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Allocations chômage dégressives pour les cadres :

Écrit par UD 38 le . Publié dans Communiqués de Presse Confédéraux

quand le gouvernement s’essaye au populisme.

01/10/2018

Le populisme est le moyen de propagande par lequel un dirigeant politique désigne une catégorie sociale à la vindicte des autres et ce afin de détourner leurs regards de la nature des vrais problèmes. L’opération de communication engagée en plein mois d’août par le gouvernement, relayée par quelques éditorialistes et députés en service commandé concernant la dégressivité des allocations chômage pour les cadres relève exactement de ce procédé nauséabond.

L’assurance chômage est un système assurantiel et contributif. Aux données de 2017, 42 % des ressources du régime sont assurées par les cotisations sur les salaires des cadres. Ces derniers concentrant pour leur catégorie 15 % des dépenses en allocations. Ainsi les cadres contribuent à hauteur de 27 % à la solidarité inter-catégorielles qui permet au régime d’exister et de donner des allocations à toutes les catégories et notamment les plus exposées au risque du chômage.

La dégressivité des allocations est inefficace sur le plan économique et néfaste sur le plan social. Raison pour laquelle le principe de dégressivité a été abandonné en France comme dans beaucoup de pays d’Europe. Poussé qu’il est d’accepter un emploi sans rapport avec ses qualifications, un salarié au chômage bascule beaucoup plus vite dans la précarité sociale. Consulter les travaux des experts scientifiques sur ce sujet éviterait à beaucoup de temps et de salive perdus à colporter les bonnes idées de coin de bar qui font l’attrait du café du commerce pour tous ceux à qui gouverner la France n’impose pas de prendre un peu de hauteur.

Désigner la catégorie des « cadres », la plus contributive au régime, comme une source disponible à générer des économies est le signe de la misère intellectuelle du populisme le plus vulgaire. Des gisements immenses existent aux économies pour pérenniser le régime.

En premier, les 4 milliards liés à l’usage abusif de la « permitence ».

Les économies, elles, se feront naturellement en réduisant fortement les 300 jours d’inscription en moyenne au chômage avant un retour durable dans l’emploi. Il faudra pour cela des moyens et une volonté stratégique qui font cruellement défaut à la direction de pôle emploi. Travailler sur l’encadrement et la requalification des chômeurs, libérer les conseillers de pôle emploi d’une gestion par les coûts et les indicateurs, voilà quelques clés pour produire un effet positif sur le niveau d’emploi en France.

Mais il faut pour cela sortir de la politique des lieux communs et des idées reçues. Il nous semblait jusqu’alors que le populisme et ses vielles recettes grossières faisaient partie des « tabous » de ce gouvernement. On sait désormais que non.

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Le projet de Loi PACTE n’est pas à la hauteur des défis

Écrit par UD 38 le . Publié dans Communiqués de Presse Confédéraux

auxquels l’économie française est confrontée.

05/09/2018

A l’heure où s’ouvre le débat parlementaire, il est urgent et indispensable que la loi PACTE inclue les mesures structurelles mettant les marges retrouvées et les gains de productivité de nos entreprises au service de davantage d’investissements. C’est d’autant plus nécessaire dans le contexte de besoins accrus pour financer la transition énergétique et écologique.

Il faut restaurer la primauté du long terme sur le court terme financier, ce pour quoi l’application volontaire de la RSE (Responsabilité Sociale d’Entreprise) se montre insuffisante.

La situation de l’emploi et notre cohésion sociale s’en trouveront grandement améliorées.

Des études récentes* confirment les effets de l’adoption par les dirigeants des grandes entreprises françaises de la stratégie de gestion consistant à maximiser la création de valeur à court-terme pour leurs actionnaires en versant des dividendes importants. L’étude Henderson d’août 2018 souligne le versement de dividendes record par les sociétés françaises. Elle permet également de constater que les dividendes versés par les sociétés allemandes sont inférieurs de 15% à ceux versés par les entreprises françaises, soit 40% de moins une fois corrigé du poids relatif des économies allemande et française. La priorité donnée aux politiques de dividendes très élevés se fait au détriment de l’autofinancement des investissements expliquant par exemple le retard de robotisation de notre industrie. C’est également un facteur d’étouffement de toute la chaine de sous-traitance pour l’essentiel constituée de PME et d’ETI. Enfin, cela accroit les délocalisations en pays low-cost d’activités industrielles et tertiaires mais également maintenant de travaux qualifiés d’ingénierie, l’ensemble pénalisant la croissance française.

Pour la CFE-CGC, la réponse structurelle à ces dérives nuisibles est d’améliorer en profondeur la gouvernance des entreprises.

L’ajout de la notion d’intérêt social dans le code civil ne sera que de faible portée. Les salariés étant la partie la plus intéressée au long terme de l’entreprise, il faut ajouter que l’entreprise doit être gérée dans l’intérêt équilibré de ses deux parties constituantes que sont ses associés/actionnaires et ses salariés. L’inscription de sa raison d’être dans les statuts devrait être obligatoire et non facultatif. Une instance pluridisciplinaire, non limitée aux représentants des chefs d’entreprise comme c’est le cas pour le code AFEP Medef, devrait être chargée de rédiger un code de gouvernement d’entreprise plaçant l’intérêt social au cœur de la gouvernance

Une représentation accrue des salariés dans les organes de gouvernance des sociétés employant plus de 1000 salariés est indispensable pour mieux prendre en compte les enjeux de long terme, de nombreux chefs d’entreprise sont maintenant ralliés à cette mesure. La loi devrait prescrire une proportion d’au moins un tiers d’administrateurs salariés dans les conseils de toutes les sociétés, y compris celles par actions simplifiées (SAS).

L’actionnariat salarié, qui est le pan le plus stable du capital des entreprises, doit être développé mais cela ne pourra se faire sans la capacité réelle des salariés actionnaires à exprimer leur position sans préemption par les directions. Il est donc indispensable que les conseils de surveillance des fonds d’actionnariat salarié comportent au moins 2/3 de leurs membres représentant les salariés. Une telle mesure était d’ailleurs incluse, avant d’être finalement retirée, dans la 1ère version de la loi Macron en 2015 !

* Janus Henderson Global Dividend Index 19ème édition (août 2018)
Flash Economie Natixis 937 (31/08/2018) : La croissance de la France est devenue structurellement plus faible que celle du reste de la zone euro : pourquoi ?

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Rapport de la Mission LECOCQ :

Écrit par UD 38 le . Publié dans Communiqués de Presse Confédéraux

la CFE-CGC favorable à la synergie nationale et coordonnée des acteurs de la prévention

20/08/2018

La CFE CGC est favorable à la mise en synergie des institutions et organismes en santé au travail, en prévention des risques professionnels et amélioration des conditions de travail.

Les partenaires sociaux ont élaboré en 2016 avec la Direction Générale du Travail le Plan Santé Travail 3 avec comme axes principaux :
- la prévention des risques psychosociaux et des troubles musculosquelettiques,
- la prévention de la désinsertion professionnelle,
- la promotion de la qualité de vie au travail.

Ces sujets devraient s’imposer aux acteurs de la prévention (appelés aussi « préventeurs »).

Force est de constater que notre population (cadres et encadrants, techniciens et agents des services publics) subit des organisations du travail de plus en plus pathogènes et sont victimes de troubles psychiques liés au travail dont le syndrome d’épuisement professionnel. A l’heure de la révolution numérique que nous vivons, la situation s’aggrave.

Le partenariat inter-institutionnel fonctionne dans quelques régions sous l’impulsion d’individualités. Mais cela ne constitue pas une politique nationale dynamique.

La situation est critique et alarmante, les 10.000 accidents psychiques reconnus annuellement par la Caisse Nationale d’Assurance Maladie (CNAM) constituent la pointe de l’iceberg. Les salariés et agents souffrent. Les entreprises et la Fonction Publique paraissent inconscientes des dégâts humains provoqués et des pertes de productivité induites.

La CFE-CGC est en prise permanente avec la réalité de terrain. Nous sommes convaincus qu’un investissement massif en prévention primaire homogène sur tout le territoire aidera à concilier une bonne santé au travail et la transformation de l’Entreprise.

Une mobilisation coordonnée de tous les préventeurs est une nécessité, voire une cause nationale !

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Projet de Loi PACTE :

Écrit par UD 38 le . Publié dans Communiqués de Presse Confédéraux

La montagne accouche d’une souris !

18/06/2018

La CFE-CGC partage l’objectif de repenser la place des entreprises dans la société, de les faire grandir pour leur permettre d’innover, d’exporter et de créer des emplois. Mais la santé encore médiocre de notre économie, avec un chômage important, un déficit élevé du commerce extérieur et la méfiance de nos concitoyens envers les grandes entreprises suite à la multiplication d’affaires matérialisant la prééminence de la financiarisation sur une gestion responsable et de long terme appelaient des mesures plus ambitieuses.

Concernant la place des entreprises dans la société, la CFE-CGC regrette que les dispositions proposées soient en retrait par rapport aux recommandations pourtant mesurées du rapport Sénard-Notat. La formulation de la raison d’être de l’entreprise est une voie de progrès pour la distinguer de la société ‘objet juridique’ et doit être généralisée et non seulement optionnelle. Le nombre d’administrateurs salariés doit être augmenté pour orienter davantage les décisions de l’entreprise sur des critères de long terme.
Alors que le Gouvernement a affiché l’objectif de 100% des salariés couverts par un dispositif d’épargne salariale, les mesures proposées sont uniquement incitatives et de portée réduite par l’allongement des délais d’effet de franchissement des seuils sociaux : des propositions simples et réalistes permettant d’atteindre cet objectif avaient pourtant été formulées dans le cadre du COPIESAS.
L’harmonisation des dispositifs d’épargne retraite apporte plus de lisibilité mais exclut bizarrement de son champ le dispositif ‘article 82’ qui donne lieu à de nombreux abus. La CFE-CGC regrette par ailleurs que le projet n’intègre aucune disposition pour une finance plus responsable.
Les mesures visant à stimuler l’actionnariat salarié vont dans le bon sens, la CFE-CGC espère que les entreprises s’en empareront pour le développer et matérialiser la convergence à long terme des intérêts des salariés et des actionnaires dans un modèle d’entreprise équilibré. La CFE-CGC demande que le projet soit complété d’une mesure permettant aux salariés actionnaires d’exprimer leur position propre dans les conseils de surveillance des fonds d’actionnariat salarié.
Concernant les dispositions relatives à la cession de participations de l’État, la CFE-CGC rappelle que les infrastructures de transport et de distribution d’énergie sont stratégiques pour notre pays et ont des impératifs de gestion et d’investissement à long terme. La place de l’État comme actionnaire de référence y est donc importante.

En conclusion, la CFE-CGC est une nouvelle fois globalement déçue par le résultat d’un processus de consultation dans lequel elle s’est impliquée avec des propositions argumentées élaborées grâce à sa connaissance approfondie des entreprises et de leur environnement. Elle continuera à les promouvoir pour que le débat parlementaire enrichisse ce projet de Loi dans l’intérêt de nos entreprises, de leurs salariés et de l’ensemble de nos concitoyens.

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Concertation handicap, après le partage, la déception !

Écrit par UD 38 le . Publié dans Communiqués de Presse Confédéraux

La CFE-CGC partageait le constat du gouvernement. Il y a urgence à se mobiliser tous pour l’emploi des personnes en situation de handicap.

06/06/208

Les chiffres sont accablants : 2,7 millions de personnes en situation de handicap et en âge de travailler. Le taux de chômage des travailleurs handicapés est de 19%, contre 10% pour les travailleurs valides.

Le gouvernement a annoncé en février 2018 une politique ambitieuse pour l’emploi des travailleurs handicapés.

La 1ere partie de la concertation s’est terminé mardi 5 juin.

Nous à la CFE-CGC, fortement impliqué sur l’emploi des travailleurs handicapés nous y avons cru et attendions une augmentation du taux d’emploi des travailleurs handicapés (nous avions proposé un taux de 9%).

Nous attendions une contribution financière de toutes les entreprises à partir de 1 salarié.

Nous attendions un alignement des mesures concernant le secteur privé et public.

Nous attendions des avancées importantes pour l’inclusion et le maintien dans l’emploi des travailleurs en situation de handicap.

Les premières annonces de Madame la secrétaire d’état aux personnes en situation de handicap allaient dans ce sens-là !

Les arbitrages gouvernementaux, et notamment ceux de Bercy en ont décidé autrement :

Le taux des travailleurs handicapés restera à 6% (révisable tous les 5 ans).

Seules les entreprises de plus de 20 salariés verseront une contribution.

Une occasion législative perdue, dans la précipitation !

La CFE CGC ne peut que le regretter au moment où le handicap psychique représente la 1ere cause d’invalidité et de sortie du monde du travail !
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La secrétaire d’État, chargée de l’égalité des femmes et des hommes Marlène Schiappa

Écrit par UD 38 le . Publié dans Communiqués de Presse Confédéraux

et la ministre du travail, Murielle Penicaud ont présenté ce mercredi 9 mai le volet égalité F/H du projet de loi « pour la liberté de choisir son avenir professionnel »

09/05/2017

La CFE-CGC, avec son réseau équilibre, a été un acteur moteur de cette concertation et a fourni 4 contributions écrites lors des 6 réunions de travail sur le sujet.

Pour la CFE-CGC les annonces et décisions prises vont dans le bon sens : Référent pour traiter les violences faites aux femmes en entreprise, obligation de résultat sur la réduction des écarts salariaux sous peine de sanction, outil de mesure homogène des écarts de salaires quelle que soit l’entreprise, droit à la formation renforcé pour les temps partiels, pression mise sur les branches et les entreprises afin de publier les résultats dans des rapports annuels assortis de plan d’action. Même si toutes nos contributions n’ont pas été prises en compte, il semble que cette fois les organisations syndicales aient été un peu plus entendues que les organisations patronales. Mais au-delà d’un texte de loi c’est sa déclinaison pratique et concrète sur le terrain qui permettra d’améliorer la situation.

Si ces dispositions témoignent d’une réelle volonté d’avancer, il restera cependant à gagner la bataille des stéréotypes de genre qui font que :

• tous les métiers ne sont pas mixtes, et que ceux à prédominance féminine sont en général moins bien payés.
• les hommes s’arrêtant beaucoup moins pour garder les enfants que les femmes ces dernières s’en trouvent pénalisées dans leur carrière et leur progression professionnelle.
• les plafonds de verre subsistent dans bon nombre d’entreprise et d’organisations...
• la conciliation des temps de vie, à l’air du numérique n’a pas encore trouvé une déclinaison concrète efficiente

Ces changement là sont culturels. Ils prennent du temps. La CFE-CGC s’implique totalement, à la fois dans la mise en place et le suivi des mesures annoncées et dans la nécessaire transformation des esprits qui seule peut faire évoluer sur le fond le sujet de l’égalité professionnelle.