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Réforme des Retraites :

Écrit par UD 38 le . Publié dans Communiqués de Presse Confédéraux

Reprise de la concertation

06/01/2020

Alors que le gouvernement semble inflexible sur les grandes lignes d’un projet auquel s’oppose fermement la CFE-CGC, les partenaires sociaux seront reçus le 7 janvier pour évoquer les questions de pénibilité et d’emploi des seniors.

Une semaine après les vœux présidentiels dans lesquels Emmanuel Macron a demandé au gouvernement de « trouver un compromis rapide » sur un projet de réforme des retraites qui suscite en l’état un rejet unanime des partenaires sociaux dont la CFE-CGC, ces derniers seront reçus demain au ministère du Travail, en présence d’Agnès Buzyn, ministre des Solidarités et de la Santé, de Laurent Pietraszewski, secrétaire d'Etat aux retraites, et d’Olivier Dussopt, secrétaire d'État auprès du ministre de l'Action et des Comptes publics. Au niveau du calendrier, les discussions doivent se tenir entre le 7 et le 17 janvier, l’exécutif prévoyant que le projet de loi soit présenté en Conseil des ministres le 24 janvier.

Au menu des discussions de demain : les problématiques en lien avec la pénibilité dont l’amélioration du dispositif sur le travail de nuit et la poly-exposition, sachant que l'examen des risques psychosociaux au registre de la pénibilité n'est pas à l'ordre du jour. Autre sujet : la question des fins de carrières (dispositif de la retraite progressive, départ anticipé, reconversion et emploi des seniors...).

UN PROJET GOUVERNEMENTAL INUTILE ET DANGEREUX

Comme la CFE-CGC a déjà eu maintes fois l’occasion de le faire valoir par la voix de son président François Hommeril, ces éventuels aménagements ne sont pas dénués d’importance mais ils ne constituent pas le cœur des revendications de la CFE-CGC concernant l’avenir d’un système de retraite mis en péril par un projet gouvernemental inutile et dangereux qui laisse craindre une diminution à terme des pensions. Les sujets d’inquiétude sont en effet nombreux : assiette de cotisation passant de 8 à 3 plafonds de la sécurité sociale, gouvernance « de caution » sous la direction de l’exécutif et le contrôle du Parlement, non-compensation des années de bonification pour les femmes ayant eu des enfants, prise en compte de l’intégralité de la carrière pour le calcul des pensions...

NOUVELLES JOURNÉES DE MOBILISATION LE 9 ET LE 11 JANVIER

Pour toutes ces raisons, la CFE-CGC reste mobilisée contre ce projet de réforme et fait partie de l’intersyndicale appelant à nouveau, après celles du 5 et du 17 décembre, à deux nouvelles journées de mobilisation nationale interprofessionnelle programmées le 9 et le 11 janvier.

réforme des retraites : reprise de la concertation

Alors que le gouvernement semble inflexible sur les grandes lignes d’un projet auquel s’oppose fermement la CFE-CGC, les partenaires sociaux seront reçus le 7 janvier pour évoquer les questions de pénibilité et d’emploi des seniors.

Une semaine après les vœux présidentiels dans lesquels Emmanuel Macron a demandé au gouvernement de « trouver un compromis rapide » sur un projet de réforme des retraites qui suscite en l’état un rejet unanime des partenaires sociaux dont la CFE-CGC, ces derniers seront reçus demain au ministère du Travail, en présence d’Agnès Buzyn, ministre des Solidarités et de la Santé, de Laurent Pietraszewski, secrétaire d'Etat aux retraites, et d’Olivier Dussopt, secrétaire d'État auprès du ministre de l'Action et des Comptes publics. Au niveau du calendrier, les discussions doivent se tenir entre le 7 et le 17 janvier, l’exécutif prévoyant que le projet de loi soit présenté en Conseil des ministres le 24 janvier.

Au menu des discussions de demain : les problématiques en lien avec la pénibilité dont l’amélioration du dispositif sur le travail de nuit et la poly-exposition, sachant que l'examen des risques psychosociaux au registre de la pénibilité n'est pas à l'ordre du jour. Autre sujet : la question des fins de carrières (dispositif de la retraite progressive, départ anticipé, reconversion et emploi des seniors…).

UN PROJET GOUVERNEMENTAL INUTILE ET DANGEREUX

Comme la CFE-CGC a déjà eu maintes fois l’occasion de le faire valoir par la voix de son président François Hommeril, ces éventuels aménagements ne sont pas dénués d’importance mais ils ne constituent pas le cœur des revendications de la CFE-CGC concernant l’avenir d’un système de retraite mis en péril par un projet gouvernemental inutile et dangereux qui laisse craindre une diminution à terme des pensions. Les sujets d’inquiétude sont en effet nombreux : assiette de cotisation passant de 8 à 3 plafonds de la sécurité sociale, gouvernance « de caution » sous la direction de l’exécutif et le contrôle du Parlement, non-compensation des années de bonification pour les femmes ayant eu des enfants, prise en compte de l’intégralité de la carrière pour le calcul des pensions…

NOUVELLES JOURNÉES DE MOBILISATION LE 9 ET LE 11 JANVIER

Pour toutes ces raisons, la CFE-CGC reste mobilisée contre ce projet de réforme et fait partie de l’intersyndicale appelant à nouveau, après celles du 5 et du 17 décembre, à deux nouvelles journées de mobilisation nationale interprofessionnelle programmées le 9 et le 11 janvier.

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Le brouillard se dissipe, les craintes se confirment

Écrit par UD 38 le . Publié dans Communiqués de Presse Confédéraux

Réforme des retraites,
discours du premier ministre au CESE le 11/12/19 :

12/12/2019

La CFE-CGC qui n’a jamais caché son inquiétude face à ce projet « dangereux et inutile » s’était associée à la manifestation du 05 décembre en espérant faire revenir le gouvernement à la raison et à la table des négociations.

Le premier ministre vient de dévoiler au CESE les grandes lignes et principes de la réforme des retraites.

Le gouvernement maintient quasiment l’intégralité des principes du rapport Delevoye, apporte peu ou pas de précisions sur les sujets sensibles et réussi le tour de force de se mettre la totalité des organisations syndicales à dos ! C’est peu dire que nous n’avons été ni entendu ni compris.

Nettoyé des longs développements démagogiques et quasiment incantatoires sur la justice et l’universalité, il reste du discours une réaffirmation de la mise en place d’un régime par points, d’une pseudo gouvernance par les partenaires sociaux dans un cadrage serré et sous tutelle du parlement, d’un effort soit non chiffré soit en deçà du niveau actuel pour les femmes. Le maintien de l’âge pivot à 64 ans, sans connaitre l’ampleur des décotes appliquées continue de poser problème, et les aménagements demandés par la CFE-CGC pour prendre en compte la pénibilité et les catégories actives ne sont pas évoqués.

Inquiétante confirmation, l’assiette de cotisation passe de 8 plafonds sécurité sociale à 3 plafonds, avec pour conséquence la certitude d’un déficit structurel dans le nouveau régime pour garantir les droits acquis et l’entrée de régimes complémentaires par capitalisation pour couvrir les droits futurs au-delà de 3 plafonds.

Au final, le projet présenté par le Premier Ministre est celui contenu dans le rapport Delevoye, sans modification ni ouverture. Ainsi présenté sous le masque de l’équité et des droits identiques, le projet se confirme comme un dispositif pénalisant les carrières ascendantes et longues, sans aucune garantie spécifique et concrète donnée aux carrières incomplètes et à la pénibilité de certains métiers.

Cerise sur le gâteau le calendrier de la réforme est resserré avec une présentation au conseil de ministres en janvier et un premier passage au parlement en février.

La CFE-CGC attendait des infléchissements sensibles et l’ouverture d’espaces de négociation pour rendre possible la transition vers un système unique par point, elle en est pour ses frais.

D’ores et déjà, la CFE-CGC rejoint l’appel intersyndical pour le 17 décembre et appelle ses fédérations à se mobiliser et à rejoindre les manifestations organisées à Paris et en province.

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La CFE-CGC réaffirme son opposition au projet de réforme des retraites

Écrit par UD 38 le . Publié dans Communiqués de Presse Confédéraux

A la suite de son comité directeur du 21 octobre, la CFE-CGC réaffirme unanimement son opposition au projet de réforme des retraites.

22/10/2019

Sur le fond l’ensemble de nos analyses convergent toujours davantage vers le constat d’une inutilité et surtout d’une dangerosité du nouveau système en termes de paupérisation, de perte de confiance et de cohésion au sein de la société.

La CFE-CGC réaffirme son désaccord profond sur cette volonté d’étatisation du système de retraite et la captation par l’Etat de l’argent des cotisants. Ce dernier point nous emble d’ailleurs être l’unique et véritable objectif de la réforme, le soi-disant idéal d’équité et de justice faisant office d’éléments de langage destiné à masquer la réalité sans hésiter à monter les populations les unes contre les autres.

Sur la forme, les concertations qui succèdent aux concertations pour tenir toujours moins compte de l’avis des organisations syndicales usent une confiance déjà largement érodée, sans compter les infléchissements ou coups de barre opportunistes qui interrogent sur la responsabilité d’un exécutif qui ne sera certainement plus aux manettes quand la réforme commencera à produire ses effets délétères.

La Confédération, même si elle ne s’associe pas au niveau national au mouvement du 05 décembre, soutient celles de ses fédérations qui s’y associeront et continuera sans relâche à informer l’ensemble de ses adhérents sur la réalité de ce projet.

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NON A LA PRIVATISATION D'AEROPORTS DE PARIS !

Écrit par UD 38 le . Publié dans Communiqués de Presse Confédéraux

Tribune de Gérard Mardiné, secrétaire national CFE-CGC en charge de l'Économie.

10/09/2019

Prévue dans la loi relative à la croissance et la transformation des entreprises (loi Pacte) promulguée en mai dernier, la privatisation d’Aéroports de Paris (ADP) constituerait un non-sens et une faute politique majeure particulièrement préjudiciable à tous niveaux. Le gouvernement souhaite ainsi vendre des bijoux de famille pour essayer de compenser un déficit qu’il ne se donne pas les moyens de réduire...

Outre qu’elle ne figurait pas dans le programme électoral d’Emmanuel Macron, c’est une aberration de privatiser une infrastructure stratégique en situation de monopole. De par leur mission d’intérêt général vitale pour notre pays, les infrastructures stratégiques de transport et de production d’énergie doivent rester sous le contrôle de l’État. ADP, premier point d’entrée-sortie dans notre pays, en fait partie. C’est avant tout une infrastructure aéronautique critique opérant dans un contexte de sécurité et de sûreté très élevé requérant, aux côtés des salariés d’ADP très engagés dans la bonne marche de l’entreprise, des services régaliens de police, de douane et de contrôle aérien. Ce n’est donc en aucun cas en premier lieu un « centre commercial », comme tente de le faire croire l’exécutif pour justifier cette privatisation absurde !

Quant au fameux fonds pour l’innovation que la privatisation d’ADP est censée abonder, voilà une véritable escroquerie. Tout le monde a cru que ce fonds serait doté de 10 milliards d’euros. Eh bien non ! Ce sont en réalité 10 milliards d’actifs qui, placés à 2,5%, vont générer 250 millions d’euros par an pour l’innovation. Il vaudrait donc bien mieux conserver ADP et ses 170 millions de dividendes versés annuellement !

Afin de ne pas renouveler l’expérience calamiteuse de la privatisation des autoroutes, ou plus récemment celle de l’aéroport de Toulouse, la CFE-CGC appelle donc ses adhérents, ses militants et tous nos concitoyens à signer la pétition en ligne pour l’organisation d’un futur référendum visant à affirmer le caractère de service public national d’ADP. Nous comptons sur vous !