Imprimer

Assurance chômage : La dégressivité enfin confinée !

Écrit par UD 38 le . Publié dans Communiqués de Presse Confédéraux

Enfin, l’appel à la raison a été entendu par le gouvernement et la CFE-CGC ne peut que s’en réjouir !

16/04/2020

À la suite des multiples interpellations et sollicitations de la CFE-CGC, le Gouvernement a décidé, dans un décret publié le 15 avril, de suspendre la dégressivité de l’indemnité chômage le temps de l’état d’urgence sanitaire.

Cette décision est évidemment à saluer, car la crise touche tout le monde, y compris les membres de l’encadrement.

Mais la crise économique ne se terminera pas avec la fin du confinement. Une récession de cette envergure ne disparaitra pas du jour au lendemain.
L’économie et le marché de l’emploi seront longuement et durement impactés par cette crise.

Aussi qui, dans ce contexte de crise économique hors norme, peut encore imaginer que la dégressivité sera une bonne mesure pour inciter les demandeurs d’emploi à retrouver un emploi ?

C’est pourquoi, la dégressivité, cette mesure dogmatique imaginée par certains dans un contexte de croissance, et de faible taux de chômage pour les cadres, est une mesure qui doit appartenir au passé, à ce nouveau monde déjà mort.

Pour la CFE-CGC, la suspension de la dégressivité est un bon début, la suppression est la seule bonne idée !

Imprimer

Application StopCovid : une question de confiance avant tout !

Écrit par UD 38 le . Publié dans Communiqués de Presse Confédéraux

Le gouvernement étudie la possibilité de mettre en œuvre une application de traçage numérique visant à lutter contre le Coronavirus.

16/04/2020

Cette proposition a très vite suscité le débat sur le dilemme entre renoncement d’une partie de nos libertés individuelles et préservation de notre santé.

Mais pour la CFE-CGC, réduire la question à ce simple choix et agir dans la précipitation ne doit pas occulter la question préalable des prérequis indispensables au lancement d’un tel outil. Le premier d’entre eux, et non des moindres, est de connaître sa réelle efficacité sanitaire, et les conditions nécessaires pour y arriver. Un tel système s’inscrit dans une démarche collective. Il ne peut donc obtenir des résultats probants qu’à la double condition d’être adopté par une très large majorité de concitoyens, et que ces derniers aient connaissance de leur degré de contamination, c’est-à-dire puissent et acceptent de se faire tester. Ce préalable est loin d’être obtenu.

La finalité de l’application est un autre point important. La solution retenue semble s’orienter vers l’identification de « sujet contact ». Elle serait basée sur une technologie Bluetooth (dont l’efficacité n’est pas encore certaine) sans géolocalisation et en préservant l’anonymat nous dit-on. Même si la question de l’observation et du contrôle des mobilités semble écartée, il demeure que l’application traitera des données de santé, définies comme sensibles, requérant toute notre vigilance et toutes les précautions en termes d’études d’impact.
Enfin, l’objectif de StopCovid ne peut s’entendre qu’en complémentarité d’autres dispositifs, la solution n’étant pas la technologie elle-même, mais bien l’usage qu’il est décidé d’en faire.

C’est en substance ce qu’a tenu à souligner la CNIL, lors de son audition du 8 avril par la commission des lois de l’Assemblée nationale : « La solution retenue ne peut constituer qu’un des éléments d’une réponse sanitaire plus globale ». Rappelant le cadre juridique dans lequel la mise en œuvre de cette application devait s’inscrire (à savoir reposer uniquement sur la base du volontariat et d’un consentement libre et éclairé des personnes), la CNIL a aussi insisté sur la nécessité de créer les conditions d’acceptabilité d’un tel outil.
Et c’est bien de confiance dont il s’agit : confiance dans la technologie choisie, confiance dans l’utilisation de la solution et des données associées, confiance dans le niveau de sécurisation assurée, protégeant contre les fuites potentielles de données etc. Le RGPD a justement été rédigé pour créer les conditions nécessaires à l’instauration de cette confiance, en édictant un certain nombre de principes. Ce sont ces mêmes principes que la CFE-CGC et le LabRH ont repris pour écrire leur charte éthique et numérique RH.

Le socle est donc posé, les ingrédients existent. Reste à en créer les conditions car, comme le dit l’adage : la confiance ne se décrète pas, elle se construit. Or le ciment indispensable à l’instauration de cette confiance, c’est bien celui de la parole politique. Le chantier est donc de taille car, faute de réunir l’ensemble de ces prérequis, l’application sera réduite au simple rôle d’instrument de communication. Et nous le savons tous, la banalisation de ce type d’outil est loin d’être anodine !

Imprimer

La CFE-CGC demande le report de la dégressivité

Écrit par UD 38 le . Publié dans Communiqués de Presse Confédéraux

au 1er septembre compte tenu de la crise sanitaire et économique.

26/03/2020

Durant la première semaine de confinement, le gouvernement a pris des mesures qui vont dans le bon sens tout en continuant à discriminer la population cadre. Elle augmente encore l’iniquité de traitement entre un chômeur cadre et un chômeur non-cadre.

En effet le gouvernement repousse les nouvelles règles qui devaient s’appliquer au d’avril au mois de septembre compte tenu de la situation sanitaire et économique du pays.
Mais en même temps, il ne modifie pas les règles qui devraient s’appliquer à partir du 1er mai pour les cadres, à savoir la dégressivité, une baisse des prestations de 30%.

Or l’impossibilité de trouver un emploi car l’économie est à l’arrêt est une réalité tout autant pour un cadre que pour un non-cadre.

La crise touche tout le monde.

Pour la CFE-CGC, maintenir la disposition de la dégressivité dans le contexte économique, social et sanitaire actuel est, plus que jamais, une ineptie doublée d’une injustice flagrante à l’encontre du personnel d’encadrement.
La CFE-CGC appelle donc solennellement le Gouvernement à la raison, et lui demande au moins de reporter l’application de la dégressivité au mois de septembre afin d’éviter aux cadres concernés une double peine.

Imprimer

Coronavirus et monde du travail

Écrit par UD 38 le . Publié dans Communiqués de Presse Confédéraux

Le ministère du Travail précise les modalités d’organisation du travail qui doivent être adaptées à la suite des décisions du Premier ministre du samedi 14 mars et du Président de la République ce soir

16/03/2020

1. Le télétravail est la règle impérative pour tous les postes qui le permettent

Le moyen le plus efficace pour lutter contre la diffusion du coronavirus est de limiter les contacts physiques. Chacun, employeur comme salarié, peut contribuer à lutter contre cette diffusion, en ayant recours, chaque fois que possible, au télétravail.
Près de 8 millions d’emplois (plus de 4 emplois sur 10) sont aujourd’hui compatibles avec le télétravail dans le secteur privé.
Il est impératif que tous les salariés qui peuvent télétravailler recourent au télétravail jusqu’à nouvel ordre.

2. Les règles de distanciation pour les emplois non éligibles au télétravail doivent impérativement être respectées

Les gestes barrière et les règles de distanciation au travail sont impératifs.
Les entreprises sont invitées à repenser leurs organisations pour :
- Limiter au strict nécessaire les réunions :
o la plupart peuvent être organisées à distance ;
o les autres doivent être organisées dans le respect des règles de distanciation ;

- Limiter les regroupements de salariés dans des espaces réduits.

- Les déplacements non indispensables doivent être annulés ou reportés.

- L’organisation du travail doit être au maximum adaptée, par exemple la rotation d’équipes.

3. Les restaurants d’entreprise peuvent rester ouverts, mais doivent être aménagés pour laisser un mètre de distance entre les places à table

Les restaurants d’entreprise peuvent rester ouverts. Ils doivent être aménagés pour laisser un mètre de distance entre les personnes à table. L’étalement des horaires de repas est recommandé.

4. Toutes les entreprises qui subissent une baisse partielle ou totale d’activité sont éligibles au chômage partiel

Toutes les entreprises dont l’activité est réduite du fait du coronavirus et notamment celles (restaurants, cafés, magasins, etc.) qui font l’objet d’une obligation de fermeture en application de l’arrêté du 15 mars 2020 sont éligibles au dispositif d’activité partielle.
Ce dispositif est activable de manière dématérialisée sur www.activitepartielle.emploi.gouv.fr/
Les entreprises disposent d’un délai de trente jours pour déposer leur demande, avec effet rétroactif.

5. Les solutions pour les parents d’enfants de moins de 16 ans

Les principes de solidarités et de responsabilité doivent plus que jamais s’appliquer. Des solutions d’entraide pour la garde des enfants (hors publics fragiles et personnes de plus de 70 ans) sont à inventer et à organiser localement. La priorité doit être accordée quoiqu’il arrive aux personnels soignants.
Quoiqu’il en soit :
- le télétravail, lorsqu’il est possible, est la solution la plus adaptée ;
- si le télétravail n’est pas possible et que vous n’avez pas de solutions de garde pour vos enfants de moins de 16 ans, vous pouvez demander un arrêt de travail indemnisé, sans délai de carence, et valable le temps que durera la fermeture de la structure d’accueil de votre enfant. Il s’agit d’un arrêt maladie qui ne nécessite pas d’aller chez le médecin pour obtenir un certificat. Ce congé est fractionnable. L’employeur ne peut refuser cet arrêt ; il doit le déclarer et envoyer l’attestation à l’assurance maladie. Toutes les informations sur le site : https://declare.ameli.fr/

D’une façon générale, il est rappelé qu’à partir du mardi 17 mars, les citoyens ne peuvent se déplacer que pour trois motifs :
- faire ses courses alimentaires
- se soigner
- se rendre sur son lieu de travail.

Les attestations des employeurs mentionnées par le ministre de l’intérieur ne seront pas exigées demain mardi 17 mars

Imprimer

Les chômeurs survivront-ils

Écrit par UD 38 le . Publié dans Communiqués de Presse Confédéraux

dans un environnement de crise avec des règles de plein emploi ?

11/03/2020

Cela fait un peu plus de quatre mois que les règles d’accès à l’assurance chômage ont été modifiées. Le 1er avril, doivent entrer en action les nouvelles règles de calcul de l’indemnité chômage puis, le 1er mai, les premières applications de la dégressivité des allocations chômage pour les cadres.

Dès le départ, la CFE-CGC a dénoncé la nouvelle philosophie de calcul des droits qui n’avait pour but que de pénaliser les demandeurs d’emploi et de faire ainsi des économies.
Cette philosophie partait du postulat que les chômeurs étaient des fainéants et qu’ils ne restaient au chômage que pour prendre du bon temps. Toutefois les études montrent que 50% des personnes indemnisées travaillent chaque mois et qu’elles arrêtent en général les formations dès qu’elles retrouvent un emploi.
De plus, pour résoudre un effet de bord concernant une minorité de personnes, la solution retenue impacte l’ensemble des demandeurs d’emplois et désincite fortement à cumuler chômage et emploi compte tenu de l’impact sur les droits futurs.
Enfin, ces mesures ont été mises en œuvre par le gouvernement dans l’optique d’un plein emploi envisagé, (fantasmé ?) : 7% de chômage en 2022 et 5% en 2025.

Aujourd’hui, alors que la conjoncture se retourne et que l’économie ralentit fortement sous l’effet d’une grave crise sanitaire, les règles prévues ne sont pas en phase avec les problématiques rencontrées par les entreprises et les salariés. Ces dispositions ne feront qu’accroître le malaise économique, abaissant de façon drastique les revenus des indemnisés et impactant négativement la consommation des ménages. Ces mesures accentueront également le manque de main d’œuvre pour les contrats de courte durée lorsque la crise sanitaire sera finie et qu’elle aura ralenti la reprise économique du pays.

C’est pourquoi, pour le bien des chômeurs, de l’économie française et des entreprises, la CFE-CGC demande instamment au gouvernement de faire preuve de bon sens en abandonnant la mise en œuvre des nouveaux modes de calcul des indemnités et de la dégressivité.

dans un environnement de crise avec des règles de plein emploi ?

Cela fait un peu plus de quatre mois que les règles d’accès à l’assurance chômage ont été modifiées. Le 1er avril, doivent entrer en action les nouvelles règles de calcul de l’indemnité chômage puis, le 1er mai, les premières applications de la dégressivité des allocations chômage pour les cadres.

Dès le départ, la CFE-CGC a dénoncé la nouvelle philosophie de calcul des droits qui n’avait pour but que de pénaliser les demandeurs d’emploi et de faire ainsi des économies.

Cette philosophie partait du postulat que les chômeurs étaient des fainéants et qu’ils ne restaient au chômage que pour prendre du bon temps. Toutefois les études montrent que 50% des personnes indemnisées travaillent chaque mois et qu’elles arrêtent en général les formations dès qu’elles retrouvent un emploi.

De plus, pour résoudre un effet de bord concernant une minorité de personnes, la solution retenue impacte l’ensemble des demandeurs d’emplois et désincite fortement à cumuler chômage et emploi compte tenu de l’impact sur les droits futurs.

Enfin, ces mesures ont été mises en œuvre par le gouvernement dans l’optique d’un plein emploi envisagé, (fantasmé ?) : 7% de chômage en 2022 et 5% en 2025.

Aujourd’hui, alors que la conjoncture se retourne et que l’économie ralentit fortement sous l’effet d’une grave crise sanitaire, les règles prévues ne sont pas en phase avec les problématiques rencontrées par les entreprises et les salariés. Ces dispositions ne feront qu’accroître le malaise économique, abaissant de façon drastique les revenus des indemnisés et impactant négativement la consommation des ménages. Ces mesures accentueront également le manque de main d’œuvre pour les contrats de courte durée lorsque la crise sanitaire sera finie et qu’elle aura ralenti la reprise économique du pays.

C’est pourquoi, pour le bien des chômeurs, de l’économie française et des entreprises, la CFE-CGC demande instamment au gouvernement de faire preuve de bon sens en abandonnant la mise en œuvre des nouveaux modes de calcul des indemnités et de la dégressivité.
Imprimer

Face au coronavirus, l’urgence n’est pas la retraite par points

Écrit par UD 38 le . Publié dans Communiqués de Presse Confédéraux

09/03/2020

Le développement du coronavirus génère une situation d’urgence sanitaire. Les consignes générales pour limiter la propagation du virus, prévoient notamment l’interdiction des rassemblements de plus de 1 000 personnes mais, a priori autorisent des manifestations. Cela va avoir un impact indéniable sur l'exercice des droits démocratiques fondamentaux : nombre de personnes vont éviter de participer dans les semaines à venir à toute initiative publique.
Dans ce contexte exceptionnel, l’urgence est bien d’endiguer le coronavirus et non pas le passage en force de la réforme des retraites par points, c’est pourquoi les organisations syndicales demandent la suspension du processus législatif.