Imprimer

La CFE-CGC réaffirme son opposition au projet de réforme des retraites

Écrit par UD 38 le . Publié dans Communiqués de Presse Confédéraux

A la suite de son comité directeur du 21 octobre, la CFE-CGC réaffirme unanimement son opposition au projet de réforme des retraites.

22/10/2019

Sur le fond l’ensemble de nos analyses convergent toujours davantage vers le constat d’une inutilité et surtout d’une dangerosité du nouveau système en termes de paupérisation, de perte de confiance et de cohésion au sein de la société.

La CFE-CGC réaffirme son désaccord profond sur cette volonté d’étatisation du système de retraite et la captation par l’Etat de l’argent des cotisants. Ce dernier point nous emble d’ailleurs être l’unique et véritable objectif de la réforme, le soi-disant idéal d’équité et de justice faisant office d’éléments de langage destiné à masquer la réalité sans hésiter à monter les populations les unes contre les autres.

Sur la forme, les concertations qui succèdent aux concertations pour tenir toujours moins compte de l’avis des organisations syndicales usent une confiance déjà largement érodée, sans compter les infléchissements ou coups de barre opportunistes qui interrogent sur la responsabilité d’un exécutif qui ne sera certainement plus aux manettes quand la réforme commencera à produire ses effets délétères.

La Confédération, même si elle ne s’associe pas au niveau national au mouvement du 05 décembre, soutient celles de ses fédérations qui s’y associeront et continuera sans relâche à informer l’ensemble de ses adhérents sur la réalité de ce projet.

Imprimer

NON A LA PRIVATISATION D'AEROPORTS DE PARIS !

Écrit par UD 38 le . Publié dans Communiqués de Presse Confédéraux

Tribune de Gérard Mardiné, secrétaire national CFE-CGC en charge de l'Économie.

10/09/2019

Prévue dans la loi relative à la croissance et la transformation des entreprises (loi Pacte) promulguée en mai dernier, la privatisation d’Aéroports de Paris (ADP) constituerait un non-sens et une faute politique majeure particulièrement préjudiciable à tous niveaux. Le gouvernement souhaite ainsi vendre des bijoux de famille pour essayer de compenser un déficit qu’il ne se donne pas les moyens de réduire...

Outre qu’elle ne figurait pas dans le programme électoral d’Emmanuel Macron, c’est une aberration de privatiser une infrastructure stratégique en situation de monopole. De par leur mission d’intérêt général vitale pour notre pays, les infrastructures stratégiques de transport et de production d’énergie doivent rester sous le contrôle de l’État. ADP, premier point d’entrée-sortie dans notre pays, en fait partie. C’est avant tout une infrastructure aéronautique critique opérant dans un contexte de sécurité et de sûreté très élevé requérant, aux côtés des salariés d’ADP très engagés dans la bonne marche de l’entreprise, des services régaliens de police, de douane et de contrôle aérien. Ce n’est donc en aucun cas en premier lieu un « centre commercial », comme tente de le faire croire l’exécutif pour justifier cette privatisation absurde !

Quant au fameux fonds pour l’innovation que la privatisation d’ADP est censée abonder, voilà une véritable escroquerie. Tout le monde a cru que ce fonds serait doté de 10 milliards d’euros. Eh bien non ! Ce sont en réalité 10 milliards d’actifs qui, placés à 2,5%, vont générer 250 millions d’euros par an pour l’innovation. Il vaudrait donc bien mieux conserver ADP et ses 170 millions de dividendes versés annuellement !

Afin de ne pas renouveler l’expérience calamiteuse de la privatisation des autoroutes, ou plus récemment celle de l’aéroport de Toulouse, la CFE-CGC appelle donc ses adhérents, ses militants et tous nos concitoyens à signer la pétition en ligne pour l’organisation d’un futur référendum visant à affirmer le caractère de service public national d’ADP. Nous comptons sur vous !

Imprimer

Transition écologique : Il faut enfin passer de la parole aux actes,

Écrit par UD 38 le . Publié dans Communiqués de Presse Confédéraux

La CFE-CGC soutient la mobilisation générale pour le climat.

16/09/2019

Le prochain sommet Action Climat du 23 septembre 2019 organisé par l’ONU vise à concrétiser et accélérer la mise en œuvre des actions actées dans l'accord de Paris sur le changement climatique et à impulser l’élan nécessaire pour atteindre les Objectifs de Développement Durable.

Devant une urgence écologique sans précédent et face à des politiques publiques et à un engagement des entreprises insuffisants pour y répondre, la CFE-CGC, rappelle son plein engagement* en faveur d’une transition écologique sociale et responsable préservant les droits des générations futures et soutient la mobilisation générale pour le climat du samedi 21 septembre.

La CFE-CGC considère en particulier que beaucoup d’entreprises, notamment parmi les plus grandes, sont davantage dans une logique de communication sur la transition écologique qu’elles ne sont dans un réel engagement à mettre en place les actions et investissements structurants pour générer le progrès indispensable à son accélération et à l’atteinte des objectifs de l’accord de Paris.

Avec pour le démontrer l’augmentation continue des dividendes versés par les grandes entreprises françaises à leurs actionnaires**, qui s’effectue nécessairement au détriment de l’accroissement de leurs investissements, et leur manque d’entrain à se doter d’une raison d’être plaçant les enjeux sociaux et environnementaux au même niveau que les résultats financiers.

Ce déficit d’investissement est très préjudiciable pour notre pays.

Pour la CFE-CGC, la priorité doit être donnée à l’investissement dans les secteurs dans lesquels les progrès peuvent être rapides (transport, rénovation des logements, production d’énergie...) et générateurs d’activité économique en cohérence avec une politique industrielle ambitieuse permise par l’excellence technologique française.

Il faut imposer une Responsabilité Sociétale des Entreprises qui soit réelle, ce que le gouvernement n’a malheureusement pas voulu inscrire dans la Loi Pacte***. Une gouvernance responsable et durable des entreprises demeure en effet le moyen le plus efficace pour réussir à intégrer les enjeux de long terme dans leur stratégie et pour reconquérir la confiance mise à mal des jeunes générations.

L’État doit aussi redéfinir une réelle politique d’aménagement du territoire intégrant la transition écologique, fixer des trajectoires de transitions sectorielles, et prendre les mesures fiscales (taxes à l’importation) afin d’assurer la viabilité de cette économie durable.

Les objectifs à atteindre sont identifiés et chiffrés. Le temps est désormais venu d’investir massivement dans les solutions !

* https://www.cfecgc.org/actualites/la-cfe-cgc-pleinement-engagee
-pour-une-transition-ecologique-sociale-et-responsable

** étude Janus-Henderson d’août 2019
*** https://www.cfecgc.org/actualites/la-loi-pacte-est-une-occasion-manquee
Imprimer

LE RIDEAU DE FUMEE EST MAINTENU

Écrit par UD 38 le . Publié dans Communiqués de Presse Confédéraux

SUR LA REFORME DES RETRAITES

12/09/2019

Reprenant les préconisations du rapport Delevoye, le Premier Ministre a ouvert devant le CESE l’acte II du quinquennat en matière de réforme des retraites.

Les éléments de langage de cette rentrée étaient présents : « plus d’écoute, plus de dialogue ». Avec à l’appui l’annonce d’une nouvelle phase de concertation, non seulement avec les partenaires sociaux, mais aussi en consultant les Français directement.

Le gouvernement souhaite reprendre l’esprit du grand débat du printemps dont il est visiblement satisfait, même si nos concitoyens seraient bien en peine de citer quelques mesures reprises de leurs propositions.

Pour la CFE-CGC, l’énoncé de généralités lénifiantes ne saurait dissimuler les enjeux d’une réforme dont on voit bien aujourd’hui que l’objectif est de reculer l’âge de départ à la retraite tout en pesant sur le montant des pensions.

Il est clair que la réforme proposée consiste en une étatisation totale du système de retraite permettant au gouvernement de faire des pensions une variable d’ajustement des finances publiques.

Il faudra bien que les masques tombent et que chaque salarié, fonctionnaire ou agent d’un régime spécial puisse comparer la situation que serait la sienne dans le système projeté avec celle résultant de leur actuel régime, tant pour ce qui concerne le montant de la pension que l’âge de départ en retraite.

C’est en ayant à l’esprit ces réalités concrètes que la CFE-CGC prendra position lors de la concertation qui (re) commence.

Imprimer

Barémisation prud’homale :

Écrit par UD 38 le . Publié dans Communiqués de Presse Confédéraux

une défaite morale pour la France

19/07/2019

Le 17 juillet 2019, la Cour de cassation a rendu son avis sur la compatibilité du plafonnement des indemnités pour licenciement sans cause réelle et sérieuse par rapport aux conventions internationales signées par la France que sont la Charte sociale européenne et la convention n°158 de l’OIT.

La Cour juge le barème compatible avec ces conventions internationales.

Même si cet avis n’a qu’une valeur symbolique, puisqu’il ne lie pas ni les juges du fond ni même la Cour de cassation. Il n’en demeure pas moins que cet avis constitue une défaite morale de la France.

A l’heure où, dans son discours pour les 100 ans de l’OIT, le Président Macron retrace les combats menés par l’OIT pour le respect et la dignité des travailleurs, la Cour de cassation décide de ne pas s’inscrire dans cet héritage en ayant une interprétation étriquée de la convention 158 de l’OIT.

Cette interprétation, place la France, pays moteur dans la défense des droits de l’Homme, dans la moyenne ordinaire des pays européens. Là où la France aurait pu et aurait dû être le « 1er de cordée » et montrer ainsi la voie, la Cour de cassation en a malheureusement décidé autrement !

A l’instar du président de la République, la CFE-CGC estime que « quand le peuple, quelles qu’en soient les catégories, ne trouve plus sa part de progrès il ne peut plus adhérer à un régime politique tel qu’il se présente devant lui »[1]. Pour la CFE-CGC, cette notion de progrès comporte aussi la notion d’humanisme dans l’approche de la justice. Or forfaitiser les indemnités dans le cadre de la réparation revient à attribuer un coût au licenciement, à traiter la rupture, forcément douloureuse quand elle est litigieuse, comme une marchandise dont le coût peut être anticipée et provisionné.

La cour de cassation a renoncé à enrayer cette dérive et n’a pas souhaité maintenir le rang de la France, au meilleur niveau des pays respectant strictement les textes internationaux en matière de droit et de respect des travailleurs.

Pour la CFE CGC c’est plus que dommage, c’est significatif et profondément inquiétant.

[1] Discours du Président Emmanuel Macron au siège de l’OIT 11 juin 2019
Imprimer

LA RETRAITE à 64 ANS !

Écrit par UD 38 le . Publié dans Communiqués de Presse Confédéraux

Le Haut-Commissaire à la réforme des retraites a fait connaître ses préconisations

pour un système universel de retraite qui s’appliquera au plus tôt aux assurés nés à compter de 1963 et partant à la retraite à compter du 1er janvier 2025.

18/07/2019

De son côté, la Ministre des Solidarités et de la Santé a indiqué qu’il n’y aurait pas de mesure concernant la retraite dans le projet de loi de financement de la sécurité sociale pour 2020, contrairement à ce qu’avaient évoqué plusieurs ministres (dont elle-même...).

Le projet du Haut-Commissaire prévoit de fixer à 64 ans l’âge de départ à la retraite à taux plein (pour la génération 1963). L’assuré aura toujours la possibilité de partir à 62 ans, mais sa retraite se verra alors appliquer une décote de 10% ; s’il décide de partir à 63 ans la décote sera de 5%. Symétriquement un départ après 64 ans génèrera une surcote. Il est prévu que l’âge du taux plein soit modifié au fil des générations pour tenir compte de l’évolution de l’espérance de vie.

Seul point positif : il ne serait plus exigé de durée de cotisation pour bénéficier du taux plein (dans le système actuel : 43 années pour les générations à partir de 1973).

La plupart des départs anticipés (catégories actives) de la Fonction Publique et des régimes spéciaux disparaitront progressivement. Il leur sera substitué les mêmes règles de prise en compte de la pénibilité que dans le secteur privé. Au total, c’est 80% des emplois actuellement classés en « catégorie active » qui verront disparaître cette spécificité.

Seuls demeureront les départs anticipés pour les fonctions dangereuses exercées dans le cadre de missions régaliennes. Sont concernés : les policiers nationaux, les surveillants de l’administration pénitentiaire, les ingénieurs du contrôle de la navigation aérienne, les sapeurs-pompiers professionnels, les douaniers, les policiers municipaux ainsi que les militaires. Les marins bénéficieront d’un dispositif prenant en compte les spécificités de leurs métiers.

Pour la CFE-CGC, les propositions du Haut-Commissaire visent à repousser l’âge de départ à la retraite, sans considération du taux d’emploi des seniors, ni de l’accroissement du chômage qui en découle. Une approche étriquée, avec au bout une régression sociale.