’Etat actionnaire aussi, devoir de vigilance et responsabilité sociale sont de mise !

Écrit par UD 38 le . Publié dans Communiqués de Presse Confédéraux

02/02/2015

Avec le début du débat sur la loi pour la croissance et l’activité, la vigilance de la CFE-CGC a été de rigueur tout au long de cette dernière semaine.

Elle s’est ainsi mobilisée contre l’amendement relatif au secret des affaires. Si le gouvernement souhaite enrichir et moderniser le dialogue social, il n’était pas pensable, sous couvert d’une définition trop large du secret des affaires à la main des entreprises, de brider l’action des représentants du personnel et des administrateurs salariés. Si la CFE-CGC se félicite de voir le gouvernement faire machine arrière, elle n’en demeure pas moins vigilante.

C’est aussi parce qu’elle en soutient les objectifs pour faire progresser la responsabilité sociale des entreprises que la CFE-CGC a été attentive au débat sur la proposition de loi visant à rendre effectif le devoir de vigilance des entreprises. Le renvoi en commission, sous la pression de l’AFEP, ne devra en aucun cas conduire à un enterrement de première classe.

La vigilance de la CFE-CGC sera tout autant de mise durant la semaine qui s’ouvre aujourd’hui. Le Parlement va en effet s’attaquer au titre de la loi Macron dédié à la « simplification du cadre juridique de l’intervention de l’Etat actionnaire », avec en toile de fond la mise en œuvre de l’ordonnance du 20 août 2014 et la porte ouverte à un nouveau train de privatisations.

Après les remous créés par les conditions de la cession de 49,99 % de l’aéroport de Toulouse et l’identité du consortium sino-canadien vainqueur, la CFE-CGC considère que toute cession des participations de l’Etat doit elle-aussi répondre à un devoir de vigilance, une exigence de responsabilité sociale mais aussi de développement de l’actionnariat salarié, au-delà bien évidemment des impératifs de souveraineté.

Si la CFE-CGC peut comprendre le souhait de moderniser le cadre d’intervention de l’Agence des Participations de l’Etat (APE), l’actualité impose que le Parlement garde la main sur ce dernier et ne laisse pas l’APE agir à sa guise. Au-delà de la privatisation des aéroports qui ne doit pas suivre la voie contestée des autoroutes, la récente utilisation des droits de vote double pour contourner l’obligation de détenir un tiers de GDF Suez ne peut que nous alerter sur les risques d’une liberté trop grande donnée à l’Etat actionnaire.

Contestation en Grande-Bretagne des conditions de la privatisation de Royal Mail, remise en cause au nom de la souveraineté de la privatisation du port du Pirée par le nouveau 1er ministre grec… le gouvernement serait bien inspiré de davantage tenir compte du contexte européen.

C’est pourquoi la CFE-CGC demande que la volonté de moderniser l’Etat actionnaire soit doublée d’une exigence de vigilance, d’exemplarité et de responsabilité.

Dossier suivi par :    Alexandre Grillat Secrétaire National - Développement Durable, Energies, RSE et Logement

( : 06 85 02 71 20 -  1 : Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser.

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Quand le gouvernement parle de politique industrielle, la CFE-CGC cherche l’erreur…

Écrit par UD 38 le . Publié dans Communiqués de Presse Confédéraux

29/01/2015

A l’heure où le chômage de masse n’en finit plus de frapper nos concitoyens, la CFE-CGC considère que la priorité est de mobiliser toutes les énergies pour répondre à la première des attentes des français, à savoir la bataille pour l’emploi. La CFE-CGC est convaincue que dans un contexte économique marqué par la désindustrialisation, cet impératif passe par une politique industrielle à la hauteur des enjeux, en France comme en Europe.

 

Malgré l’urgence de cet impératif, il n’y a rien dans la loi défendue en ce moment au Parlement par le Ministre en charge de l’Industrie qui réponde à cet enjeu. C’est pourtant ce que les français sont en droit d’attendre d’une loi que l’on annonce destinée à soutenir la croissance et l’activité.

 

Pire, cette loi pourrait s’avérer contraire aux intérêts de l’industrie française. Qui peut croire que le développement du transport par autocars, sans réelle régulation, sera sans impact sur la filière industrielle ferroviaire française, pourtant filière d’excellence, du fait de la concurrence frontale créée avec le  train ? Et comme le dit Thomas Piketty, ce ne sont pas d’autocars dont les français ont besoin, c’est avant tout d’emplois.

 

La CFE-CGC est tout aussi convaincue que ce n’est pas en lâchant la bride de l’Etat actionnaire que nous le doterons enfin d’une vision industrielle qui lui fait aujourd’hui défaut et que l’abandon des activités énergie d’Alstom a mis en exergue ? Qui peut enfin croire que c’est en privatisant les aéroports au nom de l’optimisation financière que nous préserverons la souveraineté du pays sur ses infrastructures, que nous faciliterons les investissements productifs dans notre pays et que nous soutiendrons l’industrie aéronautique française ? Les américains ont le libéralisme moins béat…

 

Dans le même temps, le Premier Ministre a déclaré le climat grande cause nationale. La CFE-CGC doute que le développement des autocars, plus émetteurs de C02 que les trains à traction électrique, y réponde. Elle rappelle aussi que la politique tarifaire en matière d’électricité n’est pas là pour répondre à des compromis politiques grossiers en faveur de quelques lobbies influents, mais plutôt pour faciliter des investissements qui sont essentiels au tissu industriel de notre pays et au développement de filières d’excellence.

 

La CFE-CGC attend donc du gouvernement qu’il se hisse au niveau des enjeux industriels et économiques de notre pays au lieu de faire des lois Potemkine. Oui à une vraie politique industrielle qui prépare l’avenir du pays dans la compétition mondiale, de son économie et son modèle social. Non à une foi aveugle dans l’idée selon laquelle le progrès, c’est de faire confiance au seul marché et de ne favoriser que la concurrence !

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Chômage 2014, une année noire

Écrit par UD 38 le . Publié dans Communiqués de Presse Confédéraux

28/01/2015

Le constat est noir sur le front du chômage en 2014 : le nombre de demandeurs d’emploi a augmenté de plus de 6 % en un an et si l’on observe les plus de 50 ans, l’augmentation a été de plus de 10 %.

Les demandeurs d’emploi sont de plus en plus nombreux et pour des durées de plus en plus longues. La durée moyenne d’inscription à Pole Emploi est désormais de 539 jours ce qui est la durée la plus longue observée !

Malheureusement, ni les emplois aidés ni les milliards promis aux entreprises par le Gouvernement dans le pacte de responsabilité n’ont d’effets sur l’emploi. Ainsi, plus de 8 embauches sur 10 se font en CDD, ce qui représente un maximum historique. De plus, ces contrats ont des durées de plus en plus courtes puisque la moitié de ces embauches se fait pour des contrats de moins de 8 jours.

Nous appelons les entreprises à un sursaut urgent et salutaire pour que les efforts faits par les contribuables en faveur de cette politique de l’offre et subits par les millions de demandeurs d’emploi servent à créer et à sauvegarder des emplois.

Sortir d’une telle crise ne sera possible qu’en s’appuyant sur un dialogue social riche et efficace basé sur la confiance. Il faut mobiliser toutes les énergies et tous les acteurs, de la formation initiale à la formation continue tout au long de la vie, pour construire une véritable sécurisation des parcours.

La CFE CGC sera toujours présente, dans le cadre d’un véritable dialogue social responsable, pour se mobiliser autour de solutions innovantes favorisant la croissance, la préservation et la création d’emplois.

Dossier suivi par :  Franck MIKULA Secrétaire national en charge de l’emploi et de la Formation ( : 06 69 79 22 84 -  1 Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser.

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Dialogue social : La CFE-CGC atterrée par l’autisme du patronat.

Écrit par UD 38 le . Publié dans Communiqués de Presse Confédéraux

22/01/2015

Ce matin, la négociation a démarré sur un texte qui non seulement n’avait pas du tout pris en compte les points cruciaux que nous ne cessons de rappeler et de défendre depuis des semaines, mais en plus il était en recul sur le CHSCT.

A l’issue du premier tour de table, le MEDEF était censé revenir vers les organisations syndicales avec une nouvelle rédaction pour redonner de la place au dialogue social dans les entreprises.

En début d’après midi, le Medef a annoncé qu’il était dans l’incapacité de rédiger un nouveau texte.

La négociation a donc pris fin très rapidement. La CFE-CGC ne porte en rien la responsabilité de cet échec qui incombe totalement au patronat qui n’a pas su ou voulu entendre les demandes légitimes de la CFE-CGC.

Négocier, simplifier oui, brader hors de question pour la CFE-CGC.

Nous devons tirer les enseignements de cette négociation « plantée ».  Il est urgent de travailler entre organisations syndicales pour proposer une nouvelle méthodologie de négociation plus respectueuse des partenaires et des discussions multilatérales.

Nous ne pouvons plus admettre de subir la méthode imposée par le patronat.

Négocier, ce n’est pas écraser ses interlocuteurs, ce n’est pas tirer la couverture à soi, c’est rechercher des compromis profitant au collectif. Il est regrettable que le patronat n’ait pas respecté ces fondamentaux.

Carole Couvert
Présidente de la CFE-CGC – Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser. 

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Pour la CFE-CGC : la loi Macron doit s’adapter aux besoins de l’économie et du pouvoir d’achat.

Écrit par UD 38 le . Publié dans Communiqués de Presse Confédéraux

21/01/2015

L’examen du projet de loi « croissance et activité » par la commission spéciale vient de se terminer.

Cette loi, proposée par Emmanuel Macron,  loi fourre tout comme elle est parfois nommée, traite des professions réglementées, du travail du dimanche, des liaisons par autocars, des conseils des prud’hommes, de l’épargne salariale et des plans sociaux.

Peut-être cela s’inscrit dans une philosophie cohérente mais comme les organisations syndicales n’ont pas été consultées sur ce texte, la finalité nous a certainement échappé !

1800 amendements ont été proposés et près de 450 ont été retenus. La CFE-CGC, par ses propositions constructives, a contribué à tenter d’améliorer les propositions initiales.

Malheureusement, en restant sur des postures,  sur le travail du dimanche ou sur un forfait social allégé pour l’investissement de l’épargne salariale à moyen long terme en faveur de l’économie réelle, l’initiateur de cette loi prend le risque de valider la critique majeure adressée à sa proposition :

Une loi uniquement destinée à « rassurer » Bruxelles et notre voisin sur notre capacité à réformer !

La France  a besoin de réformes, c’est certain, mais ces réformes doivent, avant tout,  rendre du pouvoir d’achat et donner de  meilleures conditions de vie et de travail à nos concitoyens.

La CFE-CGC demande une loi véritablement utile à l’économie réelle et au pouvoir d’achat.

Nous avons l’espoir que les députés et sénateurs, lors du débat parlementaire, sauront l’améliorer pour la rendre efficace et répondre ainsi aux seuls objectifs qui comptent.

Contact : Dossier suivi par : Alain GIFFARD Secrétaire national en charge de l’économie et l’industrie ( : 06 80 23 50 72 -  1 : Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser.

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Négociation sur les IRP / Quel sort pour le dialogue social ?

Écrit par UD 38 le . Publié dans Communiqués de Presse Confédéraux

14/01/2015

La négociation sur la modernisation du dialogue social va entamer son dernier round.

Compte tenu des évènements de la semaine dernière, la CFE-CGC espère que le patronat saura entendre les nombreuses propositions que nous avons portées depuis le début de cette négociation afin de simplifier le dialogue social tout en refusant de le brader.

Toujours concrète, toujours imaginative, toujours volontaire, la CFE-CGC a porté de nombreuses propositions en faveur d’un dialogue social performant et de qualité utile à la compétitivité des entreprises et indispensable au bien être des salariés.

C’est pourquoi la CFE-CGC portera des revendications pour un vrai dialogue social fondé sur le partage loyal des informations, le respect des avis qui éclairent les décisions, l’attention plus grande à l’anticipation et la prévention.

Nous serons particulièrement vigilants sur le CHSCT, sa personnalité juridique, la pérennisation de ses missions et prérogatives, ses moyens et ses compétences.

La CFE-CGC est prête à simplifier mais refuse la baisse des moyens du droit syndical en entreprise.

Pour rendre aux entreprises un dialogue de qualité, la CFE-CGC porte haut et fort les fondements d’un parcours du militant reconnu à sa juste valeur.

Enfin, comment imaginer une véritable évolution des pratiques et de la gouvernance des entreprises sans renforcer en même temps la présence des administrateurs salariés dans la structure de tête ?

Pour la CFE-CGC un tel dialogue social serait enfin un véritable levier de performance des entreprises !

Simplifier, moderniser… oui … à condition de ne pas y perdre nos militants en cours de route et nos conditions de travail au passage …

Le patronat sera-t-il être au rendez-vous ?

Dossier suivi par Marie-Françoise Leflon, Secrétaire générale Confédérale : Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser.