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9 Mai : célébrons l’Europe que nous aimons !

Écrit par UD 38 le . Publié dans Communiqués de Presse Confédéraux

Le 9 mai, c’est la fête de l’Europe, notre fête à nous tous, citoyens de l’Union Européenne dont nous pouvons voir une trace évidente sur nos passeports.

09/05/2019

Au-delà de l’action des hommes et les femmes qui ont œuvré pour assurer la paix, la construction Européenne souffre de son retard dans la construction de l’Europe sociale et n’assure pas aujourd’hui un niveau de vie digne pour tous ces ressortissants.

« L’Europe ne se fera pas d'un coup, ni dans une construction d'ensemble : elle se fera par des réalisations concrètes, créant d'abord une solidarité de fait. » Cette déclaration de Robert Schuman le 9 mai 1950, conserve tout son sens.

Pour la CFE-CGC, l’Europe ce n’est pas un choix : c’est notre maison.

Chaque jour, nous travaillons pour défendre les intérêts de l’encadrement et des cadres dans les comités d’entreprise européens, mais aussi auprès des institutions européennes, dans la Confédération Européenne des Cadres (CEC), ou du Comité Economique et Social Européen.

Interrogés sur les décisions qui les rendraient fiers d’appartenir à l’Union, les adhérents CFE-CGC se prononcent très majoritairement en faveur d’une convergence renforcée, voire d’une harmonisation des législations nationales en matière fiscale et sociale, pour lutter contre le dumping social.

Si l’Union européenne est imparfaite et présente des carences, elle dispose néanmoins des leviers significatifs permettant aux Etats membres de répondre ensemble aux problématiques communes qui dépassent les frontières et de défendre les droits humains et sociaux sur la scène mondiale.

L’Europe doit renforcer sa dimension sociale et industrielle afin de garantir une prospérité qui bénéficie à toutes et tous. Une Europe Unie dans la diversité qui protège ses citoyens vers un avenir plus juste.

A chaque citoyen d’être acteur de la construction européenne en allant choisir le 26 mai prochain, les députés européens qui porteront votre vision du projet européen.

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Plafonnement des indemnités des cadres :

Écrit par UD 38 le . Publié dans Communiqués de Presse Confédéraux

Une mesure injuste, inutile et symboliquement grave

30/04/2019

Au moment où Emmanuel Macron faisait son discours plein de solennité sur la solidarité française, sans doute avait-il déjà décidé de s’attaquer au système qui en est le meilleur symbole : l’assurance chômage.

Muriel Pénicaud, mettant à exécution des menaces maintes fois répétées depuis des mois, annonce dans un entretien publié ce matin dans les échos que les allocations chômage des cadres vont être plafonnées.

Tout a déjà été dit sur le caractère inique de cette mesure. Que les cadres financent les ressources du régime d’assurance-chômage hauteur de 42 % quand ils en utilisent seulement 15 %, laissant 10 milliards d’euros à la solidarité inter-catégorielle. Que le régime est par définition assurantiel et proportionné à la perte de revenu accompagnant la perte d’emploi. Que les cadres, déjà, attendent 5 mois avant de toucher le moindre euro d’indemnisation au titre justement de la solidarité.

Tout a été dit sur l’ineptie économique d’une mesure injuste touchant symboliquement quelques personnes quand l’abus des contrats précaires pour des millions de personnes coûte plus de 6 milliards au régime d’assurance chômage. Que rien n’est fait pour récupérer les 500 millions d’euros que coûtent les travailleurs frontaliers. Que rien n’est fait pour soulager le régime des dépenses que l’état impose sans concertation au nom d’une politique publique de l’emploi bien peu efficace.

Mais le pire, désormais, c’est l’argumentation fournie pour justifier ce qui ne peut pas l’être. Ce gouvernement, ami des milliardaires, qui supprime l’ISF pour s’attirer les faveurs du capital, se pique dorénavant de connaitre et définir le revenu qu’il est décent d’avoir quand on est privé d’emploi. Peu lui importe le principe qui fonde la cohérence et la force du régime d’assurance chômage, rompant le pacte de solidarité inter-catégoriel, usant d’arguments fallacieux, il emmène la société vers sa désagrégation et l’assurance chômage vers la privatisation.

La CFE CGC en prend acte.