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Réforme de l’Assurance Chômage :

Écrit par UD 38 le . Publié dans Communiqués de Presse Confédéraux

Une attaque violente contre les cadres, un populisme assumé.

19/06/2019

Le 18 juin 2019 restera dans l’histoire sociale de notre pays comme un jour sombre, annonciateurs de puissants orages.

Après avoir spolié les salariés en transformant leur cotisation chômage en impôt (cotisation en CSG). Après avoir saboté la négociation de la convention assurance chômage par une lettre de cadrage intenable. Après avoir fait flotter pendant un an des ballons d’essai dans l’air trouble des préjugés et des contrevérités. Le gouvernement finit le travail, assassine le caractère assurantiel du régime et organise la lutte contre les chômeurs au nom de la lutte contre le chômage.

Le mot est revendiqué : il faut « inciter » le chômeur à retrouver un emploi et pour cela, le priver du droit pour lequel il s’est assuré pendant son activité. Celui de continuer à vivre sans ajouter à l’angoisse du chômage, la crainte du déclassement et l’imminence de la précarité. Ces conditions réunies, selon le gouvernement, le chômeur, poussé par la faim et la peur, acceptera ces bons emplois dont, parait-il, personne ne veut. Il sera mobile et flexible, précaire et conciliant. Comme si le million et demi de chômeurs non indemnisés n’avaient jamais existé.

La dégressivité des allocations ne marche pas, c’est désormais une vérité établie scientifiquement. Elle a existé, elle a été abandonnée car contre-productive. Elle pousse à la reprise d’emploi sous-qualifié, elle pousse au déclassement professionnel sous la terreur du déclassement social. Elle dévalue l’échelle des compétences sur le marché de l’emploi jusqu’à priver encore plus d’emploi ceux qui en sont le plus éloignés.

Au surplus, prétendre que les cadres privés d’emploi sont des fumistes qui « profitent » de leurs allocations d’autant plus longtemps qu’elles sont élevées est une faute impardonnable. C’est méconnaitre la réalité de ce que vivent les cadres victimes des plans sociaux, des restructurations et du burn-out, trop vieux, trop chers et qui ont d’autant plus de mal à retrouver un emploi du même niveau de qualification et de responsabilité que leur carrière fut longue et valorisée. Et le taux moyen de chômage de cette catégorie, et les difficultés des entreprises à recruter des jeunes diplômés exigeants sur leurs valeurs, ne disent rien de la réalité de toutes ces vies brisées par l’épreuve du chômage.
Enfin s’ajoute l’indignité, la faute morale de prétendre faire cela au nom de la justice sociale en privant de leurs droits ceux qui contribuent le plus à la solidité du système par leur contribution à la solidarité intercatégorielle. Ce gouvernement, dont la première priorité fut de supprimer l’ISF, semble avoir une idée sur le revenu moralement acceptable pour un demandeur d’emploi. Quand le vice et la vertu sont définis par décret, il y a lieu de craindre le pire pour la société.

La violence de cette attaque, contre les chômeurs en général, contre les cadres en particulier, contre le régime d’assurance-chômage, contre le principe de solidarité est une attaque contre la société toute entière. La CFE-CGC, dénonçant la gravité de cette attaque, son caractère populiste et l’irresponsabilité du gouvernement face aux conséquences qu’elle génère prendra ses responsabilités et mettra tout en œuvre pour empêcher cette régression inacceptable.

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COMMUNIQUE DE PRESSE UGICT-CGT / CFE-CGC

Écrit par UD 38 le . Publié dans Communiqués de Presse Confédéraux

Pétition commune UGICT-CGT / CFE-CGC contre le projet du gouvernement sur l’indemnisation chômage des cadres

11/06/2019

Le gouvernement doit annoncer le 17 juin les mesures qu’il retiendra pour sa réforme de l’assurance chômage. Parmi les pistes officielles, la dégressivité et le plafonnement des allocations chômage des cadres.

Cette disposition serait scandaleuse, inefficace et porterait un coup déterminant à un système contributif, assurantiel et qui est le socle d’une solidarité efficace, depuis de longues années, entre salariés actifs et salariés privés.

Nous rappelons que, selon les chiffres de l’UNEDIC, les contributions des cadres financent le régime à hauteur de 42% alors qu’ils ne reçoivent que 15% des allocations.

Face à la menace de plus en plus précise d’une discrimination à l’encontre des cadres dans l’indemnisation du chômage, l’UGICT-CGT et la CFE-CGC vous invitent à signer massivement une pétition sur https://www.change.org/p/emmanuel-macron-non-à-la-dégressivité-des-allocations-chômage

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9 Mai : célébrons l’Europe que nous aimons !

Écrit par UD 38 le . Publié dans Communiqués de Presse Confédéraux

Le 9 mai, c’est la fête de l’Europe, notre fête à nous tous, citoyens de l’Union Européenne dont nous pouvons voir une trace évidente sur nos passeports.

09/05/2019

Au-delà de l’action des hommes et les femmes qui ont œuvré pour assurer la paix, la construction Européenne souffre de son retard dans la construction de l’Europe sociale et n’assure pas aujourd’hui un niveau de vie digne pour tous ces ressortissants.

« L’Europe ne se fera pas d'un coup, ni dans une construction d'ensemble : elle se fera par des réalisations concrètes, créant d'abord une solidarité de fait. » Cette déclaration de Robert Schuman le 9 mai 1950, conserve tout son sens.

Pour la CFE-CGC, l’Europe ce n’est pas un choix : c’est notre maison.

Chaque jour, nous travaillons pour défendre les intérêts de l’encadrement et des cadres dans les comités d’entreprise européens, mais aussi auprès des institutions européennes, dans la Confédération Européenne des Cadres (CEC), ou du Comité Economique et Social Européen.

Interrogés sur les décisions qui les rendraient fiers d’appartenir à l’Union, les adhérents CFE-CGC se prononcent très majoritairement en faveur d’une convergence renforcée, voire d’une harmonisation des législations nationales en matière fiscale et sociale, pour lutter contre le dumping social.

Si l’Union européenne est imparfaite et présente des carences, elle dispose néanmoins des leviers significatifs permettant aux Etats membres de répondre ensemble aux problématiques communes qui dépassent les frontières et de défendre les droits humains et sociaux sur la scène mondiale.

L’Europe doit renforcer sa dimension sociale et industrielle afin de garantir une prospérité qui bénéficie à toutes et tous. Une Europe Unie dans la diversité qui protège ses citoyens vers un avenir plus juste.

A chaque citoyen d’être acteur de la construction européenne en allant choisir le 26 mai prochain, les députés européens qui porteront votre vision du projet européen.

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Plafonnement des indemnités des cadres :

Écrit par UD 38 le . Publié dans Communiqués de Presse Confédéraux

Une mesure injuste, inutile et symboliquement grave

30/04/2019

Au moment où Emmanuel Macron faisait son discours plein de solennité sur la solidarité française, sans doute avait-il déjà décidé de s’attaquer au système qui en est le meilleur symbole : l’assurance chômage.

Muriel Pénicaud, mettant à exécution des menaces maintes fois répétées depuis des mois, annonce dans un entretien publié ce matin dans les échos que les allocations chômage des cadres vont être plafonnées.

Tout a déjà été dit sur le caractère inique de cette mesure. Que les cadres financent les ressources du régime d’assurance-chômage hauteur de 42 % quand ils en utilisent seulement 15 %, laissant 10 milliards d’euros à la solidarité inter-catégorielle. Que le régime est par définition assurantiel et proportionné à la perte de revenu accompagnant la perte d’emploi. Que les cadres, déjà, attendent 5 mois avant de toucher le moindre euro d’indemnisation au titre justement de la solidarité.

Tout a été dit sur l’ineptie économique d’une mesure injuste touchant symboliquement quelques personnes quand l’abus des contrats précaires pour des millions de personnes coûte plus de 6 milliards au régime d’assurance chômage. Que rien n’est fait pour récupérer les 500 millions d’euros que coûtent les travailleurs frontaliers. Que rien n’est fait pour soulager le régime des dépenses que l’état impose sans concertation au nom d’une politique publique de l’emploi bien peu efficace.

Mais le pire, désormais, c’est l’argumentation fournie pour justifier ce qui ne peut pas l’être. Ce gouvernement, ami des milliardaires, qui supprime l’ISF pour s’attirer les faveurs du capital, se pique dorénavant de connaitre et définir le revenu qu’il est décent d’avoir quand on est privé d’emploi. Peu lui importe le principe qui fonde la cohérence et la force du régime d’assurance chômage, rompant le pacte de solidarité inter-catégoriel, usant d’arguments fallacieux, il emmène la société vers sa désagrégation et l’assurance chômage vers la privatisation.

La CFE CGC en prend acte.

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Ce n’est pas aux cadres français

Écrit par UD 38 le . Publié dans Communiqués de Presse Confédéraux

de payer l’incurie de l’État !

27/03/2019

Nous ne le répéterons jamais assez, avant la fiscalisation des contributions salariale au régime d’assurance chômage, le régime était, sur sa partie assurantielle, à l’équilibre.

Les causes du déficit sont les dépenses imposées par l’État, au nombre desquelles l’indemnisation des travailleurs frontaliers.

Le problème est le suivant : le versement d’allocation par Pôle emploi à des chômeurs résidant en France, mais ayant travaillé dans un pays frontalier. Ces travailleurs ont acquitté leurs cotisations dans le pays d’emploi, ils doivent être indemnisés par celui-ci.
Pour la simple année 2017, l’indemnisation de ces chômeurs a coûté au régime français plus de 700M d’euros ! (Plus de 3Mds en cumulé depuis 2013).

La refonte du règlement européen CE n°883/2004, qui est en discussion depuis 2016, avait notamment pour objectif de ne plus faire porter au pays de résidence, l’indemnisation chômage du travailleur frontalier, mais au pays d’emploi.

Malheureusement, la Suisse, dont l’indemnisation des anciens travailleurs représente 680 millions d’euros, n’est pas concernée par cette modification, et le Luxembourg, (120M millions d’euros), négocie une application différée du nouveau règlement (jusqu’en 2026) !

Ces deux pays représentent plus de 87% des dépenses d’allocations aux travailleurs frontaliers !

Plutôt que de réformer l’assurance chômage jugée trop généreuse, notamment envers les cadres, en baissant les droits des demandeurs d’emploi, nous demandons au Gouvernement :

  • De rembourser au régime ces dépenses qui ne sont pas du fait des partenaires sociaux, mais uniquement de l’État
  • De prendre ses responsabilités et de négocier, comme le règlement le permet, des conditions de remboursement plus justes.

Pour la CFE-CGC il est impensable et irresponsable de faire payer les cadres français en lieu et place de la Suisse ou du Luxembourg.

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Assurance chômage : préserver un système

Écrit par UD 38 le . Publié dans Communiqués de Presse Confédéraux

assurantiel et contributif sans discriminer les cadres

05/03/2019

Reçu le 4 mars par Muriel Pénicaud, ministre du Travail, dans le cadre de la future réforme de l’assurance chômage, François Hommeril a rappelé la ferme opposition de la CFE-CGC à une possible dégressivité ou plafonnement des allocations pour les cadres. Deux pistes inacceptables alors que ceux-ci sont les principaux contributeurs nets du régime.

Alors que l’État a repris la main sur le dossier de l’assurance chômage, et engagé une phase de consultations avec les partenaires sociaux en vue d’une prochaine réforme portant notamment sur les règles d’indemnisation, les cadres sont dans le viseur de l’exécutif. Reprenant une petite musique déjà entonnée à l’été 2018, l’exécutif songe en effet à diminuer les droits des cadres par la possible mise en place d’une dégressivité ou d’un plafonnement de leurs allocations.

• Les cadres contribuent pour 42 % aux ressources du régime et ne reçoivent que 15 % des allocations

A l’occasion de son entrevue avec Muriel Pénicaud, François Hommeril a réaffirmé la vive opposition de la CFE-CGC à toute forme de discrimination à l’encontre des cadres, qui contribuent déjà énormément à la solidarité du régime. « Dans un système assuranciel comme l’assurance chômage, il y a une logique de répartition entre les niveaux de cotisations et d'allocations. Rompre ce principe serait scandaleux et inefficace ». Chiffres à l’appui : « Aujourd’hui, 42 % des ressources du régime sont assurées par des cotisations sur les salaires des cadres qui ne reçoivent que 15 % des allocations. C’est grâce aux cadres et à leurs 10 milliards d’euros de contributions nettes que l’on peut verser des allocations aux personnes éloignées de l’emploi et préserver un haut niveau de solidarité inter-catégorielle auquel nous sommes attachés. »

• Des arguments fallacieux sur le chômage des cadres

L’argument gouvernemental visant à vouloir diminuer l’indemnisation chômage des plus hauts revenus est aussi battu en brèche par les faits puisque seulement 900 personnes ont touché, en 2017, l’allocation maximale (7 454 euros brut par mois soit 4 plafonds de la sécurité sociale), c’est-à-dire 0,03 % des bénéficiaires ! La réalité est toute autre : pour un cadre au chômage, la moyenne de l’allocation est de l’ordre de 2 500 euros. « Au-delà du faible taux de chômage des cadres (moins de 4 %), il y a les réalités individuelles, rappelle par ailleurs François Hommeril. Un cadre qui a travaillé et cotisé toute sa carrière, et qui se retrouve au chômage à 50 ans, va avoir énormément de mal à retrouver un travail de même niveau. »

Pour la CFE-CGC, la possible instauration d’une dégressivité des allocations ou d’un plafonnement des indemnisations des cadres s’apparente donc à des propositions populistes, à la fois iniques et inefficaces. « C’est un très mauvais signal envoyé par le gouvernement, s’insurge François Hommeril. Parce qu’on a fait des études, qu’on s’est investi dans son travail, il faudrait cotiser toujours plus et recevoir toujours moins ? C’est inacceptable. Je l’ai redit à Muriel Pénicaud. »

• La CFE-CGC reste mobilisée

Partenaire social responsable, exigeant, critique et constructif, la CFE-CGC continuera de faire valoir ses positions tout au long de la concertation afin de préserver un système d’assurance chômage assurantiel et contributif.